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Le Roi Lion – Ce n’est plus un royaume, c’est un empire !

Le mercredi 1 décembre 1999 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Grandes oeuvres

Le Roi Lion à Broadway ©DR

Le Roi Lion à Broadway ©DR

Comédie musicale de Elton John et Tim Rice (musique et lyrics principaux), musique et lyrics additionnels de Lebo M, Mark mancina, Jay Rifkin, Julie Taymor, Hans Zimmer, livret de Roger Allers et Irene Mecchi

Création
Le 13 novembre 1997 au New Amsterdam à Broadway (toujours à l’affiche).

Création le 19 octobre 1999 au Lyceum Theatre de Londres.

Airs principaux
L’histoire de la vie, Je voudrais déjà être roi, (Chow Down), Soyez prêtes, Hakuna Matata, (One By One), (The Madness of King Scar), (Shadowland), L’amour brille sous les étoiles, (He Lives In You), (Endless Night), (titres conservés en anglais pour les chansons additionnelles ne faisant pas partie du film original)

Synopsis
Scar dispute la Terre des lions à son frère le roi Mufasa. Simba, le fils de ce dernier, grandit insouciant jusqu’à la mort accidentelle de son père dont il se croit – à tort – responsable. Il s’enfuit et mène loin de la savane une vie insouciante avec ses amis Timon et Pumbaa jusqu’au jour où son amour d’enfance, Nala, le convainc de reprendre sa place parmi les siens. A l’issue d’un terrible combat contre son oncle Scar, Simba est adoubé Roi lion.

Le thème
Prendre sa place dans le cercle de la vie et accepter ses responsabilités. Comme dans le film, le musical défend l’idée de l’interconnexion entre toutes les créatures vivantes. Ainsi des danseurs peuvent-ils évoquer l’herbe et la savane par leurs contorsions ou des animaux par leurs mouvements. Le devenir d’un seul affecte la collectivité et nous sommes en communion avec la nature ce qui fait du Roi lion un des premiers musicals écolos (avec Dear World de Jerry Herman).

Grandir, c’est aussi savoir prendre ses reponsabilités, ne pas détourner la tête quand vient le moment d’expier ses fautes. Simba qui commence par fuir et tenter d’oublier (« Hakuna Matata » : « pas de souci » en swahili) ne pourra vraiment grandir que le jour où il acceptera d’avouer qu’il a été la cause de la mort de son père (ce qui n’est d’ailleurs pas exact) et qu’il revient pour demander qu’on lui pardonne.

L’histoire derrière l’histoire
En 1994, Le roi lion s’affirme comme le plus gros triomphe de l’histoire du dessin animé et les chansons d’Elton John sont sur toutes les lèvres. Les dirigeants de Disney, forts du succès sur scène de La Belle et la Bête, sont à la recherche d’une nouvelle comédie musicale pour remplir le théâtre dont ils viennent de prendre le contrôle à Broadway, le New Amsterdam, ancien temple des Ziegfeld Follies.

En dépit des sceptiques, Disney fait appel à la metteuse en scène d’avant-garde, Julie Taymor, qui décide de privilégier un traitement radicalement nouveau pour ce spectacle, à mi-chemin entre une esthétique africaine et les marionnettes et masques asiatiques (portés au dessus de la tête et ne cachant donc pas le visage).

Parallèlement, Elton John s’attelle à l’écriture de nouvelles chansons que viennent compléter celles, plus authentiquement africaines, de Lebo M, écrites à l’origine pour l’album Lion King – Rhythm of the Pridelands.

L’ouverture du Roi Lion à Broadway, en novembre 1997, est un triomphe critique et public sans précédent. Le risque artistique a payé. Deux ans plus tard, le spectacle se joue toujours à guichets fermés et il faut prendre ses billets plus d’un an à l’avance. Si Le Roi Lion continue sur sa lancée, il devrait s’affirmer comme l’un des plus gros succès de l’histoire de Broadway. Tandis que des productions ouvrent au Japon et à Londres, d’autres sont d’ores et déjà annoncées pour Los Angeles, le Canada et l’Allemagne.

Elton John et Tim Rice ont, depuis, écrit une nouvelle comédie musicale, une version moderne de l’opéra de Verdi, Aida, qui, après des débuts chaotiques en province est annoncée pour Broadway début 2000.

Version de référence
The Lion King – The Original Broadway Cast (Walt Disney Records). Pour ceux qui en sont restés à la bande-son du film, ce CD sera une vraie redécouverte. Orchestration symphonique, rythmes et chants natifs africains, c’est une splendeur. Il n’est d’ailleurs pas interdit de trouver les mélodies de Lebo M égales – voire supérieures – à celles de Sir Elton.

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