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Le cabaret blanche (Critique)

Le Vendredi 27 janvier 2017 à 19 h 00 min | Par | Rubrique : Critique

Lieu : Théâtre 14 - 20 avenue Marc Sangnier 75014 Paris Métro : Porte de Vanves, bus : 58 et 95, tramway T3 : Didot
Dates : du 10 janvier au 25 février 2017
Horaires : mardi, vendredi et samedi à 20h30 mercredi et jeudi à 19h - matinée samedi à 16h
Tarifs : de 25 à 11€
Informations supplémentaires : Réservation du lundi au samedi de 14h à 18h00 au 01 45 45 49 77

cabaret-blanche

  de Cristos Mitropoulos et Léo Guillaume, avec la participation d’Ali Bougheraba

Mise en scène Cristos Mitropoulos et Léo Guillaume, chorégraphie Camille Favre-Bulle, décors Olivier Hébert et Annie Giral, costumes Virginie Bréger et Christian Courcelles, accessoires Grégory Aiban, lumières David Darricarrère, son Mathieu Cacheur, arrangements musicaux Patrick Gavard-Bondet, Stéphane Bouba Lopez, Djamel Taouacht

Avec  Camille Favre-Bulle, Sylvain Deguillame, Pierre Babolat, Benjamin Falletto, Patrick Gavard-Bondet, Stéphane Bouba Lopez, Cristos Mitropoulos, Djamel Taouacht

1914, première guerre mondiale. Pippo Pépino, fils d’immigré italien, rêve d’intégrer un régiment en tant que tambour-major et ainsi de retrouver son cousin enrôlé au Front. Le voyage qu’il entreprend l’amènera alors dans les coulisses du Cabaret Blanche, énigmatique et fameux cabaret parisien dont il a tant entendu parler…

Le Cabaret Blanche est une épopée burlesque et poétique, touchée par la grâce du cinéma muet. Venez découvrir à travers cette histoire originale une galerie de personnages décalés, touchants et drôles, mais aussi un répertoire de chansons oubliées qui se révèlent étonnamment moderne, en lien avec notre temps et qui n’a pas perdu de sa force, de son cynisme et de sa poésie.

Mesdames et Messieurs, bienvenue au Cabaret Blanche !

Notre avis : Cristos Mitropoulous et Léo Guillaume proposent un spectacle à la tonalité originale. Une œuvre qui, certes, s’appuie sur des airs existants, mais qui sont pas ou peu connus et ne nuisent pas à la perception de l’histoire comme étant innovante. Nous suivons ainsi le parcours de Pipo qui, alors qu’il cherche son cousin qui fait la guerre (lui a été réformé), va rencontrer la troupe interlope du Cabaret Blanche dirigé par celui/celle qui lui donne son nom. Une femme travestie inquiétante, veillant sur sa sœur Violette. Cette dernière n’aura d’yeux que pour Pipo, bien sûr. Les deux jeunes gens parviendront-ils à échapper aux griffes acérées de Blanche ?

D’emblée la scénographie frappe par son inventivité et la poésie qui s’en dégage. Une structure métallique figure le cabaret, mais aussi une bouche de métro, une loge, etc. Tout un travail soigné et intelligent avec les objets. L’intrigue  l’est tout autant, même si certains éléments dramaturgiques naviguent dans un flou qui n’apporte rien : la relation entre Blanche et Violette, par exemple. Le traumatisme que Blanche a vécu restera mystérieux, là aussi c’est un peu dommage. Toutefois l’écriture s’avère sophistiquée, mélangeant plusieurs temporalités. Ainsi ce chœur antique composé de trois hommes qui interprètent des airs décalés, issus d’un répertoire bien plus moderne que celui interprété par Sandex, l’homme de confiance du cabaret (et hommage direct aux Dranem et consorts) qui, lui, régale l’assistance avec des chansons exhumées du premier tiers du XXème siècle. De belles idées ponctuent le spectacle, remarquable plus par des moments purement poétiques que par un ensemble homogène. Ce spectacle fait montre d’une ambition rafraîchissante, servie par des comédiens qui ne sont jamais meilleurs que lorsqu’ils délaissent une sorte d’outrance un peu attendue pour dévoiler leurs fêlures. Un spectacle à découvrir.

 

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