Recherchez

L’île du rêve (Critique)

Le mardi 13 décembre 2016 à 7 h 20 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Athénée Théâtre Louis Jouvet - 7 rue Boudreau - 75009 Paris - M° Opéra, Havre-Caumartin, RER Auber
Dates : du 6 au 11 décembre 2016
Horaires : mardi 6 à 19h, mercredi 7, vendredi 9 et samedi 10 à 20h, dimanche 11 à 16h
Tarifs : de 8€ à 34€
Informations supplémentaires : réservations : 01 53 05 19 19 - www.athenee-theatre.com

L_ile_du_reveOpéra de Reynaldo Hahn

livret d’André Alexandre et Georges Hartmann d’après Pierre Loti

direction musicale Julien Masmondet

mise en scène Olivier Dhénin

avec: Marion Tassou, Enguerrand de Hys, Eléonore Pancrazi, Safir Behloul, Ronan Debois et l’Ensemble vocal Dyonisos

Résumé: En 1872, Julien Viaud fait escale sur l’île de Tahiti, à la recherche d’une descendance de Gustave, ce frère aîné trop tôt disparu. Il y découvre un nouvel Éden, retrouvant alors ces premiers temps du monde où l’amour n’est qu’extase langoureuse. On le baptise du nom de Loti comme son frère fut appelé Rouéri. Il devient l’amant de la jeune Mahenu. Mais l’Éden ne peut être éternel, la séparation se doit d’avoir lieu et Loti de repartir.

Notre avis: Reynaldo Hahn avait seulement 17 ans quand il a composé L’Ile du rêve. Cette première œuvre manque un peu de relief, mais a le charme de la jeunesse et on a plaisir à la découvrir. Ni le livret adapté du roman de Pierre Loti Le Mariage de Loti, ni la musique grandement inspirée par celle de son professeur Jules Massenet ne laissent de souvenirs impérissables, et ce sont surtout les prestations vocales des artistes sur scène qui donnent de l’intérêt au spectacle. Eléonore Pancrazi dans le double rôle de Téria et d’Oréna et Marion Tassou dans celui de Mahénu sont excellentes tant sur le plan scénique que sur le plan musical, leurs voix chaleureuses donnent beaucoup de consistances à leurs personnages. Enguerrand de Hys interprète avec douceur et sincérité le rôle de Loti. Le chœur est très homogène et les chants traditionnels polynésiens sont particulièrement réussis.

La mise en scène simple et efficace s’attache à créer une atmosphère onirique. Dans un décor sobre et esthétisant, jouant avec des panneaux mobiles et des projections, les gestes sont souvent lents et précis. Pour les costumes, de longues robes noires font office de tenue traditionnelle, ce qui passerait sans problème si ces polynésiens n’étaient pas affublés de chaussures vernies en simili cuir jurant avec le reste. L’orchestre dirigé par Julien Masmondet est dynamique et équilibré même s’il accuse par moments quelques problèmes de justesse.

 

 

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags :

Laisser un commentaire