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Les Instants Volés prennent leur envol

Le jeudi 7 juin 2012 à 20 h 22 min | Par | Rubrique : Zoom

On avait découvert Les Instants Volés en 2010 lors de la Grande Fête du Théâtre Musical et des Découvertes DIVA. Aujourd’hui, Les Instants Volés se dévoilent dans leur version finale au Théâtre Michel. Regard en Coulisse a rencontré une partie de l’équipe du spectacle.

Joseph-Emmanuel Biscardi et Vanessa Cailhol en répétition (c)Philippe Escalier

Cyrille Garit, auteur
Comment vous est-venue l’idée de ce spectacle ?
Les Instants Volés sont nés tout d’abord d’un désir simple de raconter une histoire amoureuse. Dès lors, il était important pour Stève, le compositeur, et moi-même de trouver un cadre original, éviter les chemins éculés, empruntés maintes et maintes fois. C’est comme cela que m’est venu l’idée de projeter l’histoire dans un hôpital psychiatrique : j’avais, peu de temps avant, eu l’opportunité de visiter ce genre d’endroit et ce qui m’avait le plus marqué était tous ces imaginaires incroyables qui étaient réunis là et toute cette sensibilité à fleur de peau qui envahissait les couloirs. J’avais là un sujet tout trouvé. Il fallait juste transformer l’essai à l’écriture et Les Instants, la rencontre amoureuse entre Max et Lula sont alors arrivés.

Comment le spectacle a-t-il évolué depuis les premières lectures ?
D’une manière générale, le projet n’a cessé de s’améliorer et se peaufiner.
Nos trois lectures publiques au Théâtre du Petit Saint Martin pour Diva, au Ciné 13 et au Théâtre des Nouveautés nous ont permis d’ajuster sans cesse le livret et la musique. Cela nous a permis également d’aller à la rencontre du public, de nous confronter à leur accueil et de nous dire qu’il était impérieux de passer à la création. Le casting a également beaucoup évolué puisque, depuis la première lecture, seul Joseph-Emmanuel Biscardi est resté. Depuis nous avons eu la chance que nous rejoignent Philippe d’Avilla, Vanessa Cailhol et Caroline Klaus. (D’ailleurs j’en profite pour remercier Vincent Heden, Isabelle Ferron, Laurent Viel, Marie Orlandi, Christine Khandjian et Olivier Breitman grâce à qui nous en sommes aussi là aujourd’hui.)

Qu’est-ce qui est envisagé après cette série au Théâtre Michel ?
Pour l’instant, notre but unique est de livrer au 11 Juin un spectacle dont on soit fier et dans lequel les gens auront, j’espère, plaisir à se projeter. La suite des évènements reste à écrire…

 

Stève Perrin donne ses dernières indications à Vanessa Cailhol (c) Philippe Escalier

Stève Perrin, compositeur
Comment définiriez-vous votre style musical ?
D’une manière générale, je dirais que mon style musical n’est ni plus ni moins que de la chanson française, faisant la part belle aux textes et mélodies. Pour ce spectacle, nous nous sommes axés assez vite sur un mode « jazzy », correspondant, selon nous, parfaitement à l’univers psychiatrique auquel sont confrontés les malades : à la fois vif et changeant …

Quelles sont vos influences ?
Elles sont assez diverses et variées, selon les époques de ma vie : dans l’enfance, mon oreille a été formée par la musique classique, au sein de cours de piano commencés à l’âge de six ans. Puis, le jazz a pointé le bout de son nez en tout début d’adolescence, par le biais de stages estivaux : « jazz en herbe », modifiant ainsi, à jamais, ma perception de la musique et de ses rythmiques… Puis, à quinze ans, j’ai intégré « le petit conservatoire de Mireille » de Lyon, me plongeant ainsi dans l’alliance magique de la musique et des mots : la chanson française. À l’heure actuelle, je suis toujours dans le chaudron… Ainsi Zazie, Charles Aznavour, Jacques Brel, Barbara, Oldelaf, Clarika, Carmen Maria Vega, Linda Lemay… sont autant d’artistes qui continuent de m’inspirer.

 

Philippe D'Avilla en répétition (c)Philippe Escalier

Philippe d’Avilla, comédien
Comment êtes-vous arrivé sur ce projet et qu’est-ce qui vous a plu ?
Je suis arrivé sur le projet par la voie la plus traditionnelle qui soit, j’ai passé une audition. Il est à noter que j’avais trouvé l’avis d’audition dans la rubrique Castings de Regard en Coulisse. Comme quoi…
Je suis avant tout tombé amoureux du livret et de la musique du spectacle. Son originalité, sa qualité, son côté hors-normes m’ont immédiatement séduit. L’énergie créatrice et humaine que j’ai ressentie pendant les auditions m’avait également donné envie d’aller beaucoup plus loin dans l’aventure. Le fait que ce soit une véritable pièce de théâtre chantée était également très important pour moi. Enfin, le challenge de comédien que représente ce spectacle a fini de me convaincre. Tous les personnages qui entourent Lula et Max sont joués par deux comédiens, Caroline Klaus et moi-même. Jouer cinq personnages dans un seul spectacle, cinq personnages complexes avec des histoires et des parcours forts était un défi qui m’excitait beaucoup. Aller d’un psychiatre à un malade mental en passant par un infirmier plus malade que les malades ne peut que donner envie. Et chaque minute de travail avec cette équipe de fous me confirme que j’ai eu raison d’accepter!

A lire également :
Les Instants Volés au Théâtre Michel
Ze interrogatoire : Cyrille Garit
Et aussi : Joseph-Emmanuel Biscardi, Vanessa Cailhol

 

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