Recherchez

Les divas de l’obscur (critique)

Le samedi 30 juillet 2011 à 18 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Cour d'Honneur de l'Hôtel Gouthière - 6 rue Pierre Bullet - Paris XX - M° Château d'Eau.
Dates : Jusqu'au 09 août 2011.
Horaires : 22h.
Tarifs : 20 €.
Informations supplémentaires : http://www.nuitsdete.fr/Les-Divas-de-l-Obscur

Mise en scène de Stéphan Druet.
Auteur Lucas Darkain.
Assistante à la mise en scène Virginie Lavallée.
Costumes Claudio Soro.
Assistante aux costumes Martina Moscariello.
Lumières Cesko.
Création maquillages et perruques Magalie Roux.
Avec : Zakia Abasse, François Briault, Anne Cosmao, Geneviève de Kermabon, Emma Fallet, Cécilia Filippi, Sebastiàn Galeota, Nanou Garcia, Laura Lago,Virginie Lavallée, Tiago Do Nascimento, Caroline Roëlands, Anne Seiller, Sarah Zoghlami.

Le spectacle raconte l’histoire de 13 actrices de cinéma internées dans un hôpital psychiatrique. La schizophrénie de ces actrices, qui ont eu un seul rôle important dans leur carrière, les contraint à confondre leur personnage et la réalité. Un traitement spécial provoquera, en elles et entre elles, de nouvelles sensations et de nouveaux sentiments. Les trois médecins les aideront à résoudre chacune de leur pathologie et sortiront ces « Divas » de l’obscurité. Le nouveau spectacle Psycho-Glamour-Musical de Stéphan Druet promet à tous les adultes qui ont gardé leur âme d’enfant, une soirée rayonnante dans un rythme effréné où se mêlent humour, folie et imaginaire dans cet endroit merveilleux qu’est cette cour de l’Hôtel Gouthière, en plein été, au coeur de Paris, sous un ciel étoilé.

— Notre Avis —
La mise en scène des Divas de l’obscur est faite tout exprès pour ce lieu magnifique en plein air qu’est la Cour d’Honneur de l’Hôtel Gouthière. Un mur de fenêtres comme un calendrier de l’avent (qui n’est pas sans rappeler le début du second acte de 42nd Street à Broadway) se dresse devant les spectateurs, dont certains profitent de chaises longues en sirotant une boisson. Rien que pour profiter de cette ambiance « avignonnaise », surtout depuis que le soleil est de retour à Paris, cela vaut le déplacement !

Le spectacle est tout à fait plaisant. Il faut certes un temps d’adaptation pour savourer la folie de ces dames, d’autant que chacune a la sienne, mais une fois dans l’ambiance psychiatrique, le non-sens apparent commence à faire sens et l’on rit de bon cœur. Le propos est clair et le dénouement plus intelligent et subtil que prévu dans cet obscur nid de coucou.

Enfin, il faut saluer la performance de la troupe, car les personnages sont bien trempés et tout à fait crédibles malgré l’absurdité de la situation. Il s’agit d’une vraie comédie musicale avec des mélodies tirées de classiques (Chicago, Sweet Charity, Demoiselles de Rochefort…) et des paroles originales réécrites pour les besoins de la narration. Les chorégraphies sont aussi simples qu’efficaces et parfaitement exécutées, à tous les étages.

On regrettera quelques longueurs au fur et à mesure qu’approche minuit et des voix inégales. Mais l’originalité de la mise en scène et du lieu contrebalance largement ces petits défauts. Au final, on passe un très bon moment.

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags : ,

Laisser un commentaire