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On a volé le bras de Costentenus (Critique)

Le mercredi 21 octobre 2015 à 12 h 32 min | Par | Rubrique : A l'affiche, Critique

Lieu : Cirque Electrique, place du Maquis du Vercors 75020 (métro Porte des Lilas)
Dates : du 20 octobre au 1er novembre
Horaires : 21h, sauf le dimanche 25/10 à 17h , et le dimanche 1/11 à 18h
Tarifs : À partir de 10,99 €
Informations supplémentaires : 09 54 54 47 24

ON A VOLÉ LE BRAS DE COSTENTENUS

Un spectacle de HEY! La Cie

 

Résumé :

ON A VOLÉ LE BRAS DE COSTENTENUS! spectacle vivant, commente d’un point de vue fantasmagorique la grande épopée du tatouage depuis le XIXème siècle et l’état d’esprit des grands personnages qui l’ont traversé. Dans une succession de numéros et d’apparitions, le public est emporté par une troupe imaginaire toute entière dédiée à la mémoire de Costentenus, l’un de ces « Grands Tatoués » qui se produisaient jadis dans les cirques, les spectacles forains et de rue, et dans le Music Hall.

Notre avis :

C’est dans une ambiance de music hall, que le public est accueilli dans le Tattoo hall. Effectivement Costentenus, au centre de l’intrigue, était un artiste tatoué renommé qui se produisait jadis dans les cirques, les spectacles forains et de rue. Le spectacle est composé d’une succession de numéros et d’apparitions qui lui rendent hommage.

La scénographie est particulièrement réussie et aboutie avec notamment des images très graphiques projetées sur scène qui participent de près à l’ambiance et aux décors du spectacle. Chaque numéro nous emporte, ce qui est dû également à des lumières subtiles et utilisées avec une grande précision.

La musique est le point fort du spectacle. Des orgues de barbarie présents sur scène, reprennent des airs plus ou moins connus pour accompagner les numéros. De vieux et majestueux microphones font également résonner bruitages et morceaux anciens. Antoine Bitran , musicien et arrangeur qui a créé lui-même  certaines partitions en carton pour orgues de barbarie, insuffle ici une ambiance musicale très originale. Le spectacle est également ponctué par de la musique contemporaine voire expérimentale aux notes dissonantes. Ce parti pris ajoute de la lourdeur et de la lenteur au spectacle qui affirme ainsi son côté alternatif, certes mais du coup en rebutant parfois un public moins averti.
Les numéros ne sont pas tous du même intérêt. Ainsi, la prestation d’Alba Faivre sur son mat chinois en ouverture est spectaculaire entre décontraction et performance physique, le numéro du marin qui danse avec son ombre est très poétique et réussi. D’autres moments peuvent parfois donner une impression de longueur, d’autant plus que les bancs du Cirque Electrique sont particulièrement inconfortables.

Au final, ce spectacle est un ovni comme seul le Cirque Electrique sait en accueillir. Il y manque un peu de légèreté et d’humour, mais c’est une belle illustration de spectacle vivant alternatif.

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