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Olympe

Le vendredi 28 septembre 2007 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre du Renard - 12 rue du Renard - 75004 Paris - Métro: Hôtel de Ville
Dates : du 25 septembre au 3 novembre 2007
Horaires : Du mardi au samedi à 19h
Tarifs : 20 euros - 15 euros (tarif réduit)
Informations supplémentaires : 01 42 71 46 50

(Monologue théâtral pour femme très seule)
Texte et mise en scène de Jean-Marie Lecoq
Interprétation Véronique Ataly

Scénographie Marielle Spalony
Costume Catherine Caldray et Kham-Lhane Phu
Lumières Philippe Quillet
Musique Raphaël Bancou
(avec la voix enfantine de Luna Luminet)

Olympe ? Oui Olympe de Goujes ! Féministe et révolutionnaire à qui on coupa la tête en 1793 pour avoir osé rédiger la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne. Vous ne vous souvenez pas ? Etrange… Nos livres d’histoire auraient-ils des trous ?

Sur scène, la doublure du rôle d’Olympe de Goujes joue l’histoire de cette héroïne méconnue à travers un monologue historique et militant. Mais c’est sans compter les nombreuses absences que la comédienne aura pendant son texte.
Ces trous de mémoire sont aussi l’occasion de découvrir qui se cache derrière son personnage.
Plusieurs thèmes sont abordés en vrac, flirtant soit avec l’actualité politique récente (parité, mariage, CPE), soit avec les préoccupations quotidiennes (amour, famille, séduction, aller chez le boucher). Nous avons même droit à quelques réflexions philosophiques sur les éléphants et plus précisément sur Dumbo (celui qui vole avec ses grandes oreilles).

Beaucoup ? trop – d’histoires dans l’histoire s’entrechoquent sur le ton décalé du monologue d’une femme qui perd la tête sous nos yeux. Les deux réalités, celle de l’histoire et celle du présent, se confondent dans un texte intelligent, mais difficile qui gêne parfois le passage de l’une à l’autre. L’intention de mise en scène qui hésite entre le monologue historique, la comédie hystérique et le one woman show ajoute une certaine confusion d’ensemble dans l’enchaînement des scènes.

Le sujet est original, l’héroïne attachante, le jeu de comédien convaincant, mais on semble passer à côté de l’histoire.
Le potentiel est indéniable, mais on aimerait connaître davantage, soit cette Olympe de Goujes, soit la vie désordonnée et les opinions loufoques de son interprète.

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