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Critique : The breasts of Tiresias

Le Lundi 6 septembre 2010 à 23 h 12 min | Par La rédaction | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : La Reine Blanche, 2 Bis Passage Ruelle, 75018 Paris M° La Chapelle (L2) ou Marx Dormoy (L12)
Dates : du 26 août au 14 septembre 2010
Horaires : Jeudi 26 août à 21h Vendredi 27 août à 21h Dimanche 29 août à 19h Lundi 30 août à 21h Jeudi 2 septembre à 21h Dimanche 5 septembre à 19h Lundi 6 septembre à 21h Mardi 7 septembre à 21h Dimanche 12 septembre à 19h Mardi 14 septembre à 21h
Tarifs : 14 €, 18 €
Informations supplémentaires : 01 40 05 06 98

Breast of Tiresias 19 08 2010 119Adaptation d’après Les Mamelles de Tirésias de Guillaume Apollinaire
Une comédie musicale surréaliste
Mise en scène : Eric Wallach
Avec ThomaS Landbo, Astrid Bayiha, Madeleine Besson, Emilie Chevrillon et Sébastien Vion
Séverine Fortune : Costumes
Zora Mann : Décors
Virginie Fremont : Scénographie
Jeremy Bernstein : Compositeur
En anglais avec sur-titres

Photo © Alejandro Guerrero

Les mamelles de Tirésias, pièce surréaliste savoureusement mise en musique par Francis Poulenc, a inspiré Eric Wallach, metteur en scène américain. Exit la musique originale, cette comédie musicale s’orne de compositions originales ainsi que d’évocations diverses. Les comédiens évoluent autant sur la scène que dans la salle, crapahutant de fauteuils en fauteuils. Voilà qui sied avec l’aspect iconoclaste de cette fable antimilitariste et féministe, écrite durant la première guerre mondiale. Rappelons l’intrigue : Thérèse en a soupé de la vie pépère. Ses seins s’envolent et la voilà devenue homme : Tirésias. Son mari ne la reconnaît pas et, dans un acte volontaire, devient enceint de 40 049 enfants qu’il met au monde en une seule nuit, tout en essayant de résister aux avances pressantes d’un policier.

Bref un joyeux bazar qui fit, en son temps, scandale. Aujourd’hui, en utilisant la trame et une partie du texte, Eric Wallach offre une vision pas si décalée que cela. Les parties musicales n’ont parfois qu’un lien tenu avec l’intrigue, qu’importe, surtout lorsqu’elles sont interprétées par Madeleine Besson opulente chanteuse R&B à la très belle voix. Ensuite l’exercice de style peut paraître un peu vain, même si l’énergie dépensée par une troupe survoltée se communique facilement à qui vient sans a priori.

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