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Le Legs (Critique)

Le vendredi 18 avril 2014 à 15 h 04 min | Par | Rubrique : Actuellement, Critique, Théâtre musical

legsDe Marivaux
Sonnets, chansons de Ronsard
Mise en scène de Marion Bierry
Avec Bernard Menez, le Marquis
Valérie Vogt, la Comtesse
en alternance Marion Bierry ou Marie Réache, Hortense
Gilles Vincent Kapps, le Chevalier
Estelle Andrea, Lisette
Sinan Bertrand, Lépine

Décors, Nicolas Sire
Lumières, André Diot
Arrangements musicaux, Gilles Vincent Kapps
Costumes, Marion Bierry
Assistant à la mise en scène, Roman Jean-Élie

Résumé : Un testament lègue au Marquis 600 000 francs à charge d’épouser Hortense ou de lui en donner 200 000 s’il refuse ce mariage. Le Marquis, amoureux de la Comtesse, espère qu’Hortense le refusera afin de conserver l’intégralité du legs. Mais Hortense, éprise d’un chevalier désargenté, se doute des sentiments du Marquis pour la Comtesse et souhaite, par l’entremise de Lisette et de Lépine, presser le Marquis de se déclarer à cette dernière, pour se voir indemnisée. Le tempérament de la Comtesse, la timidité du Marquis, les nécessités contradictoires des domestiques et la crainte du Chevalier corsent le jeu. Dans cette joyeuse partie de cartes, est-ce l’amour qui se joue à l’argent ? Déconcertés, les personnages du Legs se ressaisissent avec Ronsard et reprennent souffle avec Schubert. Le Legs ouvre à 600 000 francs, l’atout sera à pique ou à coeur.

Notre avis : Dans cette mise en scène du Legs, Marion Bierry « juxtapose » (pour utiliser son expression) Marivaux pour le texte, Ronsard pour ses Sonnets et Schubert pour sa musique. A partir d’une situation où se mêlent amour, sentiments cachés, mais aussi intérêts personnels et financiers, Bierry et sa troupe tissent une toile délicate, moins innocente qu’elle n’en a l’air, où l’amour, même s’il peut être noble, a souvent du mal à se détacher de la réalité sociale.
La mise en scène de Marion Bierry, sobre et nuancée, permet de redécouvrir ce texte en en faisant ressortir les motivations et enjeux intimes de chaque personnage. Les ponctuations musicales, où s’illustrent particulièrement Sinan Bertrand et Estelle Andrea, s’insèrent parfaitement dans le déroulement de l’histoire, y ajoutant une touche de poésie, de romantisme ou d’humour. Le couple central (Valérie Vogt et Bernard Menez) fonctionne particulièrement bien et se complète avec harmonie, l’une avec sa gouaille, l’autre avec sa touchante gaucherie.

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