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Les Muses Orphelines

Le mercredi 1 décembre 2004 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Théâtre Tristan Bernard - 64, rue du Rocher - 75008 Paris (M° St Lazare, Villiers - Bus : 21, 27, 30, 53, 95)
Dates : du 19 novembre 2004 au 16 avril 2005
Horaires : du mardi au samedi à 21h00. Matinée le samedi à 18h00
Tarifs : 31 ?
Informations supplémentaires : 01 45 22 08 40

de Michel-Marc Bouchard
Mise en scène de Didier Brengarth
Avec Emmanuelle Bougerol, Stéphanie Colonna, Magaly Godemaire et David Macquart.

Au Lac Saint-Jean, au Canada, en 1965, trois soeurs et leur frère se retrouvent pour la première fois depuis des années. Secrets de famille, mensonges, non-dits, tout tourne autour du départ de leur mère avec un bel hidalgo, vingt ans plus tôt. Mère mythique, mère haïe, mère adulée, autour de cette figure absente, la fratrie va se retrouver et se déchirer.

Pièce phare du théâtre québécois, Les muses orphelines nous arrivent au Théâtre Tristan Bernard sous la direction de Didier Brengarth. Si le parti-pris d’avoir gardé le texte original -mais sans l’accent québécois – restitue bien l’univers rural, on loupe parfois quelques répliques à cause du débit parfois rapide des interprètes. Cependant, on se laisse emporter dans cette intrigue familiale qui n’est pas sans rappeler Cocteau, Duras ou Williams. L’atmosphère pesante et malsaine d’une famille repliée sur elle-même, le microcosme d’un village obsédé par le qu’en-dira-ton, tous ces éléments composent un tableau fascinant et délétère. Si l’intrigue n’évite pas quelques moments grandiloquents, l’ensemble garde néanmoins une intensité certaine et a la force de ces drames familiaux – qui malgré un contexte historique et géographique très marqué – ont une qualité intemporelle.

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