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Stephan Druet nous présente ses Divas de l’obscur

Le mercredi 20 juillet 2011 à 9 h 38 min | Par | Rubrique : Rencontre

Stephan Druet

Présentez-nous votre nouveau spectacle. Comment l’idée de ce projet est-elle née ?
Après Amor Amor… à Buenos Aires, j’avais de nouveau envie d’un spectacle musical, et d’une nouvelle création pour le Festival des Nuits d’été à l’Hôtel Gouthière. Depuis un moment, je souhaitais travailler sur certains personnages de contes de fées et y mêler ce qui me semble indissociable : la schizophrénie. Certains personnages, et en particulier ceux que j’ai choisis, à savoir des méchantes reines, ont une folie, une exubérance qui me permettent de réaliser mes envies baroques, mélange, une fois de plus, de théâtre, musique et danse.
Je suis parti sur plusieurs pistes et finalement l’idée de ces 14 actrices schizophrènes (qui ont interprété un seul rôle, trop marquant dans leur carrière) oubliées dans un hôpital psychiatrique et livrées à elles-mêmes pour tenter de se soigner a été le démarrage de mon histoire.
Beaucoup de numéros musicaux avec une mise en scène très cinématographique. Un rythme effréné, de l’humour, de la folie, tout cela décalé, glamour et sensuel. On s’amuse sur le plateau et le public le ressent.

Parlez-nous de l’aspect musical du spectacle.
Mon envie était des reprises (essentiellement de comédies musicales ou de films). J’ai donc gardé les musiques et réécrit des paroles en situation par rapport aux personnages et à l’histoire. Les seuls morceaux pour lesquels je n’ai pas changé les paroles sont ceux de Barbara car je les ai choisis en fonction de la situation. Bien entendu, tout est chanté en direct. On peut retrouver Le baiser de la femme araignée, Sweet Charity, Chicago, Annie et bien d’autres… mais aussi de la variété française et de l’opéra…

Vous retrouvez un certain nombre de comédiens avec lesquels vous avez déjà travaillé. Existe-t-il une « famille Druet » ?
Il n’y a pas à proprement parler « une famille Druet », il y a des gens que j’adore et dont j’aime le travail, le talent et l’esprit. Quand on a la chance de travailler avec eux, on a forcément envie de continuer. J’aime aussi travailler avec des gens pour une chose et les retrouver dans un emploi différent. Par exemple, Caroline Roëlands avait réalisé les chorégraphies d’Amor Amor et comme c’est une sublime comédienne-chanteuse et que j’avais depuis longtemps très envie de travailler avec elle, je lui ai proposé d’être l’une des Divas. Il en va de même pour Sarah Zoghlami et Tiago Do Nascimento qui étaient danseurs sur Amor Amor, Nanou Garcia qui n’avait pas pu faire la reprise au Comédia et que j’ai retrouvé avec un immense bonheur et bien sûr Sebastian Galeota qui a, dans ce spectacle, un rôle à l’opposé de celui d’Ottavia La Blanca et tous les autres (la plupart issus du Conservatoire du Xe arrondissement et anciens élèves de Jean-Louis Bihoreau, directeur du Festival) avec qui, effectivement, je travaille régulièrement. Il y a ceux aussi que je ne connaissais pas et que j’ai découverts en auditions.

Les Divas de l'obscur (c) DR

Vous mettez en scène à l’Hôtel Gouthière depuis plusieurs années. Qu’aimez-vous particulièrement dans ce lieu ?
Ce qui me plaît le plus à l’Hôtel Gouthière, c’est d’abord sa beauté et son espace, mais c’est surtout un lieu où je peux me permettre chaque année de faire des mises en scène totalement différentes, sous un ciel étoilé… D’une année sur l’autre et suivant le spectacle, je peux exploiter ce lieu dans différents sens et le public habitué en est très heureux. Nous avons la chance d’avoir dans ce Conservatoire un directeur qui non seulement accepte mais est ravi de ce festival. La mairie du Xe arrondissement soutient également notre évènement et nous aide chaque année davantage. Nous accueillons cet été trois nouvelles compagnies qui présentent des spectacles plus différents les uns que les autres. (Voir la programmation sur le site : www.nuitsdete.fr)

Les Divas de l'obscur (c) DR

Plus d’infos sur Les Divas de l’obscur.

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