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Nicolas Engel – Mi-ange mi-démon

Le dimanche 1 juillet 2007 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Nicolas Engel ©DR

Nicolas Engel ©DR

Comment avez-vous découvert le musical ?
J’ai vécu à Hong-Kong et à Londres quand j’étais plus jeune, donc j’ai grandi avec la culture anglo-saxonne et vu mes premières comédies musicales durant cette période. Le Fantôme de l’Opéra ou Cats ont été les premières. Par ailleurs, j’écris des spectacles avec ma soeur depuis qu’on a six ans !

Vous étiez un peu « programmé » à vous diriger professionnellement dans cette voie ?
A Hong-Kong, je n’étais pas très heureux et je me suis réfugié dans le cinéma. Je regardais trois films par jour, des grands classiques américains. A Londres, j’étais dans un lycée français et j’ai commencé naturellement des études de cinéma.
De retour à Paris, j’ai fait une fac de cinéma, suivi d’un Master plus technique. J’ai écrit et réalisé plusieurs courts-métrages d’écoles. J’ai redécouvert Jacques Demy et les Parapluies de Cherbourg que j’avais vu en anglais, sous-titré en chinois. Ca a été une révélation… un choc plutôt !

Vous vous êtes lancé sans hésiter ?
Je voulais être réalisateur sans trop oser l’avouer, parce qu’on me disait que ce n’était pas un métier. Après mes études, j’ai été embauché comme monteur de bande-annonce de films dans une agence de publicité. Mais je ne me voyais pas faire ça toute ma vie et donc j’ai pris un risque et je me suis effectivement lancé !

Les Voiliers du Luxembourg est votre premier film musical et c’est celui qui vous a fait connaître dans le milieu du théâtre musical à l’occasion de la seconde édition du Festival Les Musicals en 2006.
Ca a été une expérience incroyable ! Je ne pensais pas qu’il existait un microcosme français et parisien, de passionnés et de talents qui travaillaient et aimaient le musical comme moi ! J’ai découvert « les stars de la comédie musicale » et des gens qui comprenaient pourquoi j’allais voir des comédies musicales à Londres !

Vous mettez en scène une esthétique et une image teintées de nostalgie, un brin fataliste.
Les Voiliers du Luxembourg est un hommage au cinéma des années 60, celui de Godard et de Truffaut. C’est aussi un hommage à Jacques Demy. Pour traduire l’ambiance du stand de location de bateaux et les confidences des personnages atypiques que j’ai rencontrés, ça ne pouvait pas finir bien. Les protagonistes de mon film devaient se louper pour que j’arrive à recréer cette atmosphère nostalgique.

Vous nous proposez une comédie musicale « sombre et décalée » avec Une partie de cache-cache ?
J’avais envie d’un spectacle dérangeant et drôle dont l’humour sombre est perturbant. Je voulais raconter l’histoire d’une petite créature fragile. Ce spectacle est aussi la rencontre et le travail de Juliette Laurent, la comédienne, et de Raphaël Callandreau, le compositeur. Une partie de cache-cache s’est nourri de la personnalité de Juliette et de l’univers de Raphaël, dont la musique crée des présences autour du personnage, seule dans sa chambre…

Votre carrière naissante et prometteuse s’affiche déjà à travers un style particulier et personnel. Vous nous raconterez toujours des histoires tristes, des « choses de la vie » ?
Je travaille sur les dialogues « parlé-chanté » au cinéma. Mon prochain film qui se tournera en septembre prochain explore encore davantage ce style. La Copie de Coralie se situe dans un magasin de photocopieuses dans lequel le héros repense à son amour de jeunesse. Mais ce sera drôle cette fois !

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