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Sandrine Mouras : directrice générale de Stage Entertainment France

Le jeudi 11 juin 2009 à 15 h 46 min | Par | Rubrique : Rencontre

Sandrine Mouras (c) Stéphane Kerrad

Sandrine Mouras (c) Stéphane Kerrad

Quels sont les points forts de Zorro qui vous ont tout de suite séduite ?
Quand je suis allée à Londres, j’ai eu un coup de  foudre pour Zorro. La mise en scène est spectaculaire, l’histoire est extrêmement forte, magique, les décors sont somptueux. Ce qui nous parle à nous, « latins », ce sont aussi ces ballets flamenco, la musique des Gipsy Kings… Ca nous emporte, c’est un show anti-morosité. C’est parfait pour le public français et j’avais donc envie de l’amener sur Paris.

Y aura-t-il des changements pour la version française ?
Le show va en effet être réadapté au goût du public français. On garde la même histoire, la même mise en scène, le même  niveau de qualité et d’exigence artistique que le show de Londres, en revanche, on réadapte le projet pour la France. Le metteur en scène [NDLR : Christopher Renshaw] est venu sur Paris, a visité la salle des Folies Bergère et a été complètement inspiré : ça lui a donné envie de faire des modifications dans la mise en scène, dans certains aspects du décor, dans la chorégraphie, et de rajouter des nouvelles chansons des Gipsy Kings. Donc il y aura une évolution, et bien sûr, le spectacle sera entièrement réadapté en français mais ce ne sera pas une simple traduction des parties comédie et chansons, ce sera véritablement une réadaptation avec les référents spécifiques à notre culture.

Zorro sera le troisième spectacle produit par Stage Entertainement France. Pouvez-vous déjà nous parler des grandes lignes du développement de Stage ?
Stage Entertainment, d’un point de vue international, a des activités à trois niveaux.  Le premier est la direction, la gestion,  l’exploitation de théâtres privés en Europe, Mogador en étant un. Une des premières phases de Stage a été de trouver une salle emblématique qui ressemble aux théâtres londoniens ou américains pour abriter ce type de très grandes productions internationales. Mogador a donc été acheté puis rénové afin d’amener en France des musicals susceptibles de correspondre au goût des Français. Stage produit au niveau international Mamma Mia !, Le Fantôme de l’Opéra, Cats, Les Misérables, etc. On choisit des spectacles qui peuvent plaire aux Français et on a donc produit Cabaret, Le Roi Lion, et aujourd’hui Zorro. L’année prochaine, on prévoit de développer deux autres spectacles : Mamma Mia ! probablement, et un autre dont je ne peux pas encore vous parler.
On est également en train d’adapter nos spectacles pour qu’ils puissent partir en tournée et rencontrer le public en province. Jusqu’à présent, Cabaret était résident aux Folies Bergère, Le Roi Lion est un spectacle sublime mais difficilement transportable, voire pas du tout. En revanche, Zorro partira en tournée. C’est une grande première et c’est dans l’évolution logique de Stage d’avoir plusieurs spectacles en France et de faire découvrir au public français ce qu’est le musical de Broadway – ça c’est notre plus grand défi – et leur donner des spectacles de très grande qualité.

Aux Pays-Bas par exemple, Stage produit également des créations « locales », est-ce que ce cas de figure peut être envisagé en France ?
Je pense que ça peut arriver, c’est dans notre souhait. On peut soit participer à une production locale en tant que co-producteur, soit produire localement nos propres spectacles. Stage Londres le fait avec Sister Act par exemple, en co-production avec Whoopi Goldberg.
En France, il y a énormément de thèmes français qui nous permettraient de développer nos propres spectacles. On y pense !

Est-que vous pensez que le théâtre musical souffre de la crise ? Si oui, comment vous positionnez-vous ?
On a la chance d’avoir un succès sans précédent avec Le Roi Lion. On ne connaît pas la crise sur ce spectacle. On  a un bouche à oreille qui est tel que les gens ont envie de le voir. On a 95 % de remplissage en week-end, 90 % en semaine, c’est énorme. Après il y a des périodes creuses, comme certains jours de semaine qui sont difficiles pour la plupart des théâtres privés mais d’une manière générale, on ne souffre pas : à partir du moment où on offre un spectacle de qualité, ça devient un rendez-vous et les gens sont prêts à faire le pas et à dépenser 60 ou 80 €, parce qu’ils savent qu’on ne se moque pas du public.

Retrouvez Zorro, le musical à partir du 5 novembre 2009 aux Folies Bergère.

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