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La Vie parisienne

Le samedi 3 août 2019 à 15 h 11 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers, Théâtre musical

Co-metteur en scène et adaptation du livret : Benjamin Moreau
Co-metteur en scène et adaptation du livret : Olivier Desbordes
Direction Musicale, clavier : Gaspard Brécourt
Chorégraphie : Fanny Aguado
Décors et costumes : David Belugou
Orchestration & trombone : Francois Michels
Lumières : Patrice Gouron
Vidéaste, Alphonse et Joseph : Clément Chébli
Métella : Diana Higbee
Gabrielle : Morgane Bertrand
Pauline : Lucile Verbizier
La Baronne : Anandha Seethanen
Léonie, Louise & Clara : Flore Boixel
Bobinet : Steeve Brudey
Gardefeu : Hoël Troadec
Le Bottier : Lionel Muzin
Le Baron : Christophe Lacassagne
Le Brésilien : Thierry Jennaud
Guitare : Louis Desseigne
Trompette : Marie Bedat
Clarinette & saxophone : Francis Prost
Violon : Caroline Florenville
en alternance avec : Ludovic Passavant

Résumé : Créée en 1866 la vie Parisienne a été composée pour une troupe de théâtre. La musique a été conçue pour des comédiens chanteurs du Palais Royal. On ne s’étonnera pas qu’un siècle plus tard la troupe de Jean-Louis Barrault s’accapare cette vie parisienne interprétée par les comédiens les plus fantaisistes de l’époque.
Notre propos est de transposer cette vie parisienne un siècle plus tard, et de l’adapter tant dans ses dialogues, dans son visuel que dans le style de l’orchestration, aux années 1966. Même contexte économique, même plaisir de vivre en période d’insouciance … la satire reste la même, c’est le propre des chefs d’œuvres.
7 musiciens dans une nouvelle orchestration que ne renieraient pas les orchestres qui accompagnaient les émissions de variétés du Sacha Show et des Numéro 1, des chorégraphies d’époque ! Cette version de la vie parisienne n’aura rien à envier à ces plateaux télé qui réunissaient Pétula Clark, Sylvie Vartan, Jean Poiret et Sacha Distel !

Notre avis : Un vent de fraicheur souffle sur cette Vie Parisienne, revisitée par Olivier Desbordes et Benjamin Moreau. En transposant la célèbre opérette d’Offenbach un siècle après sa création (soit le milieu des années 60), le tandem de metteurs en scène Desbordes-Moreau lui donne un sacré coup de neuf. Dans cette version pop et colorée, l’action se situe désormais sur un plateau télé, durant l’enregistrement d’une émission de variétés. L’intrigue, légère, reste la même : rivalités et séduction, mensonges et quiproquos, grivoiseries et libertinages… Le principe de l’émission de variétés des années 60 où l’on passait allègrement d’un numéro à un autre – chansons, sketches, interludes – semble épouser parfaitement le livret loufoque et  – disons-le – foutraque de La Vie Parisienne. Qu’importe la dramaturgie, ici, ce qui compte, c’est la joie, la bonne humeur, le divertissement, les rires… et les rires, il y en a. Sur ce plateau, on rencontre tout à tour Louis de Funès, Mireille Mathieu, les Demoiselles de Rochefort ou encore Claude François (irrésisitible Thierry Jennaud) dans un improbable mélange hilarant. Les artistes s’en donnent à cœur joie dans la comédie, non seulement le cabotinage est autorisé, mais il est grandement apprécié, et s’inscrit naturellement dans la vision délirante de l’œuvre. Le chant n’est pas pour autant négligé, du tandem de séducteurs (Bobinet et Gardefeu interprétés par Steeve Brudey et Troël Hoardec) aux rôles féminins (notamment Gabrielle interprétée par Morgane Bertrand), les voix séduisent. Elles sont ici amplifiées, donnant à cette opérette des airs de comédie musicale.
Les arrangements de François Michels sont également sixties, et sous la direction de Gaspard Brécourt, l’orchestre swingue. On aurait presque aimé que ça aille encore plus loin dans ces sonorités pop ! Enfin, David Belugou, aux décors et aux costumes, s’est définitivement lâché. Le look de ses icônes yé-yé suscite à la fois rires et sourires… et émotions. Le vent de fraîcheur qui souffle sur cette version apporte dans son sillage une pointe de nostalgie et son lot de souvenirs, parfois drôles, parfois émus, d’une époque qui était certainement plus insouciante et innocente que celle d’aujourd’hui.

Théâtre de l’Usine, Saint-Céré – dimanche 28 juillet 21h00, mercredi 31 juillet 21h00, samedi 03 août 21h00, mardi 06 août 21h00, lundi 12 août 21h00

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