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Pâris ou le bon juge (Critique)

Le vendredi 11 septembre 2015 à 8 h 12 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Salle de l'Odyssée, 49430 Durtal
Dates : samedi 5 septembre 2015
Horaires : 20h30

paris-bon-jugeOpérette en deux actes de Claude Terrasse
Livret de Robert de Flers et Gaston-Arman de Caillavet
Direction musicale: Nicolas Bercet
Mise en scène: Violette Reale
Lumières: David Fricker
Costumes: Eve Leroux

avec:
Charles Mesrine (Pâris)
Agnès Alibert (Glycère)
Valéria Altaver (Vénus)
Martin Davout (Sylvain)
Camille Gimenez-Lavaud (Junon)
Joanna Malewski (Minerve)

Résumé : Le berger Pâris et la bergère Glycère s’aiment d’un amour chaste qui les ennuie tous deux. L’arrivée de trois déesses, Vénus, Junon et Minerve, bouleverse tout.
Glycère tremble pour la vertu de son berger et implore la discorde qui se manifeste sous la forme d’une pomme qui porte ces mots: « j’appartiens à la plus belle. »
Aussitôt revendiquée par les trois déesses, elle est l’objet d’une querelle qui remonte jusqu’à l’Olympe d’où elle redescend au plus vite, Jupiter décidant qu’il reviendrait à Pâris la charge de la régler.
Cinquième collaboration de Claude Terrasse avec les librettistes Robert de Flers et Gaston-Arman de Caillavet, Pâris ou le bon juge fut créé le 1er mars 1906 au théâtre des Capucines à Paris.

Notre avis : Présenté en clôture de la première édition du festival d’Opéra-bouffe angevin, Pâris ou le bon juge est une étonnante découverte et une belle réussite.
Cette œuvre de Claude Terrasse, créée en 1906 et tombée dans l’oubli depuis presque un siècle, révèle une musique très bien écrite accompagnée d’un livret des plus fins. Le texte de Robert de Flers et Gaston-Arman de Caillavet présente une mythologie romaine totalement décalée et drôle sans jamais être vulgaire.
Le succès de la version scénique doit beaucoup à Charles Mesrine et Valeria Altaver qui ne ménagent pas leurs efforts ni leur talent. Vocalement irréprochables, ils présentent l’un un Pâris aussi bête que drôle et l’autre une Vénus aussi orgueilleuse que séduisante qui débordent d’énergie. Ils font de chacune de leurs scènes un vrai moment de plaisir théâtral. Autour d’eux, les différents personnages existent avec plus ou moins de succès alternant des scènes et des airs remarquablement interprétés avec d’autres presque inaudibles ou sans rythme. Mais l’ambiance générale de fantaisie et de légèreté demeure et le spectacle reste très amusant.
Nicolas Bercet dirige avec beaucoup d’élégance l’orchestre et offre au public une soirée musicale de premier ordre.
Souhaitons que cette œuvre qui mérite d’être mieux connue pourra bénéficier d’une plus large diffusion que les deux seules représentations auxquelles le public angevin a eu le privilège d’assister.

 

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