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Le jour où je suis devenue chanteuse black (Critique)

Le samedi 26 avril 2014 à 15 h 52 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Manufacture des Abbesses - 7 rue Véron 75018 Paris Métro : Abbesses / Blanche
Dates : du 26 avril 2014 au 3 mai 2014 les jeudis, vendredis, samedis
Horaires : 19h
Tarifs : de 24 à 13€

 

lejouroujesuisdevenueAuteur : Caroline Devismes, Thomas le Douarec
Mise en scène : Thomas le Douarec
Avec : Caroline Devismes et Lauri Lupi
Comment peut-on devenir une reine de la Soul quand on est blonde aux yeux bleus native du Pas de Calais ?
Caroline découvre à 8 ans un terrible secret familial : ses origines afro-américaines !
Pour faire plaisir à son nouveau grand-père black made in Texas, elle décide alors de devenir la nouvelle Diana Ross…Petit problème : le seul à croire en elle, « Mister Soul », « made in Alsace » est aussi black qu’elle et se prend pour Stevie Wonder !?
Notre avis : Caroline Devismes nous entraine dans son passé familial et notamment à ce moment clef où tout bascula : à huit ans, elle apprend que son grand-père est afro américain dont l’existence a toujours été tue, puis niée par sa grand-mère qui le rencontra à la libération. Choc pour sa mère et pour elle et rencontre avec ce personnage que l’on imagine touchant, drôle, qui lui fit découvrir la musique soul qui marqua la fillette à jamais. Enfin, jusqu’à ce qu’elle découvre le métissage du grand-père en question… Excellente idée de départ hélas bien mal exploitée. En effet, si le charisme de Caroline Devismes convainc une fois encore, de même que l’énergie de son acolyte Lauri Lupi, il manque une structure narrative à ce spectacle qui s’égare dans trop de directions. Tout commence par un dialogue dans le noir entre le grand-père et sa petite fille. Par la suite, nous voilà devant une scène où Caroline auditionne devant Stevie Soul (sic), grand manitou noir et aveugle (enfin il faudra plus d’une heure au personnage de Caroline pour s’apercevoir qu’il a la peau blanche… la convention théâtrale qui consiste à penser qu’il suffit de mettre une perruque de cheveux crépus pour que le personnage soit noir ne suffit pas, puisqu’il est sans arrêt question de la couleur de la peau !). Puis, elle se retrouve à la Manufacture des Abbesses – elle qui aurait voulu l’Olympia – pour un tour de chant qui dégénère puisqu’elle fait découvrir à Stevie son histoire. Tout cela est bien compliqué et aurait gagné à être traité de manière plus simple et directe. Vouloir se décoller de la réalité, proposer une vision originale à partir d’une histoire personnelle est chose importante, mais ce travail nécessite une rigueur qui fait ici défaut. Le choix des chansons, extraites du répertoire Soul, de comédies musicales comme The Wiz ou La cage aux folles, interprétées telles quelles ou modifiées pour l’occasion, se révèle intéressant, mais ne cache toutefois pas les carences du spectacle.

 

 

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