Recherchez

Nicolas Pélacy – Un conte musical disco !

Le dimanche 1 octobre 2006 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Nicolas Pélacy ©DR

Nicolas Pélacy ©DR

Pourquoi Ricky la banane ?
Nous voulions faire un spectacle pour enfants parce qu’il existe très peu de comédies musicales prestigieuses pour le jeune public. Notre objectif est que cela plaise aux enfants et aussi aux adultes. Il fallait trouver un conte fédérateur et l’adapter en créant un spectacle suffisamment déjanté pour que les enfants puissent aimer sans avoir le côté trop « rose » des contes de fées. Il s’agit donc d’une reprise de Riquet à la houppe de Charles Perrault. C’est l’un des contes les moins connus et il a le mérite de ne pas avoir été adapté en dessin animé.

Comment l’aventure a-t-elle démarré ?
J’ai travaillé autrefois avec le théâtre Le Temple et le directeur avait envie d’un spectacle pour enfants qui ne soit pas « classique ». L’idée était certes de travailler ensemble mais, avant tout, il fallait qu’on s’amuse. Grâce au Temple et à Fred Colas, le compositeur, le projet a débuté. On a commencé à écrire le livret ensemble avec un petit « featuring » Richard Cross.

Pourquoi avoir accepté la difficile tâche de réaliser un spectacle pour enfants ?
A l’époque où j’étais danseur, je travaillais beaucoup avec des enfants. Du coup, ce n’était pas un monde inconnu pour moi et, quand le directeur du Temple m’a proposé ce projet, c’était pour moi quelque chose de naturel. La commande ne m’a pas été imposée : si j’avais voulu faire autre chose, il n’y aurait eu aucun souci. Mais maintenant, le public adulte est devenu difficile en matière de comédie musicale. Les enfants, quant à eux, prennent tout en pleine figure et s’éclatent. L’idée était de faire un spectacle « barjo » où l’on puisse taper des pieds, faire des chorégraphies débiles, avec des personnages un peu surréalistes et décalés. En effet, les enfants sont presque plus tolérants que les adultes : ils vont aimer un personnage même s’il est moche.

Comment vous y êtes-vous pris pour réaliser un spectacle pour enfants qui plaise aussi aux parents ?
Il y a deux niveaux d’écriture et d’humour. Le personnage principal, Ricky, est simple pour que les enfants puissent comprendre facilement et identifier le héros. En outre, il y a d’autres personnages un peu plus hystériques, comme la reine, qui ont un humour un peu décalé que seuls les adultes peuvent saisir.

La troupe semble être une vraie famille. Travaillez-vous ensemble depuis longtemps ?
Il y a eu qu’un seul casting pour le rôle du prince Matamor, joué par Grégory Amsis. On voulait éviter les auditions et « rester en famille ». J’avais travaillé avec Sébastien Morin, qui joue Ricky, avec Katia Markozy qui joue la fée disco et avec Fred Colas, le compositeur, sur une comédie musicale qui s’appelle Les mots d’amour, que nous avons jouée l’année dernière à l’Espace Cardin. Je travaille avec Edwige Chandelier, qui joue aussi la fée disco, sur du coaching vocal pour Richard Cross. Grégory s’est tout de suite intégré à la troupe. Nous ne pouvions pas perdre de temps à nous adapter les uns aux autres. Pour faire disparaître nos inhibitions et faire les fous sur scène, il fallait se connaître. Même si les comédiens sont très professionnels, la complicité ne s’invente pas. Le spectacle évolue donc sans cesse grâce à cela. Les grimaces sont tout le temps différentes et les vannes changent constamment.

Il s’agit de votre seconde expérience dans le monde de la comédie musicale. Avez-vous toujours baigné dans cet univers ?
Je suis fan de comédie musicale depuis que je suis tout petit. Mes deux références sont Hair et All that jazz. J’ai ensuite découvert Cabaret. Au début je n’étais que danseur, mais j’ai dû arrêter. J’ai donc trouvé un autre moyen de m’exprimer. J’avais fait du piano au conservatoire et, à travers des rencontres, je me suis mis à écrire des chansons avec Daniel Jean-Louis et ça a tout de suite collé. Mais je suis ouvert à toutes sortes d’écritures : le théâtre, la comédie musicale, les chansons…

Pouvez-vous nous parler de vos projets futurs ?
J’ai écrit deux comédies, que j’aimerais beaucoup mettre en scène… à voir.

Comment a été accueilli Ricky la banane lors du showcase de juin dernier ?
Les enfants ont retenu les chansons… et les adultes aussi. Comme les enfants chantent constamment les chansons, les parents nous en veulent un peu. La musique a très bien fonctionné. Et le plus drôle, c’est que les enfants n’ont pas seulement repris les chansons, mais aussi les mimiques. Tout a donc marché comme on le désirait.

Comment vous sentez-vous à trois semaines de la première ?
Nous pouvons toujours faire plus mais on a rempli notre contrat, grâce à la liberté que nous a donnée Le Temple. Ceci dit, les enfants sont tellement imprévisibles : même si la représentation de juin a été un succès, j’appréhende tout de même la première.

Que diriez-vous aux spectateurs afin de les convaincre de venir au voir le spectacle ?
Argument 1 : « cela fait du bien de retomber en enfance ». Argument 2 : « venez car c’est un spectacle où il n’y a pas de message ». Argument 3 : « le spectateur peut avoir 12 ans d’âge mental car les gens qui sont sur scène ont, eux aussi, 12 ans d’âge mental… comme les créateurs ».

Articles liés :

Critique : Les nouvelles aventures de Robin des Bois
CD : Kid Manoir, la comédie musicale fantastique
Robin des bois : La légende... ou presque ! (au Théâtre Marsoulan)
Casting Hansel & Gretel
Candice Parise, just over the rainbow…
Le Magicien d'Oz (Critique)

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags : ,

Laisser un commentaire