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Mamma Mia! (Critique)

Le dimanche 7 novembre 2010 à 9 h 20 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Palais des Sports - 1 place de la Porte de Versailles - 75015 Paris - M° Porte de Versailles.
Dates : Du 20 au 22 septembre 2013.
Horaires : Les vendredi et samedi à 20h30. Les samedi etdimanche à 15h.
Tarifs : De 49 à 87 €.

Musique d’ABBA
Catherine Johnson : Livret
Phyllida Lloyd : Mise en scène
Mark Thompson : Scénographie
Howard Harrison : Création lumière
Martin Koch : Direction musicale, musique additionnelle et arrangements
Bobby Aitken : Création sonore

Distribution (deuxième saison) :

Donna : Sophie Delmas
Tanya : Marion Posta
Rosie : Karen Gluck
Sophie : Gaelle Gauthier
Sky : Dan Menasche
Sam : Jerome Pradon
Henri: Alain Wilmet
Paul: Francis Boulogne
Lisa : Mélina Mariale
Ali : Alix Briseis
Pepper : Tristan Chapelais
Eddy : Sylvain Mathis

Ensemble : Nolwen Knecht, Carole Gayraud, Noémie François, Clémence Bouvier, Maryse Boiteau, Lorelyne Foti, Magali Dahan, Hervé Lewandowski, Olivier Rey, Eric Jetner, Etienne Ducamain, Bruno Desplanche, David Sollazzo, Daniel Delyon
Swings : Fabrice Cazaux, Florian Fructuoso, Lucile Bourdon, Gaëlle Pauly.

Le mot de la production : 22 chansons légendaires d’ABBA racontent l’histoire de Donna, une mère célibataire qui habite une île grecque au charme paradisiaque. Pour célébrer le mariage de sa fille Sophie, qu’elle a élevée seule, Donna a invité Rosie et Tanya, ses deux plus proches amies avec qui elle formait jadis le trio « Donna et les Dynamos ».

Quant à Sophie, elle se lance à la recherche de son père inconnu pour la mener à l’autel. Elle lit le journal intime de sa mère Donna et y découvre trois pères potentiels parmi ses anciens amants. Ne sachant pas duquel il s’agit, elle les invite en cachette à la cérémonie… En vingt-quatre heures chaotiques, de nouvelles idylles vont fleurir et d’anciens amours vont renaître sur cette île.

2h40 dont 20 minutes d’entracte.

Notre avis (écrit en octobre 2010) : Voilà, Mamma Mia! a ouvert en grandes pompes à Mogador. La première du 28 octobre a remporté un franc succès et les ventes des billets semblent confirmer l’engouement d’un large public. Et pour qui veut passer une soirée sans se poser de questions, juste se laisser aller à une histoire simple et linéaire pimentée par des chansons mythiques il ne faut pas bouder son plaisir. En effet, tout est parfaitement réglé (le spectacle est plus que rôdé et il a fait ses preuves !), la troupe française s’en donne à cœur joie et l’énergie des artistes se communique aux spectateurs qui guettent le prochain tube (toujours prompt à arriver). Quant à la version française, elle n’entache pas le plaisir que l’on peut prendre au spectacle. L’action se situe toujours sur une île grecque et met en présence des personnes américaines (les prénoms de certains personnages ont été francisés, ce qui donne un décalage un peu bizarre…). De toute manière, on ne peut pas dire que les chansons originales atteignent des summums de poésie et de recherche stylistique… Donc en français ou en anglais : whatever. En revanche les mélodies, souvent plus complexes qu’il n’y parait, sont un plaisir à réécouter. Attention toutefois pour les personnes au cœur fragile : l’ouverture du spectacle, ainsi que de celle de la seconde partie, sont de nature à faire flancher les pacemakers les plus costauds. D’ailleurs la salle entière sursaute. Tout s’arrange, fort heureusement, très rapidement.

Quant aux interprètes chacun défend son rôle avec conviction. Là encore l’énergie l’emporte. Notons que le soir de la première Karen Gluck, dans le rôle de Rosie, s’est taillée la part du lion (if I may say so), faisant éclater une nature comique idéale. Sa consoeur Marion Posta, en cougar qui s’ignore, s’en sort fort bien également. Claire Guyot assume parfaitement le rôle de Donna, mère un rien dépassée par les événements, Gaëlle Gauthier est ravissante en jeune première séduite par Dan Menasche qui a de l’énergie à revendre. Le trio des pères fonctionne lui aussi sans problème, il est assez amusant de voir Jérôme Pradon dans un rôle léger, bien éloigné de ses dernières compositions. Car même si quelques notes d’émotion sont distillées ici ou là, elles s’éventent rapidement au son de la prochaine chanson.

En résumé un spectacle qui tient ses promesses par son professionnalisme et l’énergie qu’il distille. On sait pourquoi on vient le voir, limites incluses, on en ressort content, le pari est gagné.

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