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Rafaëlle Cohen fait danser Mozart

Le jeudi 10 mars 2016 à 7 h 57 min | Par | Rubrique : Rencontre

Rafaëlle Cohen (c) Olivier Allard

Rafaëlle Cohen (c) Olivier Allard

Rafaëlle Cohen, la dernière fois qu’on vous avait interviewée, c’était au moment du Bal Des Vampires. Quel souvenir gardez-vous de ce spectacle ?
Que de très bons souvenirs. J’ai adoré cette expérience et jouer à nouveau sur la scène de Mogador. Malgré le fait que je n’en avais jamais entendu parler et que je n’aimais pas particulièrement les vampires à la base, j’ai appris à aimer ce spectacle et je pourrais encore le jouer cent fois s’il le fallait. J’ai pris un grand plaisir à partager la scène avec les partenaires que j’ai eus et travailler avec Roman Polanski a été une des plus grandes expériences de ma vie.

L’an dernier, vous avez tourné dans la version cinématographique de La Belle et la Bête, comment vous êtes vous retrouvée sur ce film ?
En fait, Le Bal des Vampires a réduit son nombre de représentations, et à partir du mois de mars, on ne jouait que du vendredi au dimanche. J’en ai informé mon agent à Londres qui a compris que j’allais être disponible en semaine et a parlé de moi à David Grindrod, qui s’occupait du casting des ensembles. J’ai auditionné pour le chant et la danse et j’ai été prise. J’ai eu la chance que Stage Entertainment France me permette de m’absenter sur quelques représentations du Bal des Vampires. Heureusement, j’ai quand même pu faire la dernière du Bal, et ça a été une des plus belles expériences de scène pour moi. J’ai pris l’Eurostar le matin, je suis arrivée sur scène pendant que tout le monde était en train de répéter pour les saluts de dernière. J’étais en pleurs, j’étais si heureuse de les retrouver. La représentation a été chargée d’émotions.

Parlez-nous du tournage de La Belle et la Bête.
Encore une fois, c’était une expérience incroyable mais je n’ai pas le droit de trop en parler. Je jouais une des triplettes amoureuses de Gaston.
J’ai été particulièrement impressionnée par les décors et la reconstitution du château et du village. Côtoyer toutes ces stars était également très impressionnant. Je garde un souvenir très fort de la lecture. On était à peu près cent. Tous les comédiens étaient autour d’une table devant la production, le réalisateur, Alan Menken, etc. Et c’était comme un spectacle : dès qu’il y avait un numéro, on se levait pour faire la chorégraphie et la chanson. Quand les rôles principaux avaient une chanson, soit ils chantaient assis à la table, soit ils étaient doublés, uniquement pour cette lecture.
Ian McKellen (qui joue l’horloge) a fait un tweet qui disait qu’il n’avait jamais vu une lecture pareille de toute sa carrière.
Le tournage était un rêve mais également beaucoup de travail. Le plus difficile, c’était d’être parfait tout de suite. Il y avait peu de prises, trois maximum. C’était un vrai challenge.

Vous êtes aujourd’hui dans Mozart, l’opéra-rock en tournée en Corée du Sud.
Je n’avais jamais joué dans des spectacles musicaux à la française. Mozart est sans doute celui qui me semble le mieux avec Notre Dame de Paris. J’ai justement passé des auditions pour Notre Dame de Paris à la fin de l’année dernière, et le producteur, Nicolas Talar, qui s’occupeégalement de la tournée de Mozart m’a contactée pour jouer Aloysia un des rôles principaux féminins, la femme que Mozart a toujours aimée mais n’a jamais eue.
Quand j’ai su ça, j’ai beaucoup hésité car j’étais partie m’installer à Londres pour essayer de développer mes contacts là bas car j’ai toujours voulu travailler dans les pays anglo-saxons. Après réflexion, je me suis dit que c’était une bonne expérience : l’occasion de découvrir un pays, et d’être sur scène, dans une énergie de travail. Je préfère être en action. J’ai également été très séduite par ce que j’avais vu de Mozart sur Youtube. Les chansons sont parmi les plus intéressantes dans ce registre, il y a des mélodies très recherchées. Et puis j’ai les plus belles robes ! (rires) C’est une belle expérience à vivre, une nouvelle famille. François Chouquet, notre metteur en scène, est très respectueux, positif, encourageant, cultivé. Cyril Romoli qui l’assiste est adorable. Et c’est un plaisir de travailler avec Mikelangelo (qui joue Mozart) : un personnage excentrique et plein d’amour.

Et après, quels sont vos projets ?
Retour à Londres pour démarcher ! Pour travailler dans le West End ou à New York ou à Los Angeles, sur scène ou au cinéma. J’ai encore plein de rêves à réaliser !

 

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