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Love For Sale – Une nuit avec Cole Porter (Critique)

Le samedi 23 août 2014 à 11 h 27 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre de Belleville - 94 rue du Faubourg du Temple 75011 Paris - M° Belleville
Dates : Du 24 août au 9 septembre 2014
Horaires : Dim. et lun. à 20h30 - Mar. à 19h15 - Relâche le 8 septembre

nuit-cole-porterPar Les Colporteurs
Musique et paroles
de Cole Porter
Sous la direction musicale de Mathilde et Vladimir Médail
Mise en scène Ariane Raynaud
Chorégraphie Emma Scherer
Avec Mathilde, Vladimir Médail, Emma Scherer et Brian Papadimitriou
Design sonore Christophe Césaire
Régie Cloé Bernadet

Un spectacle présenté par la compagnie Les Rugissants
Durée 1H15

Cole Porter écrivait des chansons comme il vivait sa vie : avec aisance et légèreté, mais aussi une profonde mélancolie. Dandy millionnaire, génie de la musique et des mots, il a toujours vécu dans l’obsession de plaire aux femmes en société, aux hommes en secret et, avant tout, de plaire au public.

Sur scène, une chanteuse, un guitariste et deux danseurs vous plongent dans la fièvre du Paris des années folles, la folie de Broadway et la fureur d’Hollywood.

Notre avis :
Au Théâtre de Belleville, la salle est pleine pour applaudir la chanteuse Mathilde et les Colporteurs.
Comment retracer la vie flamboyante de Cole Porter… mission somme toute impossible. Mais en choisissant soigneusement une douzaine de chansons, les Colporteurs ont donné à ressentir un état d’esprit : celui d’un homme, compositeur et parolier de talent, dont l’œuvre, gigantesque, a marqué la première moitié du XXe et perdure de nos jours.
C’est accompagnée du guitariste Vladimir Medail, sur une scène nue, que Mathilde entre en scène, avec sa voix langoureuse et entame le spectacle dans une version intimiste et suave de « Love for a sale » (The New Yorkers, 1930). Clin d’œil à ce qui serait l’une des chansons préférées de son auteur.
Changement de style avec « Be A Clown » (The Pirate, 1948) sur laquelle Emma Scherer et Brian Papadimitriou, les deux danseurs, font leur entrée, clin d’œil aux Nicholas Brothers qui accompagnaient Gene Kelly dans le film musical. Emma et Brian accompagnent le récital avec leurs chorégraphies amoureuses.
Parce qu’en effet, l’amour est un thème récurrent du spectacle : l’amour de Paris, où Cole Porter vécu, au travers des titres tels que « I Love Paris » et « Paris Loves Lovers », toutes deux extraites de Can-Can (1953), l’amour des femmes (ou des hommes) avec ses espoirs et ses désillusions, l’amour des fêtes hollywoodiennes avec des chansons extraites de Born To Dance, 1936 (« You’d Be So Easy to Love » et « I’ve got you under my skin » – reprise par Joséphine Baker l’année suivante – « C’est si facile de vous aimer » – ou par Frank Sinatra en 1966), de Kiss Me Kate, 1948 (« Always true to you in my fashion »), ou encore de Anything Goes, 1934 (« You’re the top »).
Deux chansons emblématiques viennent enfin clore ce spectacle musical : « Stereophonic Sound » issue de la comédie musicale éponyme qui, en 1955, sera la dernière création scénique de Cole Porter et « Anything Goes » (1934), à noter que cette dernière vient d’être réinterprétée le duo formé de Lady Gaga et Tony Bennett.
C’est donc un joli moment passé où l’on regretterait toutefois quelques transitions un peu longues au détriment de quelques titres supplémentaires qui seraient les bienvenus.

 

 

 

 

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