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La nuit d’Elliot Fall (Critique)

Le mercredi 24 novembre 2010 à 19 h 15 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Vingtième Théâtre - 7 rue des Platrières - 75020 Paris - M° Ménilmontant.
Dates : Du 3 novembre 2010 au 27 février 2011
Horaires : Du mercredi au samedi à 21h30 et le dimanche à 17h30.
Tarifs : 24 €.
Informations supplémentaires : 01 43 66 01 13

De Vincent Daenen.
Mise en scène : Jean-Luc Revol.
Musique originale : Thierry Boulanger.
Avec : Denis d’Arcangelo, Sinan Bertrand, Sophie Tellier, Christine Bonnard, Olivier Breitman & Flannan Obé.

Résumé : Mais que se passe-t-il à Moon Island en cette monstrueuse nuit d’orage ? Spectacle mêlant théâtre forain, épopée et revue burlesque, La Nuit d’Elliot Fall se veut un road-movie musical en forme de conte de fées initiatique, et se joue des genres et des codes propres aux histoires fabuleuses pour mieux les transgresser.

Proche de l’univers gothique de Tim Burton, La Nuit d’Elliot Fall est une oeuvre irrévérencieuse, d’une fantaisie débridée : il faut toujours rire du grotesque.

Notre avis : La nuit d’Elliot Fall se déploie sous la forme d’un road-movie fantastique détournant au passage quelques contes de fées avec beaucoup d’humour et d’originalité. Les personnages sont nombreux et tous plus croustillants les uns que les autres. Ainsi Mimi (la belle qu’il faut sauver… mais qui n’est pas belle, en fait) commence par nous faire mourir de rire grâce à ses sursauts de transe liés aux marguerites qui sortent de son corps. Les « fées lamentables »qui l’entourent nous offrent un fabuleux moment de music-hall : Préciosa (l’irrésistible servante à la langue bien pendue) fait mouche à chaque réplique. Et le candide Elliot Fall tranche par son austérité et son humour froid de croque mort. Quand à Olivier Breitman, il campe un méchant que le public déteste dès la première seconde…

L’utilisation de l’espace scénique, avec notamment un rideau qui tombe au centre de la scène, apporte beaucoup de relief et de fluidité dans la mise en scène. On passe d’une scène à une autre sans jamais rompre le rythme trépidant de l’intrigue. Les décors de rues projetés donnent une profondeur à l’action de façon spectaculaire.

Côté musique et costumes, on reconnaît immédiatement les références à l’univers de Tim Burton, histoire de bien situer l’action. Les morceaux de jazz sont teintés d’une touche de fantastique ce qui donne une partition unique. Les 14 chansons sont très variées, et alternent ballades, tango, et numéros de claquettes.

Bref, on ne s’ennuie pas une seconde entre les répliques potaches qui fusent, les rebondissements de l’histoire, les déboires des personnages plus déjantés les uns que les autres. Jean-Luc Revol nous présente ici un excellent road movie musical, magnifiquement interprété, mis en scène et en musique. A voir absolument !

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