Recherchez

Les Contes d’Hoffmann (Critique)

Le jeudi 9 août 2018 à 10 h 05 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Château de Castelnau-Bretenoux, Lot
Dates : samedi 04 août / mercredi 08 août / dimanche 12 août / mercredi 15 août 2018
Horaires : 21h30
Tarifs : de 15€ à 56€

Opéra comique fantastique en trois actes de Jacques Offenbach, un prologue et un épilogue.
Livret de Jules Barbier, d’après sa pièce écrite en 1851 avec Michel Carré.

Metteur en scène : Olivier Desbordes
Metteur en scène : Benjamin Moreau
Direction musicale : Mehdi Lougraïda
Hoffmann : Jean-Noël Briend
Giuletta, Antonia, Olympia, Stella : Serenad B.Uyar
Les diables : Christophe Lacassagne
Les Valets : Eric Vignau
Nicklausse / voix de la mère (en alternance) : Lamia Beuque
Nicklausse / voix de la mère (en alternance) : Inès Berlet
Luther, Crespel : Josselin Michalon
Schlemil, Hermann : Yassine Benameur
Spalanzani, Nathanaël : Lionel Muzin
Opéra Eclaté : Choeur et Orchestre
Costumes : Jean-Michel Angays
Lumières : Joël Fabing
Décors : Patrice Gouron

Résumé : Théâtre de foire, théâtre de tréteaux, enfants du paradis perdu , bouges alcoolisés, fumée et humeurs délictueuses, diables de pacotille, femmes faciles… un univers proche des mélodrames d’Eugène Sue et des romans feuilletons à la mode !

Notre avis : La création lyrique du Fesival de Saint-Céré est cette année, Les Contes d’Hoffmann, seul opéra d’Offenbach et oeuvre posthume. Donné dans différents sites durant le festival, dont le toujours impressionnant Château de Castelnau – Bretenoux, cet opéra, parmi les plus joués dans le monde, est ici mis en scène par Olivier Desbordes et Benjamin Moreau. L’approche, sobre et distinguée, centralise l’action autour d’un plateau rond surélevé, tantôt table d’auberge, tantôt piste de cirque, scène de music-hall, tandis que le chœur, derrière ses masques inquiétants et ses costumes élégants, observe les déboires d’Hoffmann. Celui-ci, interprété par Jean-Noël Briend, à travers trois épisodes de sa vie, est confronté à des histoires sentimentales cocasses ou malheureuses, rarement épanouies, avec trois femmes aussi différentes les unes des autres. Les trois sont inteprétées par Serenad B. Uyar, grande fidèle du Festival de Saint-Céré où elle a notamment interprété La Traviata) et celle-ci relève le défi avec brio. Ces trois incarnations permettent d’apprécier une palette virtuose, riche en couleurs et en textures. C’est un plaisir de bout en bout d’entendre sa voix sur cette délicate partition, accompagnée par l’Orchestre Opéra Eclaté, dirigé subtilement par Mehdi Lougraïda.

Articles liés :

L'Opéra de Quat'Sous (Critique)
La Traviata (Critique)
Le cinéma en chansons (Critique)
Olivier Desbordes, constructeur de spectacles
Les Noces de Figaro (Critique)
Guinguette Front Populaire (Critique)

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags : , ,

Laisser un commentaire