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Nature et dépassement

Le mardi 7 septembre 2004 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Théâtre de la Bruyère - 5 rue La Bruyère 75009 Paris - Métro Saint-Georges
Dates : du 24 août au 30 décembre 2004
Horaires : du mardi au samedi à 21h. Matinée le samedi à 17h.
Tarifs : de 32 à 13 ? - 50% aux 1ères du 24/8 au 2/9
Informations supplémentaires : 01 48 74 76 99

Comédie d’Olivier Dutaillis et Joëlle Serrane
Mise en scène de Stephan Meldegg
Avec Attica Guedj, Joëlle Serrane et Jean-Luc Porraz
Décor d’Edouard Laug

Dans un chalet perdu dans la montagne, Marie-Jo, infatigable animatrice de stage en tout genre, débarque avec Jeff, son associé musicien raté. Ensemble, ils comptent bien faire découvrir à leurs stagiaires les ressources tapies en chacun d’eux, grâce à des méthodes musclées basées sur le dépassement de soi. Mais une seule stagiaire parvient jusqu’à eux. Timide, maladroite, Béatrice devient le centre d’intérêt pour Marie-Jo qui décide, coûte que coûte, de faire ce stage. Jeff en profitera pour se rapprocher plus sensuellement de la jeune femme.

Une comédie sur les stages, sur les formateurs et sur les élèves. Voilà bien un sujet dans l’air du temps. En effet, des stages sur tout et n’importe quoi sont organisés, ils peuvent montrer d’une certaine manière la perte d’une confiance en soi des individus, se raccrochant parfois désespérément à des sortes de gourous capables du meilleur comme du pire. A partir d’un huis clos à trois, les auteurs bâtissent une pièce où les rebondissements faciles se succèdent. Bien entendu on découvre les inévitables failles de Marie-Jo, névrosée comme il se doit, la stagiaire possède un visage bien moins angélique que prévu, et le musicien se révèle totalement paumé. Nous sommes donc loin d’une fine critique née d’une observation précise, mais davantage dans la farce grossière. Les comédiens ne basent leur jeu que sur une énergie qui, au final, se révèle épuisante pour le spectateur. Et puis, il faut bien dire que l’écriture plombe encore plus le tout par sa lourdeur. Au bout d’une heure trente de vague hystérie, le stage prend fin. So what ? C’est bien la question que l’on se pose en sortant du théâtre…

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