Lara Neumann – Lucienne fait son Music Hall
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Lara Neumann – Lucienne fait son Music Hall

Le vendredi 1 décembre 2006 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Lara Neumann ©DR

Lara Neumann ©DR

Lara Neumann, comment avez-vous débuté ?
J’ai d’abord une formation de comédienne. J’ai fait le cours Simon pendant deux ans alors que j’étais encore au lycée. Ensuite, j’ai intégré l’Ecole des Enfants Terribles où je suis restée trois ans. Parallèlement, j’ai commencé à suivre des cours de chant lyrique, d’abord dans un conservatoire et, aujourd’hui, avec une professeur qui s’appelle Laura Presti. Finalement, c’est comme chanteuse que j’ai commencé à travailler. J’avais suivi des stages d’été en tant que musicienne et les gens que j’avais rencontré là-bas, sachant que je voulais faire du théâtre, m’ont proposé de participer à une opérette qui s’est jouée en tournée, en Normandie. Ensuite, j’ai rencontré Emmanuel et Flanan, mes compères de Lucienne et les garçons, sur une comédie musicale inspirée des Misérables, qu’Emmanuel avait écrite.

Rien à voir avec Les Misérables de Boublil et Schönberg ?
C’était complètement différent, dans un style très proche du tempérament d’Emmanuel. Cette version mérite tellement d’être connue ! C’était une production assez importante, vingt musiciens, une trentaine de personnes sur scène. La première a eu lieu en 1998. On a beaucoup tourné en Normandie. Je jouais Madame Thénardier. Ca n’a pas duré par manque de moyens mais c’est une aventure qui m’a vraiment fait rêver. Après ce spectacle, j’ai fait un peu de tour de chant. Je pensais devenir comédienne de théâtre mais la musique s’est imposée naturellement à moi. J’ai découvert plein de choses par ce biais et j’en suis très heureuse.

Quand a démarré, pour vous, l’aventure de Lucienne et les garçons ?
Emmanuel en a eu l’idée. Il a d’abord appelé Flanan. A l’époque, je les voyais moins mais ils ont pensé à moi pour jouer Lucienne. On ne savait pas encore ce que tout ça allait donner. Emmanuel voulait travailler sur le répertoire des années 30 donc on a commencé à chercher ensemble. J’étais encore à l’école quand on a commencé à répéter. C’était une opportunité géniale. On a fonctionné par coups de coeur. On a aussi beaucoup douté. Au final, il y a beaucoup de nous chez Lucienne, Gaston et Victor.

C’est un répertoire que vous connaissiez ?
Pas du tout, je l’ai découvert à cette occasion. Je n’imaginais pas qu’il y avait autant de fantaisie dans les chansons de cette époque, que ce soit dans les textes ou dans la musique. Mais c’était l’entre deux guerres, les gens avaient besoin de rire et de s’amuser.

Vous avez démarré le nouveau spectacle de Lucienne et les garçons il y a presqu’un an. Que s’est-il passé depuis ?
Nous avons reçu le prix Spedidam en avril 2006 puis nous avons fait Avignon.

Quel souvenir gardez-vous de cette expérience ?
Flanan et Emmanuel, qui avaient déjà fait le festival, contrairement à moi, m’avaient prévenue et ils avaient raison : c’est très dur! La chaleur, la fatigue, tracter, parler du spectacle toute la journée ce qui représente une grosse fatigue vocale, tout ça est très difficile. Et puis, il faisait une chaleur sur scène! En même temps, c’est une expérience vraiment formidable. Quand on est comédien-chanteur et qu’on a un spectacle prêt, il faut se lancer.

Vous reprenez aujourd’hui le spectacle au Théâtre de la Reine Blanche. A-t-il beaucoup évolué depuis la première ?
Le premier spectacle avait sans cesse évolué au cours des représentations. Ici, c’est différent. Nous nous étions davantage préparés et le spectacle était, dès le départ, plus « prêt » que le précédent. Mais il a quand même évolué parce que pendant les représentations, on s’est rendu compte qu’on se sentait mieux dans telle ou telle chose, ou parce que des idées nouvelles nous venaient. Par exemple, on a, aujourd’hui, de nouvelles chorégraphies. On est toujours en recherche. L’idée est de ne pas perdre notre fraicheur.

Qu’est-ce qui vous anime aujourd’hui quand vous arrivez sur scène ?
On s’entend tous les trois à merveille. Il y a un échange formidable. C’est un vrai bonheur de voir les gens s’amuser. Et puis ces musiques! Ces textes! On prend un plaisir fou à faire ça.

Où en êtes-vous du précédent spectacle ?
La dernière a eu lieu en septembre. C’était très bizarre. Ca faisait quatre ans qu’on jouait. On a fait plus de 200 représentations. Alors on a eu un petit pincement au coeur mais on est très content de passer à autre chose.

Qu’est-ce que vous faites quand vous ne jouez pas Lucienne ?
Plein de choses. Récemment j’ai tourné dans la série P.J. J’ai joué une pièce qui s’intitule Molière est mort hier et je vais bientôt travailler sur une autre, Les folies amoureuses. L’année dernière, avec Flanan, j’ai participé aux Saltimbanques d’Offenbach. Je travaille toujours beaucoup le chant ce qui me prend beaucoup de temps. Plus le temps passe, plus j’ai envie de musique et de théâtre musical.

Vous travaillez le chant classique. Etes-vous attirée par le répertoire lyrique ?
J’adore l’opéra comique, et Offenbach en particulier. Mais entre les rôles qui m’inspireraient et ceux que je peux effectivement jouer il y a parfois, malheureusement, une marge. Par exemple, je rêve d’incarner Olympia mais ce n’est pas du tout mon registre vocal.

Et l’opéra ?
En fait, quand on m’a conseillé de prendre des cours, je me suis inscrite dans le conservatoire de mon quartier. Il n’y avait que des cours lyriques donc je me suis lancée là-dedans. Cela étant, je ne me vois pas du tout chanteuse d’opéra. Mais le lyrique reste pour moi une vraie découverte. C’est très dur mais après chaque cours, je sors en me disant : « il s’est encore passé un truc ». Mes cours de chant, c’est un peu mon laboratoire de recherche.

Etes-vous tentée par l’univers de la comédie musicale ?
Complètement. Je suis une fan absolue de West Side Story. J’aime aussi beaucoup Les Misérables dans la version de Boublil et Schönberg. Il y a plein de choses que j’aimerai jouer. J’ai la chance d’avoir un physique un peu particulier ce qui m’offre beaucoup de possibilités. Maintenant, quand on cherche un profil de danseuse, c’est sûr que je ne fais pas l’affaire. Récemment, j’ai envoyé mon CV pour Cabaret, ils ne m’ont pas rappelée. Cela-dit je danse dans Lucienne. S’il faut, je sais lever la jambe. Stage Entertainment n’a qu’à bien se tenir, j’arrive !

Envisagez-vous un troisième épisode de Lucienne et les garçons ?
Après une petite pause, pourquoi pas ? Il nous arrive d’y penser. Mais bon, le deuxième, on a mis un an à le monter. Alors on va le laisser un peu vivre!

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