Recherchez

Marie-Ève Beaulieu – Vraiment Sweet !

Le jeudi 1 mai 2008 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Rencontre

Marie-Ève Beaulieu ©DR

Marie-Ève Beaulieu ©DR

Marie-Ève, vous allez être Charity Hope Valentine dans Sweet Charity, comment en êtes-vous arrivée à passer cette audition?
C’est Denise Filiatrault [NDLR : metteure en scène] qui m’avait vue jouer au Théâtre Prospéro, l’an dernier, dans la pièce L’Évangile selon Salomé. J’y jouais le rôle de Salomé et je chantais et dansais un peu. Denise y a vu plusieurs aspects de mes capacités artistiques. Elle est passée me rencontrer dans ma loge en me disant qu’elle venait voir la pièce dans l’idée de trouver une « Charity Valentine » et m’a dit que je serais parfaite pour ce rôle et que je devrais me préparer pour auditionner. Après toute une série d’auditions, j’ai été choisie. J’ai eu un an pour me préparer pour ce spectacle qui est vraiment exigeant.

C’est votre première incursion dans le monde du théâtre musical ?
Oui. Dans certaines autres pièces, auxquelles j’ai participé, j’ai eu quelques fois à danser et à chanter de petits numéros mais ce n’étaient pas des comédies musicales proprement dites.

Étiez-vous une « fan » des comédies musicales, au départ ?
Oui. J’ai grandi en regardant ce genre de films comme Annie qui était fascinant pour une petite fille de Cowansville. Les parapluies de Cherbourg et Grease m’avaient beaucoup impressionnée également. Pour résumer, ça m’a toujours interpellée et fascinée. Alors, c’est vraiment « flyé », une sorte de rêve enthousiasmant si vous préférez. Un rêve enfoui auquel je n’aurais jamais osé croire. Oui, je voulais être comédienne mais de là à être plongée directement dans l’univers de la comédie musicale, je trouve cela vraiment fantastique.

Comment se déroulent les répétitions?
Très bien. Nous travaillons tous les jours depuis plusieurs mois. De mon côté, depuis l’automne, je concentre mon attention sur mes chansons car nous fignolons chaque numéro afin de réunir tous les éléments avant la mise en scène globale. Depuis deux semaines, nous répétons les différents « tableaux » et Denise arrive une fois qu’ils sont montés. De cette façon, elle peut faire des modifications à sa guise (rires). Je suis dans cette ambiance six jours par semaine et, dans mon temps libre, je regarde des comédies musicales autant que je peux. Je suis vraiment sur cette « planète » pour quelques mois encore.

Avez-vous regardé Sweet Charity, récemment, pour vous en inspirer ?
Je le réécoute souvent, pas juste pour le travail. Ce film m’a tellement chavirée que, pour moi, c’est un cadeau du ciel de jouer ce personnage. Je me suis dit : « Mon dieu, il est fait pour moi » (rires). Donc, je ressens le besoin de me replonger dans cette histoire. En ce qui me concerne, ce projet-là est devenu une seconde nature.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous dans le travail du personnage ?
Ce qui est nouveau, pour moi, c’est de chanter et danser : c’est ce que je dois travailler le plus. Sinon, j’ai l’impression que tout ce que j’ai vécu dans ma vie et les rôles que j’ai interprétés, m’emmènent à ce personnage. Oui, j’ai des choses que je dois aller chercher dans mon « bagage intérieur » mais, en même temps, j’ai l’impression que tout s’impose de soi-même. Alors, ce que je découvre, en ce moment, c’est de concilier souffle et mouvement pour pouvoir chanter et lancer la jambe au même moment (rires). Mais tout se passe bien.

D’après vous, quel message véhicule Sweet Charity ?
Cette jeune fille pleine d’espoir tombe toujours sur des hommes qui abusent de sa naïveté mais, son espoir ne meurt jamais. C’est une personne prédisposée au bonheur. Elle vit très « intensément » le bonheur comme le désespoir. C’est un être de lumière qui se défend dans un monde complètement abruti et déshumanisé. Je pense que c’est une leçon d’espoir et de résilience.

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags : , , ,

Laisser un commentaire