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Tanguera (Critique)

Le vendredi 8 juillet 2011 à 16 h 53 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Théâtre du Châtelet - 1 place du Châtelet - 75001 Paris - M° Châtelet.
Dates : Du 15 octobre au 02 novembre 2011.
Horaires : Tous les jours à 20h, sauf le jeudi. Les samedis et dimanches à 16h.
Tarifs : De 10 à 90,50 €, en fonction des jours.

Direction musicale, musique originale et arrangements : Gerardo Gardelin.
Arrangements des tangos : Lisandro Adrover.
Scénario : Diego Romay, Dolores Espeja.
Paroles des chansons : Eladia Blazquez.
Chorégraphie : Mora Godoy.

Mise en scène : Omar Pacheco.
Décors : Valeria Ambrosio.
Costumes : Cecilia Monti.
Lumières : Ariel del Mastro.
Orchestre : Buenos Aires Tanguera Ensemble.

Giselle, une jeune française, débarquant en Argentine avec la première vague d’immigration au début du XXe siècle. Appâtée par Gaudencio, un voyou qui se livre au trafic de drogue et au proxénétisme, elle fait la rencontre, dès son arrivée à Buenos Aires, de Lorenzo, un jeune docker, qui s’éprend d’elle. Mais le bonheur n’est pas pour tout de suite…
Comme beaucoup d’immigrés à cette époque, la jeune fille doit se battre pour survivre et se voit contrainte de se livrer à la prostitution dans un bar de seconde zone tenu par Gaudencio. Alors qu’elle se transforme en une tanguera accomplie, devenant rapidement la vedette du cabaret, le jeune docker met tout en œuvre pour conquérir sa belle.

Notre avis (critique réalisée en 2008) :

Après avoir triomphé à Buenos Aires, Tanguera débarque à Paris et s’installe au Théâtre du Châtelet pour nous inviter à un troublant voyage.
Si Tanguera se définit comme une comédie musicale, il s’agit plus en réalité d’un ballet auquel s’ajoutent quelques chansons nous racontant l’histoire de Gisèle, petite française débarquant en Argentine au début du 20e siècle. Objet de convoitise entre deux hommes, elle connaîtra le drame et la déchéance. Bien que le livret ait un petit goût de déjà vu (on pense par exemple à Carmen), on est rapidement séduit par l’atmosphère générale qui se dégage du spectacle.
Il y a d’abord une élégance dans les décors, une sophistication dans les costumes – qui ne tombe pourtant jamais dans l’excès. Il y a aussi les sublimes lumières d’Ariel del Mastro, utilisant une palette à la fois riche et subtile, jouant d’effets dramatiques sans pour autant en abuser.

Enfin, il y a le tango, personnage central de ce spectacle. Bien souvent, ce type de spectacle tend à la démonstration et la virtuosité. Ici, on se sert du style imagé de cette danse pour exprimer la séduction, la violence, le rejet ou la gaieté. La troupe réunit d’excellents danseurs (et une chanteuse), de styles et de générations différents, composant une troupe tout à fait cohérente.
Avec une fluidité certaine, Tanguera impose savamment son atmosphère racée et son élégante énergie.

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