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Stéphanie Martin : un retour tant attendu !

Le samedi 26 mars 2011 à 9 h 22 min | Par | Rubrique : Rencontre

Stéphanie Martin ©DR

Stéphanie, vous allez jouer dans la comédie musicale Schwartz’s : The Musical, parlez-nous de cette pièce ?
C’est une création, ce qui est, au départ, très excitant pour une comédienne. Schwartz’s : The Musical est basé sur un article tiré du journal The Gazette qui a été écrit par le journaliste Bill Brownstein. Suite au succès de cet article, il a écrit un livre sur ce même sujet, « Schwartz’s Hebrew Delicatessen : The Story ». Rick Blue & George Bowser, célèbre duo d’humoristes canadiens, ont écrit une comédie musicale à partir de ce texte journalistique et du livre. Schwartz’s : The Musical c’est très montréalais, c’est comme une déclaration d’amour envers Montréal. C’est très charmant.

Vous allez y jouer Amber, décrivez-nous votre personnage…
Pour placer le personnage dans le contexte, je vais vous raconter un peu l’histoire de Schwartz’s. Depuis son existence, Schwartz’s a eu trois ou quatre propriétaires différents et, dans les années 90, Schwartz’s était à vendre. Alors une compagnie de Toronto voulait acheter Schwartz’s et les franchisés pour le faire connaître partout au Canada. Mon personnage, Amber, est la représentante de la compagnie torontoise. J’arrive à Montréal, incognito, pour espionner et tenter de découvrir la recette secrète de ce restaurant ! Et je m’aperçois, en fait, que rien ne devrait fonctionner dans ce restaurant. Il n’y a pas de logique du tout, jusqu’au moment où elle y mangera un « Smoked Meat », qu’elle trouvera des plus délicieux. À ce moment-là, elle tombera en amour avec Schwartz’s, Montréal et un… serveur ! Amber laissera ses idées et ses ambitions de succès de côté pour la passion et le charme. C’est très intéressant comme personnage et j’y ai appris beaucoup de choses sur cet incontournable de la restauration à Montréal.

Et qu’avez-vous appris sur le restaurant Schwartz’s ?
J’y ai appris que Schwartz’s est le restaurant le plus vieux de Montréal. En effet, il existe depuis plus de 80 ans et ce, sans aucune publicité ni rénovation. Il n’y a aucune explication au fait que ce restaurant fonctionne si bien ; les serveurs ne sont pas vraiment gentils ni très accommodants, ils nous assoient à coté de parfaits inconnus, ils ne vendent pas d’alcool et n’acceptent aucune carte de crédit. Malgré tout, il y a toujours une file d’attente pour manger à ce restaurant ! Plusieurs célébrités sont passées chez Schwartz’s dont les Rolling Stones et Céline Dion, entre autres.

Aimez-vous les Smoked Meat ?
Lorsque je vivais à Montréal, je connaissais bien l’endroit et on y allait au moins une fois l’an. C’est  resté dans ma tête le « standard », le haut-niveau du « Smoked Meat » ! Lorsque je vais à New-York ou chez moi à Toronto, je vais manger quelquefois dans  des « delicatessens » : c’est bon mais ce n’est pas chez Schwartz’s (rires).

Vito DeFilippo et Stéphanie Martin entourés de la troupe de Schwartz's : The Musical ©lucetg.com

Appréhendez-vous votre retour dans une comédie musicale ?
Bonne question ! Depuis la dernière entrevue faite avec Regard en Coulisse, j’ai sorti un CD, j’ai fait la promotion, le marketing et la gérance de ce projet, ce qui m’a demandé beaucoup de temps et d’énergie. J’ai beaucoup grandi  là-dedans, d’abord comme personne mais aussi comme artiste et surtout comme productrice. J’appréhendais un peu d’être dans la vision d’un autre parce que j’ai passé presque dix années à travailler à mes propres choses mais, ce que je pense maintenant et après une semaine de répétitions et mes « workshops » des deux dernières années, je me retrouve avec une différente perspective. Je peux prendre plus de choses sur mes épaules, en termes de rôles, de jeux et de chant. En fait, le personnage m’appartient davantage. Lorsque j’ai fait Les Misérables et aussi les autres grands spectacles auxquels j’ai participé, je cherchais toujours à être « assez bonne » : le rôle existait et moi je devais être à la hauteur. Maintenant,  j’ai l’impression d’avoir acquis une certaine maturité. Je donne ce que je donne avec tout mon cœur et ce, autant dans mes projets personnels que dans ceux des autres. C’est un  autre regard.

Et votre retour temporaire à Montréal ?
Ah ! Je suis tellement heureuse! Ça me fait de petites vacances (rire). Lorsque tu fais tous ces spectacles à Paris, à Londres et même en Asie, tu arrives dans une nouvelle ville, une nouvelle culture, tout est à recommencer à zéro, que ce soit ton compte bancaire, ton chauffage, ton téléphone, tous ces petits détails de la vie courante. Mais à Montréal c’est différent car je connais tout ça ! Je reprends là où  j’avais laissé. Je retrouve mes amis et je suis bien heureuse de passer un peu de temps avec eux. C’est vraiment un beau cadeau inattendu pour moi.

Schwartz’s : The Musical, sera-t-il présenté ailleurs qu’à Montréal ?
Avec une création, on ne sait jamais. C’est sûr que ça va résonner avec les Montréalais car c’est leur histoire et aussi les spectateurs aiment toujours  « se voir sur scène » mais, faudrait voir si le sujet peut être adapté localement à d’autres communautés. D’un autre côté, des productions telles que celles de Michel Tremblay, qui ne parle pratiquement que de Montréal et ses habitants, sont jouées  partout dans le monde et avec un grand succès !.

Votre nouvel extrait, « Sailing On », est–t-il un prélude à un  nouvel album ?
Oui, je travaille présentement sur mon deuxième CD.  Et pour moi cette nouvelle chanson est un exercice, car c’est tellement différent aujourd’hui la façon de faire les CD et de les mettre sur le marché. Nous avons essayé quelque chose de nouveau : nous allons sortir une chanson à la fois, comme cela se faisait dans le temps, avec les 45 tours et voir la réponse du public. Avec « Sailing On », nous sommes en rotation radiophonique à plusieurs endroits, dont au Québec, et j’en suis bien heureuse.

Peut-on espérer une chanson en français sur ce nouvel album ?
Absolument ! J’ai toujours dans la tête le très beau CD de Lhasa (NDLR : artiste québécoise de renommée internationale décédée en janvier 2010), « The Living Road » qui mélangeait en beauté le français, l’anglais et l’espagnol. Comment marier sur un même disque le français et l’anglais ? Je ne sais pas encore comment le faire, mais  cela se fera.

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