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Rencontre avec Cécile Nodie, artiste éclectique

Le samedi 5 juillet 2014 à 23 h 07 min | Par | Rubrique : Portraits, Rencontre

Cécile Nodie

Cécile Nodie (c) Jérémy Circus

Pouvez-vous nous parler de votre formation initiale ? Qu’est-ce qui vous a menée au théâtre musical ?
J’ai commencé ma formation directement par la scène car j’avais à peine 5 ans. Je suis entrée dans une troupe de comédie musicale locale, dans la région de Saint-Etienne. Dès le début, j’ai chanté, joué et dansé en même temps… Et je n’ai jamais vraiment su choisir ! Par la suite, j’ai suivi des cours de claquettes et de danse jazz et, vers 12 ans, j’ai pris des cours de chant lyrique et de solfège. Vers 18 ans, j’avais bien plus envie de chanter des tubes d’Aretha Franklin que de Purcell, donc j’ai changé de professeur pour me tourner vers la variété, le jazz et la soul music. Parallèlement, j’ai obtenu mon Bac théâtre et ma licence d’études théâtrales, tout en prenant des cours de comédie. Je n’ai jamais fait d’école à proprement parler car j’aime choisir mes professeurs. Depuis mes 5 ans, je n’ai pas quitté la scène, exception faite de la période « ado-boutons-appareil dentaire » vers 13-14ans.

Fame, Sol en cirque, Pinocchio, Audimat… Votre parcours professionnel est éclectique. Quelles sont les expériences qui vous ont le plus marquée ?
Toutes ! J’ai appris à chaque spectacle. Nous avons créé des amitiés et rencontré le public que j’adore… Sinon je ne ferais pas ce métier ! Je me suis terriblement amusée sur les deux dernières années d’exploitation de Fame : le public a adoré, les théâtres étaient superbes, le son merveilleux. Mais j’avoue avoir une préférence pour les créations de rôle.

Vous êtes aujourd’hui à l’affiche de La Flûte enchantée. Pouvez-vous nous parler un peu de ce spectacle ?
Ce spectacle est pour tout le monde et c’est sa force. Chaque soir, je constate que le public a de 7 à 77 ans et chacun est ravi, un pur bonheur. Cette version « théâtre » de l’opéra de Mozart permet aux plus jeunes de découvrir ce style musical sans risquer de s’ennuyer. Les amateurs d’opéra s’y retrouvent également car Jean-Philippe Daguerre, le metteur en scène, a conservé  l’esprit de La Flûte Enchantée. A l’époque, Mozart l’avais créée avec Schikaneder pour un public populaire. C’est donc un spectacle rythmé, drôle, plein d’émotions et sublimé par les magnifiques costumes de Corinne Rossi. Nous avons la chance d’être accompagnés chaque soir par quatre musiciens incroyables qui sont complètement intégrés à la mise en scène et jouent sans partition. La troupe est un joyeux mélange de chanteurs lyriques, de comédiens chanteurs et de danseuses comédiennes. Je suis très fière de faire partie de cette équipe amicale et d’une grande maturité professionnelle. Pour ma part, j’interprète l’une des dames de la Reine de la nuit et Papagena.

Aborde-t-on le registre lyrique de la même manière que la comédie musicale ? Vous êtes-vous préparée spécifiquement pour ces rôles ?
Pour ce qui est du jeu théâtral, je l’ai abordé exactement de la même manière qu’en comédie musicale. Pour le chant, la technique lyrique est, bien sûr, un peu différente.
Pour Papagena, nous avons travaillé sur le style mozartien avec le directeur musical Petr Ruzicka,  la prononciation allemande avec Christine Rahlf,  et j’ai abordé la technique de chant lyrique avec ma coach vocale Yaël Benzaquen.
Pour les rôles des dames de la Reine, qui sont des dames-chattes dans cette adaptation, nous avons fait un travail théâtral « chorale », pour que ces trois dames soient presque comme un seul et même personnage. Les combats ont été réglés par Christophe Mie avec l’aide précieuse du chorégraphe Gilles Nicolas.

Quels sont vos projets ?
Devenir coach vocale pour la classe de chant du Théâtre des Variétés dès la rentrée de septembre, lancer un nouveau spectacle avec mon groupe « les Funky Mix Girls »   qui sera plus familial que le précédent, continuer la tournée des casinos avec les « Disco Mix Girls », la rentrée des classes (j’ai un peu le trac, c’est ma première), et peut-être un projet pour la télévision mais… chut, croisons les doigts !

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