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Of Thee I Sing – Une satire électorale toujours d’actualité

Le mercredi 1 juin 2005 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Grandes oeuvres

Of Thee I Sing ©DR

Of Thee I Sing ©DR

Sérénade électorale de George Gershwin
Livret : George Kaufman et Morrie Ryskind
Paroles : Ira Gershwin

Création
A Broadway, le 26 décembre 1931, au Music Box Theatre (441 représentations).

Chansons
« Wintergreen for president », « Because, because », « Love is sweeping the country », « Of thee I sing », « Here’s a kiss for Cinderella », « Who cares ? », « Hello, good morning », « The illegitimate daughter ».

L’intrigue
En pleine campagne électorale, le doute gagne le mental des politiques. Arnold Fulton, le magnat de la presse, propose de communiquer sur une nouvelle idée : l’Amour. Un concours « Miss Maison Blanche » est organisé à Atlantic City ; la gagnante deviendra la première dame des Etats-Unis. Mais le candidat président John Wintergreen préfère la secrétaire du concours…

L’oeuvre
La partition se combine parfaitement avec l’action et deux chansons deviendront des standards : « Who Cares » et « Love Is Sweeping The Country ». Le spectacle se joue 441 fois et revient deux ans plus tard pour une brève reprise à l’Imperial Theatre.
A la surprise générale, il remporte le Prix Pulitzer, devant des oeuvres apparemment mieux placées pour le recevoir, notamment Le Deuil sied à Electre d’Eugène O’Neill. Certains s’indignèrent qu’on donne un prix littéraire à une comédie musicale, d’autres reconnurent la nouveauté et le renouvellement du genre. Un critique en donna un joli résumé : « Of Thee I Sing apporte quelque chose de frais et de spontané dans le théâtre américain, quelque chose gorgé d’actualité et en même temps intemporel. Cette oeuvre est plus proche d’Aristophane que O’Neill n’a jamais été d’Euripide.»

L’oeuvre a été peu remontée depuis sa création. On peut citer une production à l’Arena Stage de Washington en 1992, une version concert en 1998 dans le cadre de Los Angeles Reprise ! avec Gregory Harrison et Maureen McGovern, une tournée du Britain’s Opera North également en 1998 avec Kim Criswell. Et c’est en 1999 qu’Of Thee I Sing a été joué pour la première fois à Londres dans un théâtre Off West End proposant régulièrement d’excellentes et inattendues productions musicales : The Bridewell.

L’histoire derrière l’histoire
C’est la première comédie musicale à recevoir le prestigieux prix Pulitzer, même si Gershwin ne fut pas mentionné, parce que compositeur (le prix est attribué à une oeuvre littéraire).
En 1933 une suite verra le jour : Let ’em eat cake, avec la même équipe tant dans l’écriture que dans l’interprétation. Cette satire du monde des dictateurs, trop confuse dans son écriture, ne restera que quelques mois à l’affiche contrairement à Of thee I sing, classé en troisième position des meilleurs scores pour un musical dans les années 30.

Versions de référence
Of thee I sing – Capitol OC Angel 65025 (1952)
Sony 42522 (1987)

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