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Marie-Thérèse Orain – Barbara, hier et aujourd’hui

Le mardi 1 août 2006 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Rencontre

Marie-Thérèse Orain ©DR

Marie-Thérèse Orain ©DR

Votre spectacle rend un hommage à Barbara, racontez-nous la genèse de ce projet.
Catherine Le Cossec fait depuis des années des ballets sur les textes de Barbara. Elle lui voue une véritable adoration. On s’est rencontrée lors d’une journée organisée par l’association les Amis de Barbara. Elle m’a entendue interpréter « Si la photo est bonne » et elle a beaucoup rigolé. Ensuite, elle est venue me voir jouer mon spectacle musical Gribouille ou l’éternel éphémère et là elle a eu le déclic, il fallait mélanger chants et chorégraphies.

C’est là que votre collaboration artistique a commencé ?
Oui c’est un travail collectif et féminin, enfin presque, qui mélange passé et modernité…En février 2005, on a monté une première mouture qui a eu beaucoup de succès. On a cherché des producteurs que j’appelle des potentiels, car ils restent souvent des « potentiels » parce que les paroles sont rarement suivies d’effet…

Jusqu’au Daunou et Denise Petitdidier [directrice du Théâtre Daunou]…
J’ai proposé à Denise un spectacle pour la tranche de 19h. On lui a montré le DVD et par chance, c’était une fan de Barbara et donc elle a été d’accord. Elle nous a présenté le co-producteur Michel Rougeron (Théâtre Mélo d’Amélie). Lui c’est pas un baveux. Quand il dit quelque chose, il le fait ! En mai 2006, tout a été réglé en 48h. On a commencé à jouer en juillet… alors qu’on pensait le monter pour l’année 2007 à l’occasion des dix ans de la disparition de Barbara. Mais Denise a dit : « On le fait maintenant et avant tout le monde.  » Je peux vous dire qu’on a bossé !

Dans Barbara d’une rive à l’autre, vous chantez avec le timbre rauque de ses dernières années, l’avez-vous déjà rencontré ?
Oui je l’ai très bien connue. J’ai fait sa première partie pendant un mois au cabaret parisien La Tête de l’Art. On a partagé la même loge. Qu’est-ce qu’on a pu rire… C’était une femme très drôle, vacharde et supérieurement intelligente.

Comment s’est fait le choix des chansons ?
Nous avons voulu éviter d’exploiter les tubes de Barbara. On a conservé son univers en explorant des textes moins évidents… Mais si le spectacle plaît, on le rallongera pour faire un 20 h 30 !

Le spectacle nous fait voyager entre une Barbara à la voix cristalline (Isabelle Vajra) et une Barbara à la voix tremblante et chaude.
En effet, on passe… d’une rive à l’aute. Plusieurs significations se cachent dans le titre. Barbara a commencé à chanter rive droite et a fini rive gauche. On a choisi son premier texte (« Chapeau bas ») et son dernier (« Sables mouvants »). Barbara est ailleurs et nous ici. Notre souhait est de boucler une boucle.

Vous avez eu une carrière impressionnante, entre le music-hall, le théâtre, le cinéma et la télévision, vous avez, également, joué dans la comédie musicale La Comtesse Dracula de Michel Frantz et Philippe Rondest, vous avez d’autres projets ?
Ah ! J’ai passé comme tout le monde les auditions de Cabaret (pour le rôle de Fraülein Schneider). Au début, ils se sont demandés qui leur tombait dessus… mais ils m’ont fait venir trois fois quand même et je suis passée dans un reportage pour la télévision !
J’adore la comédie musicale. Il y a quelques années, on se faisait des cures à Broadway…
Je compte aussi repartir à la recherche des « potentiels » pour mon spectacle en hommage à la chanteuse Gribouille… C’est un spectacle qui n’a pas vécu tout ce qu’il devait vivre, comme elle d’ailleurs.

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