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Le retour des divas

Le vendredi 19 avril 2002 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Auditorium Saint Germain-des-Prés - 4, rue Félibien 75006 Paris métro : Mabillon
Dates : du 19 avril au 31 mai 2002
Horaires : 20h30, dimanche 15h00
Tarifs : 20 euros, TR : 14 euros
Informations supplémentaires : 01 44 07 37 43

Texte de Eric Herbette
Mise en scène de Jacques Guedj
Musique et arrangements de François Bou

Après huit ans de séparation, un groupe vocal se retrouve à l’invitation de leur ancien metteur en scène. Clotilde est sotte, Florian n’a d’yeux que pour son camion-pizza, Jean réécrit Iphigénie, Julien tient une agence immobilière et Catherine un salon de thé. Quant au pianiste Martin, il gagne sa vie en donnant des concerts dans des cages d’escaliers.

Depuis 5 ans et le succès de Notre-Dame de Paris, nombre de troupes se sont penchées sur l’art et la manière de composer un spectacle musical novateur et séduisant. Cela donne donc toute une gamme de divertissements qui, même s’ils sont plus ou moins réussis, ont le mérite d’exister et de participer progressivement à l’élaboration d’une nouvelle forme de théâtre musical qui trouvera peut-être un jour une maturité et un public fidèle. Le Retour des Divas n’échappe pas à cette règle, et les efforts déployés pour intégrer un répertoire choisi d’avance (et peut-être un peu trop léger…) à un scénario qui se veut plus qu’un simple fil conducteur tombent un peu à plat et déroutent le spectateur…La forme du spectacle est très séduisante : un joli décor qui recrée un univers de bande dessinée en technicolor, des costumes chatoyants et délirants (on ne comprend d’ailleurs pas bien pourquoi), des voix honorables et des interprétations impeccables (mention spéciale pour  » Dans la troupe « ). Le fond est plus problématique dans la mesure où il y a un sérieux décalage entre la gravité du sujet (une troupe qui s’est désintégrée dans le passé à cause de la malhonnêteté du metteur en scène…qui les rassemble à nouveau et les piège !!) et le traitement faiblard qui en est fait aussi bien au niveau de la dramaturgie que du choix des morceaux chantés ou de l’humour un peu café-théâtre. L’ensemble reste cependant sympathique et les quatre chanteurs et le pianiste ont une vitalité plutôt communicative.

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