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Oh My God (Critique)

Le dimanche 18 juin 2017 à 10 h 45 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Théâtre Tristan Bernard
Dates : Jusqu'au 29 juillet 2017
Horaires : Les mardis, mercredis, jeudis et vendredis à 21h / Les samedis à 18h et 21h
Tarifs : De 11€ à 39€
Informations supplémentaires : http://www.theatretristanbernard.fr

Texte original par Robert Askins
Adaptation : Sacha Danino et Sébastien Azzopardi
Mise en scène : Sébastien Azzopardi
Assistance à la mise en scène : Emmanuelle Tachoires
Décor : Juliette Azzopardi
Costumes :  Pauline Yaoua-Zurini
Lumières :  Philippe Lacombe
Création des marionnettes : Marte Ekhougen, Pauline Gallot
Marionnettiste : Sami Adjali

Distribution : Tadrina Hocking, Alexandre Jérôme, Patrice Latronche, Thomas Ronzeau, Marie-Camille Soyer

Résumé : Une petite paroisse bien sage, dans une petite ville de Vendée bien tranquille. Chacun a ses secrets. Des secrets inavouables. Et Raymond va tous les révéler. Il va falloir l’arrêter. L’arrêter à tout prix ! Seulement voilà : Raymond est une marionnette greffée sur le bras d’un ado mal dans sa peau. Et Raymond prétend être… le Diable ! Le passage de l’adolescence à l’âge adulte est un thème rarement traité au théâtre. C’est l’instant où tout est passionnel, où l’Autre est un pays inconnu, où l’on se rend compte que l’interdit ne demande qu’à être bravé.

Notre avis : Oh My God ! est l’adaptation d’une pièce née off-Broadway en 2011, et transférée à Broadway en 2015. Elle reçut cinq nominations aux Tony Awards, notamment pour meilleure pièce de théâtre. En effet, Oh My God ! n’est pas du théâtre musical, même si les artistes présents sur scène sont des habitués du genre. Thomas Ronzeau en est un bon exemple (Spamalot, La petite fille aux allumettes, La Légende du Roi Arthur…) et nous livre une prestation exceptionnelle. L’acteur interprète ici un adolescent « possédé » par sa marionnette et sa performance est digne d’un marathonien. Le réalisme de sa créature et la crédibilité physique du duo portent l’intégralité du spectacle, au point qu’on les considère rapidement comme deux personnages à part entière.

Thomas Ronzeau (c) DR

Le spectacle s’ouvre sur une chanson de bienvenue gaiement interprétée par la paroisse d’une petite ville vendéenne, cadre de l’histoire. La gérante de l’aumônerie y prépare un spectacle de marionnettes avec ses jeunes, pas très motivés par le projet. On retrouve des clichés classiques mais plutôt efficaces : la racaille, la coincée, la catho, le prêtre un peu niais et l’ado paumé. Celui-ci verra sa marionnette, Raymondcommencer à faire des siennes et se transformer en une figure diabolique rendant insupportable la vie de ce personnages. Un concept original, planté dans un décor de première qualité jusque dans les moindres détails. Le spectacle est énergique, physique et ne laisse pas beaucoup de répit au spectateur qui se laisse volontiers emporter dans cette folie généralisée. La marionnette, star du spectacle, est animée à la perfection et amuse, bien qu’elle ne surprenne rapidement plus en s’enfermant dans une agressivité répétitive. La deuxième moitié du spectacle se résume essentiellement à ce combat acharné et itératif entre la marionnette et le garçon. Même si les comédiens, tous excellents, ne baissent pas en régime et tiennent le spectacle, l’enjeu s’essouffle. Une pièce à voir pour la démonstration d’acteur multi-disciplinaire de Thomas Ronzeau.

 

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