L’Opéra de Quat’sous
Le Mardi 17 juin 2003 à 0 h 00 min | Par Thanh Than Trong | Rubrique : Critique, Spectacles divers, Théâtre musical
Lieu : Théâtre 13 - 103 A, boulevard Auguste Blanqui 75013 Paris - Métro Glacière
Dates : du 17 au 18 juin 2003
Horaires : à 20h30
Tarifs : Plein tarif : 14 ?, Tarif réduit : 10 ?
Informations supplémentaires : de 12h à 19h au 01.45.88.62.22
De Bertolt Brecht et Kurt Weil.
Mise en scène : Jacques Dupont – Compagnie du Chameau (93).
Avec : Sophie Perret, Emmanuelle Dorin, Sylvie Do, Sarah Di Prospero, Béatrice Vincent, Anne-Laure Le Doussal, Elisabeth Ledoré, Ondine Vincent, Juliette Allauzen-Woirin, Julien Cazarre, Ian Fénelon, Emmanuel Barbier, Paul Bacrie Frédéric Colico, Lionel Chemla, Stéphane Bossard, Patrice Mercier, Dirk Bruning, et Jean-Marc Racine.
Pianiste : Dirk Bruning.
Direction Musicale : Stéfano Cavazzini;
Costumes : Sarah Di Prospero.
Assistée de : Emily Martin et Sylvie Do.
Critique parue lors des représentations de Juin 2002
La Troupe du Chameau s’est lancée dans l’ambitieux projet d’interpréter L’Opéra de Quat’Sous au format de poche: petite scène du Tambour Royal, un unique piano pour l’accompagnement, des décors réduits au minimum. Mais comme pour compenser ce dépouillement apparent, c’est l’enthousiasme maximum du coté de la troupe. Les textes et les chansons sont bien sûr en francais (rappellons que la version originale créée en 1928 est en allemand). Bref il y a là matière à une bonne surprise.
Si effectivement la soirée s’avère plaisante, tout n’est pas parfaitement en place cependant. L’accompagnement au piano sonne timidement, on l’aimerait plus canaille. Les voix sont peu assurées (hormis Sylvie Do dans le rôle de Lucy), un chef de choeur pourrait aisément améliorer la situation avec un peu de travail: le merveilleux duo de Polly et Lucy dans la prison atteste qu’un beau résultat est à la portée. Enfin une mise en scène plus cynique autour du personnage de Peachum renforcerait encore la cruauté du texte. Du coté des points positifs: le spectacle fonctionne plutôt agréablement. Bien dans sa partie parlée, il comporte quelques réserves sur la partie chantée. C’est déjà beaucoup comparé aux moyens de la troupe. La Polly de la soirée (représentation du 21 mai) tient son rôle avec passion (mais sa voix souffre un peu pendant les chansons). Le Peachum de Ian Fenelon, et les mauvais garçons autour de Mackie montrent une belle présence comique. L’oeuvre, que le grand opéra a tendance à confisquer, est trop rare pour passer à coté. Cette attachante représentation dans un théâtre populaire au format de poche vaut bien de lui consacrer une soirée.
