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Sirba Octet et Isabelle Georges

Le samedi 31 octobre 2009 à 11 h 36 min | Par | Rubrique : A l'affiche, Critique, Récitals, Concerts

Lieu : La Cigale - 120 boulevard Rochechouart - 75018 Paris - M° Pigalle ou Anvers.
Dates : Du 26 octobre au 1er novembre 2009.
Horaires : Voir détails ci-dessous.
Tarifs : De 20 à 45 €.
Informations supplémentaires : www.sirbaoctet.com

sirba-octet-et-isabelle-georgesYiddish Rhapsody
Les 30, 31 octobre et 1er novembre à 20h30

Isabelle Georges et le Sirba Octet avaient illuminé la scène de l’Européen en 2008 avec le spectacle Du Shtetl à New York. Les musiciens et la comédienne-chanteuse-danseuse sont de retour en présentant en alternance le spectacle précité et une nouvelle oeuvre, Yiddish Rhapsody. Ce dernier spectacle les associe  à l’orchestre de Pau Pays de Béarn.

L’univers des mélodies yiddish est superbement mis à l’honneur dans Yiddish Rhapsody. Quelques phrases de transition permettent de situer le thème de certaines chansons et les artistes réussissent à transmettre de fortes émotions même auprès du public ne connaissant pas la langue yiddish. Le swing ou des séquences de claquettes sont également présents, emportant le spectateur sur des tempos endiablés.

Les artistes jouent sur plusieurs configurations, variant habilement le rythme et les registres, entre séquences instrumentales et chantées. Le Sirba Octet peut ainsi jouer seul, être associé à Isabelle Georges et/ou à l’orchestre de Pau Pays de Béarn. Le choix de l’orchestre béarnais, dirigé par Fayçal Karoui, se révèle d’ailleurs être extrêmement pertinent. Cette belle rencontre entre des artistes venant d’univers différents – déjà immortalisée sur un CD studio – mérite d’ores et déjà d’être renouvelée sur les scènes de Paris et d’ailleurs.

(Dan Renier)

Du Shtetl à New-York
Les 26, 27 et 28 octobre à 20h
Les 31 octobre et 1er novembre à 17h

Les vagues d’immigration vers le Nouveau Monde n’ont pas cessé. Dès la fin du XIXe siècle, les persécutions contre les Juifs d’Europe Centrale les ont poussés à quitter leurs villages, les « shtetl » en yiddish, et à traverser l’Atlantique. Les musiciens du Sirba Octet ont imaginé un programme avec la chanteuse Isabelle Georges afin de mettre en évidence la filiation des airs traditionnels juifs avec les thèmes des comédies américaines.

De « Bessarabye » à « Over the rainbow », de « Rozhinkes mit Mandlen » à « My funny Valentine », une invitation à un feu d’artifice musical entre musique traditionnelle et comédie musicale, servie par des musiciens issus des plus prestigieuses formations françaises, sur des arrangements de Yann Ollivo et Cyril Lehn.

Inspirée du documentaire de Fabienne Rousso-Lenoir Du Shtetl à Broadway, cette version scénique et musicale mélange des airs de musique yiddish à des extraits de comédie musicale américaine. Tous ont un dénominateur commun : ils ont été créés par des artistes juifs. Le spectacle passe donc de « My Funny Valentine » (de Richard Rodgers) à « Bessarabye », de « Sunrise Sunset » (de Jerry Bock) à « Yiddishe Mame », le tout avec une musicalité débordante d’émotion, d’humour et de virtuosité. Car le Sirba Octet déborde littéralement de créativité quand il s’agit de réarranger les mélodies, qu’elles soient traditionnelles ou puisées dans les grands standards américains. Le talent de l’orchestre est tel qu’il emporte le public après seulement quelques minutes.

Quant à Isabelle Georges, elle est d’une simplicité et d’une justesse incontestables. On regrette d’ailleurs qu’elle ne s’exprime pas plus longuement pour introduire chaque chanson. Car si l’on ne connaît effectivement pas le documentaire dont le spectacle est inspiré, le spectateur peut vite être désorienté. Mais la voix chaleureuse de l’artiste, son regard pétillant, son énergie, son interprétation toute en subtilité, insuffle un charme et une couleur toute particulière à ce spectacle. La dernière chanson « Bei Mir Bist Du Scheyn » est un pur bijou où se mêlent l’air traditionnel et la modernité d’Isabelle, qui propose un numéro de claquettes détonant. Elle réussit même à faire chanter une salle entière en yiddish : un vrai coup de maître et un moment intense en émotion pour tous ceux qui ont été bercés par la douceur de cette langue pendant leur enfance, par des proches souvent disparus aujourd’hui…

(Lea Rozental)

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