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Londres – Whisper House (Critique)

Le lundi 17 avril 2017 à 11 h 00 min | Par | Rubrique : Critique

Lieu : THE OTHER PALACE, 12 Palace Street, London SW1E 5JA (métro Victoria)
Dates : Du 13 avril au 27 mai 2017
Horaires : 19h30 - matinées jeudi et samedi à 14h30
Tarifs : à partir de £15 (sur l'application TodayTix)

Musique et lyrics : Duncan Sheik
Livret et lyrics : Kyle Jarrow
Mise en scène : Adam Lenson
Avec Simon Bailey, Nicholas Goh, Simon Lipkin, Niamh Perry, Dianne Pilkington

Résumé : Durant la Seconde Guerre Mondiale, un gamin quasi-orphelin – son père pilote est mort au combat et sa mère en est devenue folle – est recueilli par une tante boiteuse, recluse dans un phare qu’on dit hanté sur la Côte Pacifique et ayant pour unique compagnie un assistant discret d’origine japonaise. S’engage alors une angoissante intrigue faite de secrets de famille, amours impossibles et exaltation patriotique, une spirale vers le drame inspirée par quelques malins esprits.

Notre avis : Sur le papier, Whisper House a tout pour réussir : une intrigue et des personnages disposant d’un fort potentiel dramatique, une troupe largement créditée dans le West End et surtout des musiques de Duncan Sheik (Spring Awakening, American Psycho) qui est particulièrement à l’aise avec les atmosphères lourdes de non-dits.

Malheureusement, le spectacle ne parvient pas à envoûter son public. Comme souvent au théâtre, les fantômes sont plus ridicules qu’inquiétants, vaguement plus graves et pâles que les autres personnages, interagissant avec eux par des mouvements exagérés tentant vainement d’exprimer leur puissance avec une certaine poésie corporelle. Ils sont deux, un couple condamné à l’amour éternel, seuls à chanter tandis que les autres effectuent les “clips” et les chœurs. Les chansons, avant tout narratives et sans esprit, se succèdent et se ressemblent. Elles commencent par une intro gémissante portée par une guitare dont on peine à deviner la mélodie, puis explosent dans un refrain hurlé par-dessus l’orchestre qui se déchaîne. A la première écoute, ça a l’aspect du Spring Awakening mais sans en avoir la saveur. Pour finir, les secrets de famille sont éventés… dans tous les sens du terme.

Bref ça tombe à plat ou plutôt ça tourne en rond, littéralement, autour du puits au milieu de la scène représentant le phare. Les places à £15 ne se vendent pas, c’est un véritable [#spoilwarning] naufrage !

 

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