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Stéphane Métro, Prince de Vérone

Le mercredi 17 février 2010 à 12 h 34 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Stéphane Métro dans Roméo et Juliette

Stéphane Métro dans Roméo et Juliette

Stéphane Métro, comment êtes-vous arrivé sur Roméo et Juliette ?
Ca a commencé en 2006 par des auditions pour la tournée en Asie. L’équipe de production m’avait vu sur Chance. J’ai passé le casting et l’aventure a commencé.

Quels souvenirs gardez-vous de cette tournée ?
Au début, quand j’ai dit autour de moi que j’allais faire ce spectacle, on ne m’a pas trop cru. On me voyait dans le théâtre musical dans des choses beaucoup plus classiques donc j’ai un peu surpris mon entourage et les gens qui me connaissaient. C’était un véritable challenge de montrer qu’on peut très bien chanter dans Les Misérables un jour et chanter dans Roméo et Juliette le lendemain. La passerelle n’est pas aussi inaccessible que ça. Tout est possible.
L’accueil asiatique a été phénoménal : un énorme succès. Je ne connaissais pas ça, ce côté fanatique, au sens premier : l’attente à la sortie, les cris, les cadeaux… C’est vraiment une autre planète qui nous a accueillis pendant quelques mois.
Les souvenirs de cette tournée sont juste incroyables. C’est peut-être un peu cliché de dire que la troupe est formidable mais là, c’est une troupe superbe humainement. On s’entend bien et on a du plaisir à se retrouver sur scène ici, au Palais des Congrès.

Vous avez plusieurs casquettes sur ce spectacle. Pouvez-vous nous en parler ?
J’ai été engagé pour jouer le Prince. Sur la tournée, à un moment donné, il y a eu un petit moment de flottement par rapport à certaines doublures qui n’étaient pas prêtes pour rentrer dans le spectacle. Et là, j’ai proposé à ces doublures de travailler : on venait plus tôt le matin au théâtre pour être prêts. C’était vraiment un investissement personnel pour ces gens-là. Cela a fait ricochet : j’ai pris le relais du coaching vocal. Sur le re-montage de Paris, Gérard Presgurvic m’a demandé de l’assister. C’est une mise en scène collégiale sur une idée de Redha. J’essaie d’intégrer mon expérience, qui est plus liée au théâtre musical, à Chance, Jesus Christ Superstar… Je mets un point d’honneur à ce que les scènes de comédie ne soient pas laissées à l’abandon et qu’on ne se focalise que sur les chansons, et en l’occurrence que sur les tubes. Il y a donc un vrai travail avec les chanteurs sur les scènes de comédie pour que ce ne soit pas que des transitions. C’est un plaisir d’essayer de faire avancer les choses.

Quelles sont les nouveautés 2010 ?
Le décor est totalement différent. On a un énorme colisée de sept mètres dans le fond qui est plus dans l’époque, dans l’esprit de Shakespeare. On a aussi des énormes modules qui sont les tours Capulet, la tour de Juliette avec le balcon, qui sont amovibles. Les décors sont assez impressionnants. Les costumes sont aussi tout nouveaux avec un design à découvrir. Cela crée un univers assez intemporel vraiment intéressant. Ensuite, il y a de nouvelles chansons. Elles ne sont pas gratuites. Avec Gérard, on a tenté de nouvelles chansons en Asie. Quand il voit, que ça ne fonctionne pas, il n’hésite pas une seconde à les enlever. On a pu vraiment peaufiner les choses pour livrer le meilleur du spectacle. On a renforcé le travail d’acteur. On a mis le doigt sur l’interprétation, sur les personnages. On a travaillé à base d’improvisations pour impliquer les artistes sur ce qu’ils ont à faire sur scène, ce qui, avec ce genre de spectacles, n’est pas toujours fait en début de répétitions. C’était important de mêler chant, danse et théâtre.

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2 commentaires
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  1. Bravo ! cette troupe est très homogène. Il y a des voix plus puissantes mais cette version m’a plu encore plus que la première que j’avais également vue.
    merci à tous

  2. Qu’il est fort, ce Stephane Méro !
    Bravo pour cette nouvelle version, et poyur le travail d’acteur ! (et , si je peux me permettre, tu es largement assez charismatique, ce n’est pas la peine de crier ;-

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