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Madame Butterfly (à l’Opéra de Massy)

Le jeudi 15 novembre 2007 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Opéra de Massy - 1 place de France, BP 75, 91303 Massy
Dates : du 9 au 11 novembre 2007
Horaires : vendredi 09 novembre à 20h, dimanche 11 novembre à 16h
Tarifs : 47 et 55 euros, TR 38 et 44 euros
Informations supplémentaires : 0892 70 75 75

Direction musicale JURAJ VALCUHA
Mise en scène MIREILLE LARROCHE
ORCHESTRE NATIONAL D’ILE DE FRANCE

Avec
Cio-Cio San: Rié Hamada
Suzuki: Christine Labadens
Kate Pinkerton: Ludivine Gombert
Pinkerton: Avi Klemberg
Sharpless: Olivier Heyte
Goro : Yvan Rebeyrol
Le Bonze : Ruben Amoretti
Yamadori : Virgile Frannais
Choeurs : Opéra-Théâtre d’Avignon
Production :
Opéra de Massy / Opéra-Théâtre d’Avignon – Production des Chorégies d’Orange 2007

La mise en scène très soignée et la cohésion des chanteurs font souffler sur cette Madame Butterfly un agréable vent de fraîcheur orientalisante. Avec ses portiques en bois brun rouge, ses volets vénitiens, et un parterre dégradé en terrasses, le décor à la japonaise est incontestablement élégant, tout comme le choix soigné des costumes. L’éclairage puissant valorise les couleurs en aplat, au point que par moments, on se croirait dans un dessin animé de Disney.

Ainsi présenté ce pilier du répertoire de l’Opéra profite de ce traitement qui lui rend une efficacité dramatique immédiate en se passant de star. Rappelons rapidement l’intrigue : la jeune japonaise Cio Cio San dite Madame Butterfly épouse l’officier américain Pinkerton qui voit en elle une passade à vite oublier. Sitôt marié, il repart aux Etats-Unis et elle l’attend avec dévotion en s’occupant de leur enfant. Ils se retrouveront plus tard et saisiront le terrible malentendu.

L’abattage de la fragile Rié Hamada dans le rôle titre emporte l’adhésion, elle est entourée d’un beau Pinkerton, et un consul Sharpless déchiré, interprétés respectivement par Avi Klemberg et Olivier Heyte. Bien placés vocalement et inscrits dans le drame, ils font ressortir les émotions à l’intérieur de la bulle tissée autour de Cio-Cio San. Les personnages secondaires sont satisfaisants, sachant être drôles ou graves à bon escient afin que la mécanique élaborée par Puccini fonctionne immédiatement. Au baisser de rideau, on n’a qu’une envie : demander d’autres classiques traités de façon aussi ravissante et accessible.

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