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Sugar

Le mardi 30 novembre 1999 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Opéra Comédie - 11 bd Victor Hugo 34967 Montpellier
Dates : du 28 décembre 2005 au 8 janvier 2006
Horaires : Le 28/12, 30/12, 06/01 à 20h et les 07 et 08/01 à 15h.
Informations supplémentaires : 04 67 60 19 80

Livret de Peter Stone d’après le scénario de Some like it hot de Billy Wilder et I.A.L. Diamond
d’après l’histoire de Robert Thoeren
Musique de Jule Styne
Lyrics de Bob Merrill
Production originale pour la scène de Broadway de David Merrick
Mise en scène et chorégraphié par Gower Champion

Version française de Stéphane Laporte
Nouvelle version de Jean-Louis Grinda

Direction musicale Didier Benetti
Mise en scène Jean-Louis Grinda

Chorégraphie Barry Collins
Décors Éric Chevalier
Costumes David Belugou
Lumières Jacques Châtelet
Chef de choeur Noëlle Geny

Sugar Kowalczyk, Estelle Danière
Sweet Sue, Alyssa Landry
Joe / Joséphine, Jacques Verzier
Jerry / Daphné, Jean-Philippe Corre
Osgood Bickertalk, Jean-Claude Calon
Palazzo, Franck T’Hezan

Orchestre National de Montpellier
Choeur de l’Opéra National de Montpellier

Critique parue lors des représentations de fin 2003

Chicago, 1929. Joe, joueur de banjo, et Jerry, contrebassiste, sont témoins d’un règlement de comptes et doivent se déguiser en femmes pour échapper à la Mafia.
Après Chantons sous la pluie et Titanic, Jean-Louis Grinda, Directeur Général de l’Opéra Royal de Wallonie, présente pour la première fois en version francaise Sugar, l’adaptation scénique et musicale de Certains l’aiment chaud, créée à Broadway en 1972.
Les inconditionnels du film de Billy Wilder pourraient voir ce spectacle avec appréhension : il est délicat de mettre en scène un classique. Cette création n’est en rien iconoclaste puisqu’elle se veut fidèle à l’esprit du film. Les scènes et les répliques les plus célèbres sont recréées pour notre plus grand plaisir. Club de jazz, garage, gare, hotel, plage et yacht défilent au gré des séquences. Eric Chevalier a concu des décors en noir et blanc qui paraissent tout droit sortis du film. Ils offrent un contraste réussi avec les costumes chatoyants de David Belugou.

Egalement à saluer, l’excellente distribution : Estelle Daniere, Jacques Verzier et Jean-Philippe Corre redonnent vie aux personnages immortalisés à l’écran par Marylin Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon.
Estelle Daniere s’illustre dans un numéro d’acrobate tandis que les deux musiciens enchainent les travestissements avec une incroyable aisance.
Alyssa Landry incarne une redoutable Sweet Sue, la chef d’orchestre qui prohibe l’alcool et les hommes. Frank T’Hezan, dans le role du gangster Palazzo, interprète un rap assez inattendu.
Les comédiens évoluent dans un univers qui évoque l’age d’or des comédies musicales.

Jean-Louis Grinda signe un spectacle qui n’a rien à envier aux productions anglo-saxonnes. Pour mener à bien ce projet, il a fait appel à son équipe habituelle. Stéphane Laporte a adapté en francais les chansons écrites de Jule Styne et Bob Merril. En outre, il a recréé la partition manquante, notamment la chanson de Sugar après sa soirée sur le yacht.
Quant à Barry Collins, le chorégraphe a imaginé des numéros où alternent danses, claquettes et figures d’acrobatie.
La bonne humeur qui règne sur scène est communicative. Didier Benetti, le chef d’orcheste, se prend au jeu des comédiens et endosse un temps le chapeau des mafieux.
Avec Sugar, Jean-Luis Grinda poursuit sa programmation audacieuse. On espère maintenant pouvoir applaudir ce spectacle dans une salle parisienne.

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