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Lucie Bernardoni : « Faites l’amour, pas la guerre »

Le lundi 14 mars 2011 à 8 h 22 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Lucie Bernardoni

Lucie Bernardoni, comment vous êtes-vous retrouvée dans un projet de comédie musicale ?
Hair est effectivement ma première expérience en comédie musicale. J’ai tout simplement envoyé mon CV suite à une annonce de casting parue sur Regard en Coulisse. Sylvain Meyniac, le metteur en scène, m’a choisie à l’issue de cette audition et m’a présenté le projet. J’ai été très touchée de la confiance qu’on m’a accordée.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet ?
C’est un vrai saut dans les années 70. Cette version se rapproche de l’originale avec Julien Clerc. Musicalement, les arrangements se rapprochent de ceux de l’époque et les musiques sont interprétées par quatre musiciens sur scène.

Vous connaissiez déjà cette œuvre ?
Oui, je l’avais vue en 1998 à Mogador (j’avais 11 ans à l’époque) et l’ambiance générale m’avait déjà beaucoup plu. Je suis très sensible au message véhiculé dans ce spectacle. « Faites l’amour… pas la guerre ». Dans cette production, ce leitmotiv a une résonance particulière : 30 % des bénéfices nets sont reversés au Sidaction. Du coup, le message que nous portons évoque à la fois la lutte contre la guerre, mais également contre le SIDA.

Comment avez-vous appréhendé le rôle de Sheila ?
Le metteur en scène nous a laissés très libres dans nos interprétations. Chacun a pu proposer des choses et apporter sa personnalité à son personnage. Du coup, Sheila est un personnage qui me ressemble beaucoup. Elle porte beaucoup de mes convictions. Jouer son rôle est assez naturel pour moi.

C’est la première fois qu’on vous voit jouer dans une comédie musicale. C’est un genre que vous aimez ?
Oui, c’est un exercice que je n’avais pas eu le temps, ni l’envie, d’approcher jusque-là. J’étais concentrée sur mes projets personnels, avec notamment la sortie de mon album. Mais j’adore cette expérience. J’ai envie de continuer à travailler en troupe en mettant mon ego de côté. On apprend beaucoup très très vite.

Avec le recul, pensez-vous que la Star Academy a été bénéfique ou non pour votre carrière ?
Le fait de faire la Star Academy m’a permis de faire certaines rencontres artistiques que je n’aurais pas faites toute seule. Donc je n’ai aucun regret et j’assume totalement ma participation. Maintenant, elle m’a également fermé des portes professionnelles. Il y a certains castings où je ne suis pas écoutée juste à cause de cette étiquette. C’est parfois compliqué à gérer et contradictoire. J’ai fait la Star Ac pour me former artistiquement et je suis rejetée à certains castings pour cette raison…

Votre album “Mélancosmiaque” a été produit chez Akamusic, un label participatif belge. Les majors ne vous ont pas suivie ?
Je dirais plutôt qu’elles ne m’ont pas attendue ! Il faut remettre les choses dans leur contexte. Quand je suis sortie de la Star Ac, je n’avais que dix-sept ans. Je n’avais pas de projet artistique abouti. Je n’étais pas prête. Alors j’ai écrit, j’ai fait des concerts. La conjoncture était difficile… Quand j’ai fait le choix d’aller chez Akamusic, c’était un risque, mais il fallait le prendre. Au final, j’étais ravie car les gens qui ne me connaissaient pas ont apprécié tout le chemin artistique parcouru. J’ai récolté 50 000 euros en 16 jours ! J’ai pu enregistrer dans un studio assez grand avec des cordes, des cuivres, et réaliser un album aux sonorités jazzy.

Vous avez écrit les textes de tout l’album ?
Sur les dix titres, j’en ai écrit huit. Pascal Lafa et Pedro Alvès ont composé les chansons. Chacun apportait ce que l’autre n’avait pas. C’est un vrai mélange qui me plaît beaucoup. J’ai mis trois ans et demi à faire aboutir ce projet. Il me fallait le temps de tout trouver : le style, l’écriture des chansons, les arrangements… Je n’avais pas de pression. J’étais libre de faire ce que je voulais. Aujourd’hui, je suis contente du résultat et je suis fière de le défendre. Quand les gens aiment, je suis très touchée car j’y ai mis beaucoup de moi.

Vous avez tourné un clip sulfureux pour le promouvoir. Pourquoi ce choix ?
J’avais une réelle envie de tourner une belle scène d’amour, bien tournée, pas vulgaire. C’était décalé. Le clip a effectivement fait parler de lui en occultant parfois l’album, mais j’assume totalement ce choix.

Vous avez des projets en vue ?
Oui, j’ai un concert prévu à Paris cet été dont la date est encore à confirmer et une tournée prévue partout en France et en Belgique pour la fin d’année 2011 et début 2012 pour promouvoir l’album. Et puis, j’ai hâte de voir comment Hair va marcher. Je suis très attachée à mon rôle. Il est question d’une reprise à la rentrée. J’attends de voir. J’ai très envie de continuer dans la comédie musicale. En attendant, l’écriture de mon second album est lancée…

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