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Les nouveaux magnifiques

Le mardi 27 septembre 2005 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Théâtre du Gymnase Marie Bell - 38 boulevard de Bonne Nouvelle, 75010 Paris (Métro : Bonne-Nouvelle)
Dates : du 9 septembre au 31 décembre 2005
Horaires : Du Mardi au Samedi à 20h30, matinée dimanche à 17h
Tarifs : de 15 à 38 Euros
Informations supplémentaires : 01 42 46 79 79

un spectacle de et avec Michel Boujenah

Il y a 20 ans, j’ai écrit et joué Les Magnifiques. Ces personnages ne m’ont jamais quitté, c’est pour cette raison que j’ai eu envie de créer une nouvelle version de ce spectacle.

Maxo Boutboul disait il y a 20 ans : « tant qu’il y aura des auteurs pour nous écrire et des acteurs pour nous jouer, on sera éternels. » Alors tous les 20 ans, jusqu’à l’an 3000, je ferai une nouvelle version des « Magnifiques » pour être fidèle à mes personnages. Je ne saurai plus aller si j’oublie d’où je viens. Michel Boujenah

Ces « magnifiques », Michel Boujenah les connaît bien, et pour cause, il a grandi avec eux. Maxo, Julot et Guigui ont déjà eu droit à plusieurs spectacles. Le comédien tente, une fois encore, de les rendre immortels en les présentant à un large public. Evoquer cette petite communauté juive tunisienne, avec son humour, ses codes, ses travers, constitue la base de ce nouveau spectacle. L’acteur est un showman qui connaît chacune des ficelles de son métier. Il n’a pas son pareil pour installer une émotion et hop, l’anéantir d’un bon mot qui fait se gondoler la salle. On pourrait considérer cela comme un procédé, très professionnel, sans plus. Or quelque chose se passe : derrière ces sketches, particulièrement drôles et sentis, transparaît une personnalité bigrement attachante. Et puis un personnage féminin, Simone Boutboul, prend une large place : qu’elle revisite Roméo et Juliette, parle avec détachement de la jeunesse, cette Simone, même caricaturale, devient émouvante. La carapace se fendille un peu, le comédien se laisse aller et la complicité naît subitement. D’ailleurs il suffit de voir Michel Boujenah savourer ses rappels, tout en décochant une dernière flèche aux spectateurs arrivés en retard, lové dans le rideau dans une attitude enfantine, pour avoir envie de lui dire qu’il a réussi son pari : ses magnifiques sont désormais immortels.

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