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Sept filles pour sept garçons – Oh, les beaux bûcherons !

Le mercredi 1 septembre 1999 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Grandes oeuvres

Sept filles pour sept garçons à Paris en 1999 ©DR

Sept filles pour sept garçons à Paris en 1999 ©DR

Comédie musicale de Gene de Paul (musique) et Johnny Mercer (paroles), chansons additionnelles de Al Kasha et Joel Hirschhorn. Livret de Lawrence Kasha et David Landay.
Sortie du film MGM réalisé par Stanley Donen : 1954.

Création
A Broadway le 8 juillet 1982 (5 représentations) puis à Londres en 1985

Principales chansons
Bless Your Beautiful Hide, Wonderful Wonderful Day, When You’re In Love, Goin’ Courtin’, Lonesome Polecat, Spring Spring Spring.

Synopsis
Oregon, vers 1850. Le fermier Adam Pontipee se rend en ville pour trouver une épouse. La charmante Milly répond favorablement à ses avances et ils retournent ensemble vers la ferme isolée. Stupeur de la jeune épouse : son rustique mari est l’ainé d’une famille de sept garçons, tous aussi mal dégrossis que lui. Milly entreprend de leur inculquer un peu de savoir vivre. Lors d’une fête de village qui tourne à la bagarre généralisée, les six frères célibataires rencontrent autant de jeunes filles qui ne restent pas indifférentes à leur charme viril. Inspirés par la légende de la mythologie romaine, l’enlèvement des Sabines, que leur a lu Milly, ils kidnappent les donzelles. Milly veille sur les jeunes filles en les isolant des garçons pendant tout l’hiver. Néanmoins, l’amour est le plus fort. La naissance du bébé de Milly est l’occasion d’une grande réconciliation, y compris avec les citadins venus secourir les filles enlevées. Six mariages sont célébrés sur le champ.

Le thème
Le spectacle exalte l’esprit des pionniers qui ont fait l’Amérique, en la défrichant et en en faisant une terre nourricière. Même si le sujet est un peu mince, il est traité avec une telle innocence que les sept frères en deviennent attachants. Leurs certitudes rurales bousculent la morgue des citadins et, après quelques leçons auprès de Milly, ils maîtrisent vite les bonnes manières tout en conservant la pureté de ceux qui vivent au contact de la nature. C’est cette innocence, mélée à une virile solidarité, que le public aime retrouver.

L’histoire derrière l’histoire
Il a fallu, en 1954, un concours de circonstances plus qu’heureux pour qu’une histoire d’une telle naïveté se mue en un film et un spectacle aussi rafraîchissant. Mais voilà, plusieurs shows de Broadway venaient de rencontrer un grand succès sur le thème du western. Il n’y avait pas de raison que la même recette ne fonctionne pas au cinéma. A partir du récit d’un enlèvement de jeunes filles, tiré en droite ligne de l’enlèvement des Sabines, le réalisateur Stanley Donen parvient à convaincre les studios de la MGM de se lancer dans l’entreprise. Et le succès est au rendez-vous. Le film, somme toute modeste, bouscule les grosses pointures du moment. Le public et la critique approuvent sans réserve le film sans prétention mais au charme fou. Les chansons sont charmantes, les chorégraphies sont superbes avec de nombreux danseurs à l’écran.

En 1982, l’adaptation à la scène ouvre à Broadway. Elle ne tiendra l’affiche que cinq représentations mais des reprises en tournée ainsi qu’à Londres et en Italie ont obtenu depuis plus de succès.

Versions de référence
Seven Brides For Seven Brothers. En attendant peut-être un enregistrement de la production parisienne dans le futur, on peut trouver (ou commander) dans les bacs import des disquaires, le CD enregistré en studio en 1997 d’après les productions de Broadway et Londres de la décennie précédente. Jay Records Showtime SHOW CD051.

Les sept femmes de Barberousse. La meilleure référence pour Sept filles pour sept garçons reste bien sûr le film d’origine, heureusement facilement disponible. Le film est réalisé par Stanley Donen en 1954, et le titre français est une traduction plus qu’approximative. v.o.s.t. MGM/UA Home Video 5170809 WH22

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