Recherchez

Mort d’un géant : Hal Prince n’est plus

Le mercredi 31 juillet 2019 à 18 h 17 min | Par | Rubrique : En bref

Broadway est en deuil, les lumières des théâtres vont sans nul doute être éteintes en signe de recueillement ce soir pour saluer la mémoire de l’immense Harold Prince qui vient de mourir à 91 ans.

Ce génial producteur, metteur en scène a consacré une grande partie de sa vie à Broadway, son talent aura permis au monde de la comédie musicale de changer en profondeur. Récipiendaire de 21 Tony Awards, il aura permis à des oeuvres, notamment celles de Stephen Sondheim, de voir le jour dans des productions originales, n’hésitant pas à bousculer les genres et imposant un nouveau visage, plus intellectuel, à ce genre réputé populaire. Company, Follies, Sweeney Todd, entre autres sont le fruit de leur collaboration. La brouille entre les deux hommes intervint après le flop de Merrily we roll along en 1981. Ils ne retravailleront plus jamais ensemble à New York, même si le duo se reformera en 2003 pour Bounce.

Une carrière si riche qu’elle est impossible à résumer. A la démesure du personnage. Citons tout de même West Side Story, dont il fut coproducteur en 1957, Fiddler on the Roof en 1964 qu’il produisit,  Cabaret en 1966 qu’il produisit et mis en scène… Si The Phantom of the Opera, dont il signa la mise en scène, est toujours à l’affiche et connaît un succès incroyable, il ne faut pas oublier toutes ces comédies musicales, tous ces paris fous, toutes ces démesures qui ont permis au genre de progresser notablement.

Chapeau bas pour toutes ces décennies à consacrer votre énergie à cet art que nous aimons tant.

 

Et pour celles et ceux qui parlent anglais, je vous conseille cette interview de 2015 tournée par l’équipe de « Broadway.com », à l’époque de Prince of Broadway (en toute modestie). Une petite demi-heure durant laquelle cet homme passionnant évoque sa carrière, la manière dont il devait avoir une idée claire de la comédie musicale pour bien la mettre en scène (ce qui ne fut pas le cas pour Merrily), Jules César avec Orson Welles qu’il vit à 8 ans, ses influences russes pour la mise en scène de Cabaret… Le tout en cliquant ici.

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter

Laisser un commentaire