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Le Voyage dans la Lune (Critique)

Le lundi 11 août 2014 à 7 h 52 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Halle des Sports, Saint-Céré et Théâtre, Cahors
Dates : Du 29 juillet au 13 août 2014
Informations supplémentaires : +33(0)5 65 38 28 08+33(0)5 65 38 28 08

Photo Lib/Alain WichtHalle des Sports, Saint-Céré      mardi 29 juillet 21h30     mercredi 06 août 21h30     dimanche 10 août 21h30     samedi 16 août 21h30
Théâtre, Cahors      mercredi 13 août 21h00

2 octobre Espace Mitterrand, Figeac
15 novembre L’Astrada, Marciac
5 décembre Théâtre Jean-Claude Carrière, Montpellier
10, 11 janvier Opéra de Massy
22 janvier L’Avant Scène, Cognac
24 janvier Théâtre, Saint-Malo
12 juin Arts Pluriels, Ettelbruck (Luxembourg)

Mise en scène / réécriture du livret : Olivier Desbordes
Direction musicale (France) : Dominique Trottein
Assistante mise en scène : Sandrine Montcoudiol
Décors : David Belugou
Costumes : Jean-Michel Angays
Costumes : Stephane Laverne
Lumières : Patrice Gouron
Lumières : Guillaume Hébrard
Le Prince Caprice : Marlène Assayag
La Princesse Fantasia : Julie Mathevet
Le roi Cosmos : Jean-Claude Sarragosse
Microscope : Eric Vignau
Le Roi Vlan : Christophe Lacassagne
Arrangement musical : Manuel Peskine
Le prince qui passe par là : Laurent Galabru
Cactus : Yassine Benameur
La reine Popotte : Hermine Huguenel
Orchestre et choeur du Festival : Orchestre et choeur du festival

Coproduction : Opéra de Fribourg, Opéra de Lausanne, Opéra Éclaté

Résumé : Dix ans après De la Terre à la Lune, de Jules Verne, Offenbach compose cette féerique comique : le prince Caprice, peu désireux de gouverner en ce monde, demande « la lune » à son père… qui finit par l’y envoyer. Les astronomes découvrent une société sélénite sans amour, où l’on ne fait pas les enfants mais où on les achète, où les femmes sont ménagères ou objets de luxe. L’arrivée des Terriens, qui emmènent avec eux la pomme, l’amour et les complications qui s’en suivent, va bouleverser l’ordre établi. Le succès de cette œuvre à la création est dû autant au livret à la fois drôle et poétique et aux mélodies d’Offenbach qu’à la magie des effets scéniques.
Notre avis : Si Offenbach fait partie des compositeurs les plus joués sur les scènes françaises, son Voyage dans la Lune est relativement peu joué en comparaison des Belle Hélène et autres Grande Duchesse. Cette oeuvre  de1875, inspirée au départ par l’œuvre de Jules Verne, est revisitée aujourd’hui par Olivier Desbordes et se joue actuellement au festival de St Céré puis à Cahors (Lot) avant une tournée nationale. Avec un pitch au départ fantaisiste et poétique (un prince demande la lune à son père), cet « opéra-féérie » démarre dans une atmosphère fin 19e où les progrès technologiques sont  porteurs de promesses. Pourtant, une fois arrivés sur la Lune, nos héros déchantent lorsqu’ils découvrent que sur l’astre, l’amour n’existe pas et que les femmes s’achètent. Dans cette mise en scène de Desbordes, les époques se téléscopent et la Lune est à l’heure des sixties américaines quand la consommation des ménages prend son envol avant que le mouvement hippie ne vienne donner un coup de pied dans la fourmilière. Émaillé de nombreuses références actuelles et notamment politiques (Hollande, Sarkozy…) et télévisuelles, ce Voyage se révèle finalement intemporel… et actuel (la condition des femmes a certes évolué mais certains stéréotypes subsistent).
Desbordes propose un Offenbach accessible à tous, porté par une distribution éclectique. On remarquera particulièrement Julie Mathevet dans le rôle de la jeune princesse Fantasia, avec sa voix tout à fait délicieuse. La direction musicale de Dominique Trottein et les orchestrations de Manuel Peskine (allant parfois flirter avec le rock sixties ou les couleurs indiennes populaires avec les hippies) complètent ce voyage charmant.

Lire notre interview d’Olivier Desbordes (2008)

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2 commentaires
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  1. Dommage que votre photo ne soit pas celle de la représentation de Saint Céré, je pense qu’elle est de Fribourg, l’interprète que vous mentionnez dans l’article n’a pas ce visage

  2. J’espère juste que Desbordes n’ai pas trahi une fois de plus Offenbach. Il confond souvent « servir une oeuvre » et « se servir d’une oeuvre ». Son Roi carotte (que j’avais vu à Dijon) était juste nul : mise en scène mal inspirée. Chanteurs approximatifs… et livret trafiqué avec des ajouts pour coller à l’actualité du moment : le seul problème était que ça ne faisait pas rire…. seules les répliques du livret d’origine faisaient mouche ! bref un Desbordes peu inspiré… (l’a t’il été un jour ?)

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