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Mamma Mia! (Critique)

Le dimanche 7 novembre 2010 à 9 h 20 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre Mogador 25 rue de Mogador 75009 Paris - Métro : Trinité (ligne 12), Chaussée d’Antin Lafayette (ligne 9), Havre-Caumartin (lignes 3 & 9)
Dates : A partir du 28 octobre 2010. Reprise le 30 septembre 2011. Dernière 1 juillet 2012.
Horaires : Du mardi au samedi, 20h. Les samedi et dimanche, 15h.
Tarifs : 25 €, 42 €, 62 €, 82 €
Informations supplémentaires : 0820 88 87 86

mamma-mia-parisMusique d’ABBA
Catherine Johnson : Livret
Phyllida Lloyd : Mise en scène
Mark Thompson : Scénographie
Howard Harrison : Création lumière
Martin Koch : Direction musicale, musique additionnelle et arrangements
Bobby Aitken : Création sonore

Distribution (deuxième saison) :

Donna : Sophie Delmas
Tanya : Marion Posta
Rosie : Karen Gluck
Sophie : Gaelle Gauthier
Sky : Dan Menasche
Sam : Jerome Pradon
Henri: Alain Wilmet
Paul: Francis Boulogne
Lisa : Mélina Mariale
Ali : Alix Briseis
Pepper : Tristan Chapelais
Eddy : Sylvain Mathis

Ensemble : Nolwen Knecht, Carole Gayraud, Noémie François, Clémence Bouvier, Maryse Boiteau, Lorelyne Foti, Magali Dahan, Hervé Lewandowski, Olivier Rey, Eric Jetner, Etienne Ducamain, Bruno Desplanche, David Sollazzo, Daniel Delyon
Swings : Fabrice Cazaux, Florian Fructuoso, Lucile Bourdon, Gaëlle Pauly.

Le mot de la production : 22 chansons légendaires d’ABBA racontent l’histoire de Donna, une mère célibataire qui habite une île grecque au charme paradisiaque. Pour célébrer le mariage de sa fille Sophie, qu’elle a élevée seule, Donna a invité Rosie et Tanya, ses deux plus proches amies avec qui elle formait jadis le trio « Donna et les Dynamos ».

Quant à Sophie, elle se lance à la recherche de son père inconnu pour la mener à l’autel. Elle lit le journal intime de sa mère Donna et y découvre trois pères potentiels parmi ses anciens amants. Ne sachant pas duquel il s’agit, elle les invite en cachette à la cérémonie… En vingt-quatre heures chaotiques, de nouvelles idylles vont fleurir et d’anciens amours vont renaître sur cette île.

2h40 dont 20 minutes d’entracte.

Notre avis : Voilà, Mamma Mia! a ouvert en grandes pompes à Mogador. La première du 28 octobre a remporté un franc succès et les ventes des billets semblent confirmer l’engouement d’un large public. Et pour qui veut passer une soirée sans se poser de questions, juste se laisser aller à une histoire simple et linéaire pimentée par des chansons mythiques il ne faut pas bouder son plaisir. En effet, tout est parfaitement réglé (le spectacle est plus que rôdé et il a fait ses preuves !), la troupe française s’en donne à cœur joie et l’énergie des artistes se communique aux spectateurs qui guettent le prochain tube (toujours prompt à arriver). Quant à la version française, elle n’entache pas le plaisir que l’on peut prendre au spectacle. L’action se situe toujours sur une île grecque et met en présence des personnes américaines (les prénoms de certains personnages ont été francisés, ce qui donne un décalage un peu bizarre…). De toute manière, on ne peut pas dire que les chansons originales atteignent des summums de poésie et de recherche stylistique… Donc en français ou en anglais : whatever. En revanche les mélodies, souvent plus complexes qu’il n’y parait, sont un plaisir à réécouter. Attention toutefois pour les personnes au cœur fragile : l’ouverture du spectacle, ainsi que de celle de la seconde partie, sont de nature à faire flancher les pacemakers les plus costauds. D’ailleurs la salle entière sursaute. Tout s’arrange, fort heureusement, très rapidement.

Quant aux interprètes chacun défend son rôle avec conviction. Là encore l’énergie l’emporte. Notons que le soir de la première Karen Gluck, dans le rôle de Rosie, s’est taillée la part du lion (if I may say so), faisant éclater une nature comique idéale. Sa consoeur Marion Posta, en cougar qui s’ignore, s’en sort fort bien également. Claire Guyot assume parfaitement le rôle de Donna, mère un rien dépassée par les événements, Gaëlle Gauthier est ravissante en jeune première séduite par Dan Menasche qui a de l’énergie à revendre. Le trio des pères fonctionne lui aussi sans problème, il est assez amusant de voir Jérôme Pradon dans un rôle léger, bien éloigné de ses dernières compositions. Car même si quelques notes d’émotion sont distillées ici ou là, elles s’éventent rapidement au son de la prochaine chanson.

En résumé un spectacle qui tient ses promesses par son professionnalisme et l’énergie qu’il distille. On sait pourquoi on vient le voir, limites incluses, on en ressort content, le pari est gagné.

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42 commentaires
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  1. tout à fait d’accord avec la description faite de domst ainsi que celle de julien playback pseudo karaoké , beaucoup de battage médiatique et des gens bons publics, c’est vrai que l’on à tous les chansons originales dans notre tête et que l’on a envie de les faire revivre en live mais au final c’est vrai on a le sentiment de s’être fait avoir.
    Et ce jusqu’au parking où il vous annonce un tarif préférentiel à 5euros 50 pour en final payer 12euros 50
    depuis une semaine j’essaie de régler ce litige mais pas de réponse de mogador

  2. En lisant les critique que j’ai pu lire, je me demande plusieurs choses:
    – D’abord, parlons-nous du même spectacle ?
    – Les petits malins qui comparent à Broadway ou à Londres ont-ils vu le spectacle dans ces pays ?
    – Savez-vous vraiment ce qu’est le métier de traducteur ?
    Grande fan d’ABBA, je faisais partie des bornés qui ne voulaient pas voir le spectacle parce que les chansons étaient traduites en français. Finalement, ce travail a été remarquablement bien fait. Non, la traduction, ce n’est pas reprendre mot à mot le sens d’un texte, mais l’adapter aux habitudes et à la langue d’arrivée pour que le résultat soit naturel à l’oreille de celui qui l’écoute dans sa langue maternelle. Ce qui est vrai pour un roman, un documentaire ou un film l’est d’autant plus pour ce qui est de la musique ! Il n’y a pas qu’un sens à respecter: il y a un rythme, une mélodie, des sonorités en plus du sens. Faire sonner « here I go again » avec « c’est la même rengaine » (Mamma Mia), « When you’re gone » avec « Si tu gommes », transposer « I figured it made sense building me a fence » (SOS) par « je me sentais de taille à bâtir des murailles » (The winner takes it all), c’est du génie. Les sonorités sont parfaitement respectées, les rimes se retrouvent exactement au même endroit selon le même schéma, de belles images remplacent des paroles qui semblaient pourtant irremplaçables et intraduisibles.
    Ensuite, pour ce qui est de la comparaison avec les autres pays, mes parents ont vu le spectacle à Broadway, les décor sont les mêmes. Etant donné que les directives viennent de Londres, la scène est la même absolument partout. Quant au fait de le passer en français, dans tous les pays les chansons ont été traduites, pourquoi pas en France ?
    A-t-on tous vu le même spectacle ? A part les choeurs et les percussions, le spectacle est entièrement en live. Les musiciens sont pas présents, ce n’est pas du karaoké, et d’ailleurs cela permet parfois quelques erreurs ou maladresse amusante qui font la joie du spectacle vivant. De même, les chanteurs ne font pas de playback, il leur arrive même de se tromper dans leurs paroles (la joie du spectacle vivant !) Le public applaudit avec enthousiasme à la fin de chaque représentation, ce n’est quand même pas pour rien. En général, les gens ne s’ennuient pas et ce n’est pas rare d’entendre des personnes dire aux artistes à la sortie qu’ils reviendront.
    Et puisque certains semblent trouver les artistes mauvais, je vais démentir ça très vite. J’ai vu la spectacle avec dans le rôle de Donna Sophie Delmas, Maryse Boiteau et Nolwenn Knecht, et les deux doublures valent largement la titulaire, elles sont toutes les trois aussi formidables les unes que les autres, avec des qualités et des défauts, donnant chacune une interprétation très différente et toujours intéressantes du personnage. Marion Posta et Karen Gluck, qui jouent respectivement Tanya et Rosie, les deux amies de Donna, sont des comédiennes excellentes et ne déçoivent pas durant leurs scènes de comédie (il leur suffit même d’entrer en scène sans parler pour déclencher les rires du public), mais elle n’en sont pas moins chanteuses (en particulier Marion Posta qui a une très belle voix et a toujours du succès dans son interprétation de « Si maman permet » – Does your mother know) Parmi les doublures à ne pas manquer, Bruno Desplanche a interprété un Sam exceptionnel, notamment la chanson « Qui je suis, qui sommes nous ? » (admirez au passage la traduction dans les sonorités de « Knowing me, knowing you ») et s’en est également très bien sorti dans le rôle de Paul, même si le titulaire du rôle, Francis Boulogne, est un comédien remarquable qui sait faire rire en se contentant d’apparaître sur scène.
    Donc moi personnellement je conseille plutôt d’aller voir le spectacle (vite, parce qu’il n’en reste plus beaucoup !)

  3. Ceux qui se permettent de juger de la justesse des voix ou d’affirmer qu’il s’agit de play-back me font rire. Qu’en savez-vous au juste ? Vous pourriez monter cela en quatre ou cinq jours de répétitions ? Vous n’avez sans doute jamais pratiqué la scène pour oser affirmer cela. Croyez-vous qu’une chorégraphie s’apprend, se construit, se place, se retient en quelques heures ? Pensez-vous qu’il suffit de saisir un micro pour savoir chanter ? Comme tout spectacle, le Mamma Mia du Mogador relève de nombreuses heures de répétitions. Les chants ne sont pas du play-back et l’orchestre est bien présent dans la fosse. J’ai pu rencontrer les artistes et discuter avec eux. Vous pouvez aussi trouver sur internet des vidéos des répétitions. Tout cela relève d’un long travail et vos jugements sont irrespectueux pour ces artistes.
    Quant à vos plaintes sur les paroles, lisez le message de Tara qui est très instructif. Dans chaque pays dans lequel est joué cette comédie musicale, les paroles sont adaptées à la langue. Les décors et les costumes sont les mêmes dans le monde entier.
    Prenez le temps d’apprécier ce spectacle qui met en scène une belle histoire, des danseurs et des chanteurs doués. Laissez-vous toucher par « La loi du plus fort » de Sophie Delmas ou de Maryse Boiteau, riez du trio qu’elles forment avec Marion Posta et Karen Gluck.
    Si ce spectacle ne vous a pas plu, quel est l’intérêt de venir le démolir à ce point sur ces pages ? Besoin d’exprimer se déception ? De déverser sa rancœur ? C’est puéril. Bien sûr ces pages sont faites pour s’exprimer et donner son avis. Mais il faut apprendre à prendre du recul. Donnez cet avis comme le vôtre, pas comme une vérité générale. N’avancez pas des choses que vous n’avez pas vérifiées.
    Quant à vous lecteurs, ne vous laissez pas décourager par ces critiques. Les avis sont divers, c’est normal, cela dépend des sensibilités, des goûts de chacun. Si certains qualifient le spectacle de minable, d’autres vous diront que c’est un moment magique, de rêves, de musique, de rire, de joie ! Je crois qu’il faut y aller et le vivre pour pouvoir s’en rendre compte par soi-même ! Les représentations au Mogador touchent bientôt à leur fin mais Mamma Mia arrive en province. Alors… bon spectacle ! 🙂

  4. (au fait, en haut, vous avez fait une faute, vous avez oublié le « o » à Marion Posta dans le rôle de Tanya^^)

  5. Mamma Mia c’ est 500 000 spectateurs, 2 ans en résidence à Mogador plus une tournée énorme. Stage s ‘est renfloué du trou fait sur Zorro.
    Alors les beaux esprits qui se croient autorisés à critiquer on s en foue mais totalement!!!!!

  6. Si le spectacle a duré si longtemps (trop longtemps ?) c’est à grand coup de promo continue pour arriver à remplir la salle surtout en semaine alors arrêtez de vous réjouir d’un semi succès.
    Je suis allé le revoir hier suite à une promo à 50% et j’ai le même avis qu’en 2010, les version françaises sont rarement réussies, la palme revient au fameux « qui je suis qui sommes nous » (knowing me knowing you) que pour ma part je déteste. Quant au prix de 99 € c’est largement démesuré, rien à voir avec l’excellent Roi Lion.

  7. Suite à la lecture des quelques commentaires ci-dessus, je m’étonne.
    A-t-on tous vu le même spectacle ?
    Dans celui que j’ai vu à Lyon il y a quelques jours, le jeu était mauvais, les fausses notes se sont enchaînées et les performances dansées n’étaient vraiment pas non plus exceptionnelles.

    Et ne me sortez pas un « ben vas-y, monte sur scène toi, on verra si tu fais mieux », car je ne suis pas artiste et je ne touche pas leurs copieux cachets. Par contre je connais nombreux artistes -qui pourtant galèrent à faire leur statut d’intermittent à cause de l’absurdité de la politique culturelle française- qui feraient facilement mieux qu’eux.
    Je rappelle que la comédie tourne depuis 3 ans. Alors que le premier rôle ne soit pas foutu de contrôler ses cordes vocales défaillantes, oui, ça m’horripile.

    Car on est tous d’accord, le but de la boite de prod de Mamma Mia est bien de faire de la thune, mais c’est bien aux dépens du spectacle vivant sur lequel elle crache allègrement en proposant une prestation d’aussi mauvaise qualité et en faisant croire à son public qu’il s’agit bien là de culture.
    Alors que Mamma mia! est à la Culture ce que Loft Story est au Cinéma.

    Culturellement,

  8. The winner takes it all, sublime chanson de Abba, sublime reprise et dans le texte en Français et dans l’interprétation, par Mireille Mathieu !
    Quand à Sophie Delmas : l’adaptation du tube de Abba en Français est ratée pour ne pas dire plus
    C’est un véritable massacre!!!
    Le texte « la loi du plus fort » est navrant et l’interprétation ne relève en rien le niveau !
    Les producteurs avaient-ils bu avant de produire un tel massacre ???

    Sophie Delmas a sans doute du talent, mais là, on est passé à côté.

  9. Pour moi je ne tiens pas en compte les critiques négatives. Car franchement ces gens là ne connaissent en rien sur l’art et la musique. Et ferait mieux de se taire que d’insulter un grand nombre de personnes pour travaillent dure pour faire de ce spectacle un show incroyable et très réussit.L’histoire est original peu commune mais si réelle et touchante. Les chansons reprises en Français ne gâche pas le plaisir de les ré entendre même si ce n’est pas un français exacte. Le musiciens jouent en live pour notre plus grand bonheur sans fausses notes ainsi que le chanteurs qui chanteurs sans play back mais avec leurs voix et leurs coeurs.Les danseurs sont exceptionnels et quel énergie! du jamais vu.Merci à sophie Delmas,Marion Posta,Karen Gluck,Gaelle Gauthier,Dan Menasche,Jerome Prado,Alain Wilmet,Francis Boulogne,Mélina Mariale,Alix Briseis,Tristan Chapelais,Sylvain Mathis,Nolwen Knecht, Carole Gayraud, Noémie François, Clémence Bouvier, Maryse Boiteau, Lorelyne Foti, Magali Dahan, Hervé Lewandowski, Olivier Rey, Eric Jetner, Etienne Ducamain, Bruno Desplanche, David Sollazzo, Daniel Delyon,Fabrice Cazaux, Florian Fructuoso, Lucile Bourdon, Gaëlle Pauly.Et tous les autres non citer…
    Comment faites-vous? Pour que grâce à vou Nos corps et âmes soient libres et pleines de joies ? Votre bonté, votre sincérité dans les mots ,vos gestes,vos larmes et vos sourires puis vos voix nous enchantent et nous bercent jusqu’à en oublier nos tracas quotidient Nos vies sont vides sans vos lumières N’éteignez jamais cette flamme qui nous libèrent
    Les plus fort c’est vous la troupe de Mamma Mia <3

  10. ci joint les commentaires et photos de concerts en boite pour la prestation au Dôme de Novembre 2013 :
    http://www.concertsenboite.fr/2013/11/08/chronique-photos-live-mama-mia

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