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Louisa Déry et Michèle Grondin

Le mardi 16 février 2010 à 3 h 40 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Michèle Grondin © DR

Michèle Grondin © DR

Parlez-nous de la comédie musicale Le Blues d’la Métropole…
Michèle Grondin : Le Blues d’la Métropole est une comédie musicale basée sur l’œuvre du groupe Beau Dommage. Cette production présente autant les succès que les chansons moins connues du groupe. Il faut mentionner que c’est une histoire fictive et non une comédie musicale sur le groupe Beau Dommage. L’action débute en 1976 et se termine vers 1986. Un groupe de six jeunes du quartier Villeray à Montréal et d’un moins jeune – Yvon, le propriétaire de la taverne joué par Normand D’amour – vont évoluer au fil de l’histoire. C’est-à-dire qu’il va y avoir différentes prises de décision tout au long de leur parcours, entremêlées d’histoires d’amour.  C’est évident, car les chansons de Beau Dommage parlent beaucoup d’amour. C’est sûr qu’on ne pouvait pas passer à côté de ça. Lors du processus, Louisa et moi avons réalisé que l’on pouvait  créer un dialogue à l’intérieur d’une chanson. Alors, on s’est fait un devoir de ne pas ajouter de texte en dehors des chansons. Comme Beau Dommage parle beaucoup de la métropole, de l’amour et de l’amitié, c’est ce que nous retrouvons dans la comédie musicale.
Louisa Déry : Cela aurait pu s’appeler un « opéra-rock » mais nous n’avons pas été dans ce sens-là car le mot « rock » n’a pas vraiment de lien avec le produit de Beau Dommage.

Comment en êtes-vous venues à écrire cette pièce ?
L.D. :
Nous avons reçu la visite d’un « idéateur » portant le nom de Michel Therrien, ici même, aux Productions Périphérie. Il est arrivé avec sa petite valise remplie de projets dont Le Blues d’la Métropole. Il venait tout juste d’assister à la comédie musicale Mamma Mia, sur Broadway,  et l’idée lui est apparue soudainement de vouloir faire une comédie musicale avec les chansons d’un groupe québécois. C’est Beau Dommage qui s’est imposé. Les producteurs se sont précipités sur ce projet comme un chien sur un os (rires). À partir de ce moment, nous nous sommes mises à écrire ce qui est devenu Le Blues d’la Métropole.

Avez-vous eu votre mot à dire  lors des auditions ?
M.G. : Je peux dire que nous avons été extrêmement privilégiées. Que ce soit du côté de la production et de la création ou même du côté du metteur en scène, Serge Denoncourt, ils ont toujours voulu que nous soyons impliquées dans tout ce processus. C’est même Louisa qui a fait le premier « sceening ». Nous avons reçu des centaines de candidatures afin de combler les sept rôles de la pièce. Ensuite, nous avons rencontré tout ce beau monde pour pouvoir en sélectionner une trentaine aux auditions.
L.D. : Serge nous a suggéré quelques comédiens.
M.G. : Louisa, Serge et moi avons choisi ensemble la distribution. C’est un processus de collaboration complète entre nous. Nous nous disions que maintenant que notre partie est complétée… Mais non, ils nous impliquent dans la suite de l’aventure et nous constatons que  nous sommes bien chanceuses.

Vous avez pris la décision de ne pas choisir une « tête d’affiche ». Ce n’est pas trop risqué ?
M.G. :
Pour nous, la tête d’affiche est représentée par Beau Dommage et son répertoire ! D’après moi, c’est suffisant pour supporter le spectacle. Il fallait oublier l’association d’une chanteuse très connue interprétant du Beau Dommage. Il fallait que le public voit le personnage et non l’interprète. De plus, on voulait que le public soit vraiment à l’écoute des merveilleux textes des chansons. Il ne faut pas oublier que les chansons de Beau Dommage sont très connues. Nous savons qu’il y a des interprètes qui auraient pu jouer ces rôles. Mais, pour cette comédie musicale nous voulions que le public ne réalise pas qu’il y a un « artiste » derrière le personnage.
L.D. : Par contre, c’était très important que ce soit avant tout des acteurs avec de belles voix.

Êtes-vous, jusqu’à maintenant, satisfaites de vos choix ?
M.G. : Après les avoir choisis et réécoutés, nous nous sommes dit : « Ils sont donc bien bons ! » (Rires). Nous étions vraiment très épatées. Ils ont des voix pures et de très bonnes harmonies avec beaucoup de personnalité dans leur voix.
L.D. : Leur voix est un organe très important et chaque voix est très caractéristique de leur personnage. Cela va apporter une couleur différente aux chansons.
M.G. : D’ailleurs, Serge nous disait qu’il voulait une petite troupe de théâtre plus qu’un casting populaire et je crois que nous y sommes parvenues.

Les spectateurs auront-il droit à des musiciens sur la scène ?
L.D. :
Oui. Nous aurons cinq musiciens qui joueront « live » sur scène, pas sous la scène ! (rires)
M.G. : Ils sont partie intégrante de l’histoire. Ils représentent un « band de garage » et, ils vont être utilisés aussi comme back vocals. Ce sera très dynamique.

Louisa Déry © DR

Louisa Déry © DR

Des modifications du côté des arrangements musicaux ? Et du côté texte ?
L.D. : Effectivement, nous avons eu à travailler avec des membres du groupe Beau Dommage. Ils ont été impliqués dans notre projet dès le début. Et dès que le projet final a été complété, nous avons dû aviser Beau Dommage que, pour faire avancer l’histoire, on se devait de faire quelques changements du côté rythmique. Tout de suite, ils les ont approuvés et aimés. Ils ont même fait des suggestions. De notre côté, par respect, nous ne voulions pas toucher à certains de leurs grands classiques.
M.G. : Du côté texte, des changements très légers comme changer un « il » pour un « elle » ou bien un prénom mais jamais nous n’avons eu à réécrire deux lignes au complet.

La collaboration avec le groupe Beau Dommage, ça s’est passé de quelle façon ?
M.G. : Ils ont été de très bons guides pour nous. Parfois, nous aurions aimé faire quelques changements sur certaines choses mais, là, on nous disait : «Les filles, vous allez un peu trop loin. Ça, ce n’est pas permis ». Et à d’autres changements, ils nous ont laissé le champ  complètement libre. Nous avons aussi choisi  le directeur musical, Christian Péloquin, en fonction de son implication avec le groupe Beau Dommage. Ses arrangements musicaux sauront satisfaire Beau Dommage, groupe avec lequel il a déjà travaillé.

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