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Maria-XIXe-Star (Critique)

Le samedi 5 novembre 2016 à 12 h 35 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre des Marronniers - 7 Rue des Marronniers - 69002 Lyon
Dates : Du 3 au 16 novembre 2016
Horaires : A 20h30 du mardi au samedi. Le lundi à 19h, le dimanche à 17h. (relâche le 8 et le 13)
Tarifs : ND
© Bertrand Pichène

© Bertrand Pichène

Texte : Pierre-Alain Four
Ensemble Boréades
Mezzo soprano, arrangements : Majdouline Zerari
Clavecin, clavicorde, arrangements : Adeline Cartier
Percussions, arrangements : Baptiste Ruhlmann
Supervision musicale : Yves Rechsteiner
Comédien : Antoine Truchi
Création vidéo : Joran Juvin
Ingénieur son : Camille Frachet
Lumière : Xavier Davoust
Costumes : Agathe Trotignon
Graphisme : Céline Ollivier
Assistanat dramaturgie et mise en scène : Claudine Charnay
Mise en scène : Pierre-Alain Four

Maria-XIXe-Star c’est l’histoire d’une diva au destin météorique qui s’épanouit dans l’underground artistique des années 70 à New-York et aux frontières de la mafia. Le spectacle propose de découvrir une chanteuse oubliée, contribuant ainsi à raviver, ou à créer, une légende et une aura de nostalgie autour d’elle.

Notre avis :

Maria-XIXe-Star marque l’achèvement du cycle « Castrats / Divas / Rockers » créé par Pierre Alain Four avec l’ensemble Boréades. Les deux premiers volets avaient évoqué Jimi Hendrix puis un artiste américain rappelant Farinelli. C’est aujourd’hui une artiste lyrique underground des années 1970 qui revit sur scène. Le spectacle est présenté sous la forme d’un docu-fiction mêlant comédie, vidéo et chant lyrique.

Le compagnon de l’artiste surnommée « Maria-XIXe-Star » est un caïd new yorkais qui, sans avoir une fibre artistique, est fasciné par ce que dégage la chanteuse. Il souhaiterait notamment qu’elle révèle au public ce qui se cache réellement sous son masque de « diva ». Le dialogue prend une tournure particulière sur scène puisque seul l’homme – interprété par Antoine Truchi – parle alors que « Maria » s’exprime uniquement par le chant.

Le spectacle fait à plusieurs reprises des références aux personnages du deuxième volet de la trilogie, car ils sont contemporains et certains se connaissent. Ces références sont susceptibles de dérouter les nouveaux venus dans cet univers, ainsi que le format du docu-fiction qui brouille – volontairement – les pistes entre réalité et fiction, entre l’histoire vécue par les personnages et le point de vue de la réalisatrice. Ce personnage, qui n’apparaît qu’en vidéo, permet de retrouver Claudine Charnay, la seule à avoir joué dans chaque épisode de « Castrats / Divas / Rockers ».

Le contraste entre le « look disco » des protagonistes et la musique lyrique, de Haendel à Vivaldi est agréable. La mezzo soprano Majdouline Zerari fait à nouveau une forte impression en illuminant la scène à chacune de ses interventions. Le clavecin (Adeline Cartier) l’accompagne régulièrement…ainsi que les percussions. Baptiste Ruhlmann joue de différents instruments pour rythmer les partitions et il n’hésite pas à utiliser les éléments du décor comme outils ! Cette utilisation inattendue de certains instruments est d’ailleurs un des points remarquables du cycle « Castrats / Divas / Rockers ». Le final en musique de Maria-XIXe-Star en est une belle représentation et conclut positivement à la fois le spectacle et ce triptyque créé hors des sentiers battus.

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