Recherchez

Mi-Ange Mi-Raymon (Critique)

Le Mardi 21 mars 2017 à 0 h 15 min | Par | Rubrique : A l'affiche, Critique, Théâtre musical

Lieu : Laurette théâtre - 36 rue Bichat 75010 Paris - M° République ou Goncourt
Dates : les vendredis du 20 janvier au 31 mars
Horaires : du 20 janvier au 10 mars à 20h, du 17 au 31 mars à 21h30
Tarifs : de 12€ à 17€

mi-ange-mi-raymon-theatre-parisDe et avec Raymon Blailock
Mise en scène: Lison Pinet

Résumé: Né par accident… Mi Ange-Mi Raymon, seul dans son « placard à bonniches », nous entraine avec lui dans le sillon des souvenirs orchestrés de son enfance, funambule entre réel et imaginaire. Il incarne et chante des personnages déjantés, sur la gamme fragile des émotions, à la recherche de son double perdu … par accident. Raymon joue à déjouer le sens des choses, laisse ses moi multiples prendre la place, nous bouleverse l’émotionnel.

Notre avis: Drapé dans un grand tissu noir, Raymon apparaît tel une créature étrange venue d’ailleurs, déclamant son texte à la façon d’un théâtre comme on n’en fait plus, planté au milieu d’un décor constitué d’un canapé, d’un paravent et de nombreux objets divers et variés. Cette entrée en matière à de quoi surprendre, voire inquiéter. Et pourtant, très rapidement, le spectacle prend une toute autre tournure.
Raymon aborde un récit très personnel. Avec beaucoup d’auto-dérision il parle de son enfance, de son parcours de jeune provincial venu chercher gloire et fortune à la capitale et fait le dur constat de la différence entre les rêves et la réalité. Il fait apparaître au gré des déguisements les personnes qui ont marqué sa vie comme sa mère ou encore une maîtresse d’école, et n’hésite pas à égratigner au passage le Berry profond ou les parisiens. Il entre dans des détails très intimes, il est parfois cru sans jamais être vulgaire, et arrive à être aussi touchant dans les moments émouvants que léger et drôle dans ses délires.
Les personnages qu’il dessine deviennent de plus en plus exubérants au fil du spectacle et emportent le spectateur dans un univers décalé. Il les incarne tous avec la même sincérité et les chante avec émotion. Plus la folie s’installe et plus le spectacle devient drôle. Le récit est ponctué de chansons aux textes et aux mélodies très bien écrits qui donnent du rythme à la soirée. Même si la narration est parfois un peu confuse, c’est toujours avec intérêt que l’on suit cette étonnante auto-fiction.
Pendant une heure, Raymon Blailock nous embarque dans son univers très personnel coloré et drôle à l’humour grinçant et absurde avec juste ce qu’il faut de mauvais goût pour en faire un spectacle vraiment original, un spectacle unique qui mérite d’être découvert.

 

 

Articles liés :

Elle au pluriel, confidences d'une maison close autour d'un tango-électro-épicé
Broadway

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags :

Laisser un commentaire